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TART. DE POT. ET D'AMMON. — TART. DE POT. ET D'ANTIMOINE.
se, on étend sur des assiettes et on dessèchesoit à l'étuve, soit au B.-M. si Ton opère enpetit (V. Un. ph. 1869). Il est en paillettesbrillantes pseudo-cristallines.
Le tartro-borate de potasse est blanc, d'unesaveur, aigrelette, incristallisable ; solubledans2 p. d'eau froide. On a remarqué cependantque, par suite d'un changement d'état molé-culaire, la crème de tartre boratée devenaitquelquefois insoluble; on lui rend sa solubi-lité en la traitant par l'eau bouillante.
Le tartrate borico-polassique est employécomme purgatif, à la dose de 15 à 30 gram.dissous dans 125, 250, 500 ou 1000 gram.d'eau; ordinairement on sucre et on aromatiseavec quelques gouttes de teinture de zestes decitron ; il a l'avantage sur la crème de tartreordinaire de donner des solutés complets.
Tartrate de potasse et d'ammoniaque,
Tartrate sulnble ammoniacal ; Ammonium tar-taricum, Tartras kalieo-ammonicus.
F. dissoudre Q. V. de crème de tartre dansQ. S. d'eau bouillante, et ajoutez peu à peuQ. S. de carbonate d'ammoniaque dissouspour saturer l'excès d'acide ; filtrez, évaporezet faites cristalliser.
Tartrate de potasse et d'antimoine*.
Émétique, Tartre stibié, émétique ou antimoine;Tartrate antimonico-potassique ; Tariarumantimouiatum, Aidimôui>im,s. stibium tar-tarisatum, Tartrus stibico-potassicus. (Brech-weinstein, al. Tartar-emetic, ang. Tartirmokai, ar. Târtaro emético, esp. Rrotnoi ka-man, kus. Vinsyradt antimonoxid-kali,Krœksatt, su. Tateri moukayi, tlr.)
L'émétique est blanc opaque, inodore ; sasaveur est acre et désagréable ; il cristalliseen octaèdres qui s'effleurissent à l'air; il a unesaveur acre et désagréable ; une partie d'émé-" tique se dissout dans 14 d'eau froide et dans2 d'eau bouillante. Cette solution aqueuse ad-ditionnée d'alcool laisse précipiter l'émétiqueen poudre fine et légère, plus rapidement so-luble dans l'eau que la poudre d'émétiqueobtenue mécaniquement, et plus favorable àl'usage médical (Roussin).
Pour le préparer on fait une pâte liquideavec Q. S. d'eau chaude, 75 p. d'ox. d'anti-moine sec et pur (provenant de la décompo-sition à chaud du chlorure d'antimoine (100)par le se-quicarbonate d'ammoniaque et 100 p.de crème de tartre pulvérisée ; on l'abandonneà elle-même pendant 1k heures, on ajoute del'eau, on fait bouillir pendant 1 heure environdans une bassine d'argent ou une capsule deporcelaine, on filtre, on concentre jusqu'à 1,21 d.(25° B c ) et on fait cristalliser. Les cristaux ob-
tenus sont redissous et purifiés par une nouvellecristallisation. {Codex.)
Dans sa Pharmacopée universelle, Geigerindique le procédé suivant qui se rapprochede celui de Philips, et que Soubeiran, qui l'aexpérimenté, a dit être d'une exécution facileet donner un produit avantageux.
Sulfure d'antimoine pulrérisé et passé au tamis fin... 12Nitrate de soude pulv. 10, ou de potage......... 1:2
Mêlez intimement dans un mortier.
D'autre part, mettez dans une capsule deporcelaine, et, si vous opérez en grand, dansune chaudière de plomb :
Eau commune........ 2i Acide sulfurique...... 12
Portez à l'ébullition, et alors projetez-y,par (ietites portions, le mélange de sulfured'antimoine et de nitre, attendant, pour faireune nouvelle projection, que la portion pré-cédente ait pris une couleur grise; quandtout le mélange aura été introduit, faites éva-porer à l'ébullition presque jusqu'à siccité,enlevez la bassine du feu et abandonnez lamatière au refroidissement.
Prenez la masse d'un blanc gris qui se seraformée, réduisez-la en pâte à l'aide d'un peud'eau, délayez-la dans une plus grande quan-tité de ce liquide, décantez, et cela a plusieursreprises; lavez le dépôt fin obtenu par la dé-cantation jusqu'à ce que les eaux de lavageaient perdu toute acidité et faites-le égoutteravec soin, alors prenez de ce sulfate d'anti-moine humide, la totalité, puis : crème detartre en poudre, 11 p. Faites avec Q. S.d'eau distillée une pâte que vous laisserez ex-posée à une douce chaleur pendant quelquesheures ; ajoutez ensuite 96 parties d'eau dis-tillée, faites bouillir pendant quelque tempset filtrez bouillant pour obtenir des cristaux;les eaux-mères en fourniront de nouvellesquantités ; enfin les dernières eaux-mères, sa-turées par un peu de potasse, en fournirontencore.
Le tartre stibié est un médicament héroï-que, dont la découverte date de 1631 ; c'estAdrien de Mynsicht qui le fit connaître, le pre-mier, dans un traité qu'il publia sous le nomde Thésaurus chimico-medicus.
C'est le vomitif par excellence, à ce titreon le donne à la dose de 2 à 20 centigr. dansun à deux verres d'eau, et comme purgatif àcelle de 5 à 10 centig. dissous dans une pintede ce liquide; c'est un contro-stimulant; onl'administre aujourd'hui à dose très-élevéedans la pneumonie. Il y a alors tolérance; àdose trop élevée il peut produire, chez lesenfants surtout, le choléra stibié. On l'emploiesouvent à l'extérieur comme rubéfiant, soiten pommade, soit étendu sur des emplâtres ;son action est d'abord lente, puis très-active.