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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TAMARIN. -

Ces fards sont sans danger pour la santé ; iln'en est pas toujours de même du sous-ni-trate de bismuth, nommé aussi blanc de fard,de la Céruse et de quelques autres sels miné-raux.

TAMARIN'.

Sauerdatteln, Tamarinden, al.; Tamarind, ang., su.;Ta-marhendi, Umhlie, ar.,puk.; Tsâo-kiào, ch.; Tamarin,DAN.;Tamatindo, esp., it., por.; Tamarinde, hol.; Ta-mari ir.di, ind.j Potion assani, m 4L.; Tumiri hindi,per.; Amlika, Tintili, san.; Pulliam, tam.; Chintupunddo, tel.; Demer indi, TUR.

Le tamarin des pharmacies est la pulpebrute du tamarinier, Tamarindus indica (Lé-gumineuses), arbre originaire d'Egypte, d'ii a été transplanté aux Indes orientales etaux Antilles.

Le fruit est une gousse noirâtre, aplatie etrecourbée en sabre ; il offre à l'intérieur 3 ouh semences tétragones, rougeàtres. Le sarco-carpe est pulpeux, jaunâtre, acide et sucré;trois gros cordons ou filaments ligneux tra-versent ce sarcocarpe qui constitue la pulpedu tamarin ou tamar indien.

La préparation en est fort simple. On ouvreles fruits, on en retire la pulpe sans en sépa-rer les semences, on la place par couchesdans des barils; on verse dessus un siropbouillant qui pénètre jusqu'au fond. Dansquelques pays, on fait subir à cette pulpe unelégère coction dans des bassines de cuivre afinde l'empêcher de noircir, ce qui explique laprésence du cuivre dans cette substance.

Il nous vient de la pulpe de tamarin del'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique ; celle-ciest préférée. Telle que le commerce la pré-sente, c'est une pâte noirâtre , consistante,mêlée de semences et de débris végétaux,d'une odeur vineuse et d'une saveur aigre-lette et sucrée. Avec le temps, celle qui estde bonne qualité se dessèche, et celle qui nel'est pas, moisit.

Lémery parle d'un tamarin rouge quiest seul usité en Angleterre; il est plussucré et plus agréable au goût que le noir. Ilvient du Brésil. Dans une partie de l'Egypte,on prépare le Tamarin en pains du poidsd'environ 2 à 300 gram., de consistance très-ferme, et percés d'un trou au milieu, qui per-met de les enfiler. Cette sorte de tamarin faitpartie des approvisionnements comestibles descaravanes.

Le tamarin contient : acides citrique, tar-trique et malique, crème de tartre, sucre,pectine, parenchyme (Vauquelin).

C'est un laxatif doux que l'on emploie entisane (pp. 50 : 1000). On en extrait la pulpemondée, qui est beaucoup plus employée quele tamarin lui-même. La dose est de 10 à

TAMBAYANG.

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50 gram. Il entre dans les électuaires purga-tifs. Les nègres du Darfour se nourrissent enpartie de la pulpe fraîche.

Le mot tamarin est la simple traduction dunom hindou Tamari Hindi, qui signifie fruitde l'Inde.

TAMARISQTJE.

Tamarix gallica. (Portulacées.)

Tamariskenrinde, Myrica, al.

Le tamaris est un arbrisseau du midi de laFrance et de l'Algérie. On le cultive aussidans les jardins, on le reconnaît à sesfeuilles très-menues, analogues à celles de lasabine.

L'écorce $ a une saveur astringente et fai-blement amèie. Tonique peu usité qu'on ran-geait jadis parmi les apéritifs et les diuréti-ques. Les Arabes emploient le jus concentréde tamaris comme hémostatique.

Le Tamarix germanica a une odeur balsa-mique agréable. Ses propriétés sont les mê-mes.

Quelques tamarisques, et surtout le Tamarixorientalis, produisent une excroissance analo-gue à la noix de galle. Le Tamarix mannifera(tarfa ou allé des Arabes) croît sur le Sinaï ;piqué par le coccus manniparus, il exsude unesorte de manne.

TAMBAYANG.

Sous ce nom et sous ceux de Boatam-pai-jang, Boocham-tam-paij<im et Tampai-jang,un étranger a apporté des Indes orientales unfruit d'origine inconnue, auquel il accorde unefoule de propriétés, et notamment celle deguérir les irritations intestinales les plus re-belles.

Ce fruit est verdàtre, ridé ; sa grosseur et saforme sont celles d'un pruneau sec, ou mieuxd'une corme sèche. L'épicarpe recouvre unsarcocarpe noirâtre, mince ; sous ce dernieron trouve un endocarpe semi-osseux, mince,dans lequel existe une semence unique, blan-châtre, et formée de 2 cotylédons. Cette orga-nisation qui rappelle exactement celle desfruits drupacés de la famille des rosacées,pouvait faire croire que le végétal qui four-nit ce fruit appartient à cette famille. Au-jourd'hui on l'attribue au Sterculia scaphigcraou Scaphium scaphigerum (Malvacées). Il con-tient 70/1000 d'une gomme (bassorine) qui luidonne la propriété, étant plongé dans l'eau,d'acquérir un volume 15 ou 20 fois plus consi-dérable que son volume primitif; le reste secompose d'extractif, d'amidon, etc. Sa saveurest mucilagineuse. 11 donne 3,6 °/ de cen-dres très-riches en manganèse (Fréd. Wurtz). On l'administre en poudre dont on fait