978
SUREAU.
masseau); ces suppositoires, qui pourraientencore être utilisés aujourd'hui, étaient unesorte de cylindres creux, comme un doigt degant, faits de toile ou de taffetas, et remplisde poudres ou autres substances médicinales;on les introduisait dans le vagin ou pour gué-rir les relâchements de l'utérus, ou contre leshémorrhagies, ou pour exciter la menstruation.Voici un exemple de Pessaires emménagogues :zestes d'orangé, racine d'angélique, SS, 6, sa-fran h, souci, dictame de Crète, aa, s. F. unepoudre et faites 4 pessaires (Voy. Bougies).Le docteur Duclos. de Tours, emploie avecsuccès contre les leucorrhées opiniâtres, lesulcérations superficielles du col utérin, despoudres médicamenteu es (quinquina gris,ratannla. sous-azotate ae bismuth, borax, ca-lornel, belladone, opium) dont il remplit dessachets cylindriques de mousseline grossière,faits en forme de doigts de gant, fermés aumoyen d'une coulisse et d'un fil; on les bai-gne dans un peu d'eau tiède, avant de les in-troduire dans le vagin.
On se servait, en outre, de suppositoires enbois, en JiAge, en éponge, en coton, qu'on en-duisait d'un Uniment approprié à la maladie,comme de teinture de castoréum et de cam-phre mêlés à l'onguent d'althœa, ou à unehuile empyreumatique pour l'hystérie, ou del'h. rosat, ou des poudres astringentes contreles relâchements du vagin ; on attachait un pe-tit ruban à ces suppositoires pour les retirer.
Aujourd'hui, ce qu'on entend par Pessairessont des instruments de formes différentes,mais ayant le plus généralement celle d'unbourrelet circulaire ou d'un disque troué àson centre, pour laisser passer les liquides.
Ils sont en bois, en liège, en ivoire, en por-celaine, en argent, et le plus souvent en gommeélastique ou en caoutchouc vulcanisé ; ils sontemployés contre les chutes de matrice; rarementon leur ajoute des matières médicinales.
SUREAU.
Sambucus nigra. (Caprifoliacées.)
Flieder, Hnllunder, al.;' Elder, ano.; Sol, TJkti, Khaman,Belascin. ar.; Tchni'i foû-boa. ch. ; Hyld, ban.; Sauco,esp.; Viier, hol.; Sambuco, it. ; Bzowy, pol. ; Sabu-guiero, por.; Busina, rus.; Flœder, Hyll, su.; Mulvertur.
C'est Yixr-n de Dioscoride.
Arbrisseau indigène très-connu, et dont onemploie l'écorce, les feuilles, les fleurs, ^* etles fruits.
Les feuilles exhalent une odeur un peu vi-reuse. Les fleurs, blanches à l'état frais, etjaunes après dessiccation, ont une odeur aro-matique qu'elles doivent à une huile volatileconcrète et qui n'est pas désagréable. Ellessont légèrement excitantes et usitées à l'inté-rieur comme diaphoniques, à l'extérieur
— TALC.
en fumigations, lotions, comme résolutives;on en prépare un hydrolat* employé en col-lyre. On a recommandé comme un remèdetrès-efficace contre la goutte, les pédiluves avecde l'eau dans laquelle on fait bouillir pen-dant trois heures des fleurs de sureau. L'é-corce moyenne a une odeur forte et nauséeuse,elle paraît avoir été employée avec succèscontre l'hydropisiè. C'est un drastique. Lesfruits sont de petites baies succulentes, à" sucrougeâtre et acidulé, qui, évaporé en consis-tance, constitue le Bob de Sureau*. Ce der-nier est sudorifique à la dose de ti à 8 gram.,et purgatif au delà.
Infusé de fleurs pour l'intérieur, pp. 5 :1000; pour l'extérieur, pp. 20 à 50 : 1000.
Les feuilles paraissent jouir de propriétésanalogues à celles de la seconde écorce. Con-tusées et en topique, on les dit utiles contreles hémorrhoïdes et les brûlures.
On nommait jadis Grana actes les baies sc-ellés de sureau.
Selon Kramer, les différentes parties du su-reau contiennent de l'acide valerianique.
TALC.
Talc de Venise, Craie de Briançon.
Talkerde, Speckstein, al.; Yn-tsin-ché, ch.; Ta!<-o. e«p.-Talk, su.
Produit minéral blanc, nacré, onctueux autoucher. C'est un Silicate de magnésie.
La poudre entre dans la composition dequelques opiats et poudres dentifrices. Lesbottiers s'en servent pour faciliter l'entrée deschaussures, de là le nom de Savon des bottiersqu'on lui donne quelquefois.
Voici la préparation d'un Blanc de fard àbase de talc.
Talc en poudre fine.. 500 Vinaigre distillé..... 100»
On met le talc avec le vinaigre dans un ma-tras, on laisse pendant 15 jours en ayant soinde remuer de temps en temps; on filtre et onlave avec l'eau distillée jusqu'à ce qu'elle sortesans saveur aucune.
On le broie alors avec un peu d'eau et60 gram. de blanc de baleine; on place lapâte encore liquide dans des pots, et l'on faitsécher à l'abri de la poussière.
Le Bouge végétal des parfumeurs, qu'il nefaut pas confondre avec leur Fard liquide, quiest une teinture de fleurs de géranium san-guineum, se prépare avec :
Blanc de fard ci-dess. 500 Blanc de baleine...... 60
Rouge de cartharae.. 15
Broyez le tout ensemble avec un peu d'eaudistillée, faites sécher et conservez le produitdans un pot.