REMEDES OC TRAITEMENTS
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on emploie pour les usages pharmaceutiquesla glycyrrhizine ammoniacale qui s'obtientcomme suit : On fait macérer deu^ fois de laracine de réglisse de Sniyrne (1000 p.) dansde l'eau (2000). Les liquides, exprimés et por-tés à l'ébullition pour coaguler l'albumine,sont précipités après refroidissement par Q. S.d'acide sulfurique officinale (20 p. environ)étendu de k fois son poids d'eau. Le dépôtformé est lavé avec de l'eau distillée pure,dissout au B.-M. dans la plus petite quantitéd'ammoniaque officinale(15 p. environ), étendude son volume d'eau, évaporé en consistancesirupeuse et étendu en couche mince sur desassiettes. On sèche à une température d'en-viron à0°. Ainsi préparée, la glycyrrhizine seprésente sous forme d'écaillés brunes, très-solubles dans l'eau à laquelle elle communi-que, même à petite dose, une saveur sucréerappelant celle du boi^ de réglisse et la pro-priété de mousser par l'agitation.
En Russie, on emploie le rhizome duGtycyrrhiza eckinata (Kan-tzaô, ch.) répandudans les provinces du nord de la Chine,d'après plusieurs auteurs, et, selon M. Ba-lansa, du G. glandulifera, espèce originairede l'Orient. 11 est très-gros, très-fibreux, jau-nâtre, un peu moins sucré que le rhizome duGlycyrrhiza glabra. Il nous arri\ e, en France,décortiqué.
11 nous vient aussi, de Smyrne, de la racinedécortiquée ou non et du suc de réglisse engros pains carrés et provenant d'un Glycyrrhizanon encore déterminé qui forme des petitesforêts aux environs de cette ville.
C'est du Glycyrrhiza glabra que l'on retire,en Italie et en Espagne, par décoction et éva-poration dans des bassines de cuivre, le Sucou Jus de réglisse, appelé aussi Sucre noir*,extrait noir solide, roulé en magdaléons, d'unesaveur de réglisse très-prononcée, et que l'ondistingue dans le commerce en Suc de réglissede Bayonne ou d'Espagne, et en Suc de réglissede Calabre. Ce dernier est en bâtons de 60 à100 grain., longs de 16 centimètres environ,cassants, et marqués à l'une des extrémités ducachet du fabricant. C'est le plus estimé. Lepremier est en magdaléons de 15 à 25 grain,seulement; il est mollasse, un peu acre augoût, et contient beaucoup plus de matièreinsoluble que celui de Calabre.
L'eau dissout de 3/5 à 11/12 de ces ex-traits, selon la qualité. L'alcool rectifié endissout de 1/5 à 1/10 et acquiert un goûtacre. Le résidu laissé par ce véhicule estentiè-rement soluble dans l'eau et d'une saveur pri-vée d'àcreté. Ces sucs du commerce contien-nent toujours un peu de cuivre. On doit lespurifier et mieux les obtenir soi-même.
Le bois de réglisse sert journellement àédulcorer les tisanes. Une attention qu'on doitavoir, c'est de ne le faire qu'infuser ou macé-rer; car, par l'ébullition, son principe acre sedissout et passe dans les liqueurs. C'est pourcela qu'on ne le l'ait ajouter aux tisanes pardécoction qu'en retirant celles-ci du feu. Ildoit être aussi ratissé à l'aide d'un couteaupour enlever l'écorce brune, puis coupé etfendu. La droguerie livre une Réglisse décor-tiquée fort belle.
Les Arabes mâchent tout le jour du bois deréglisse pour dissiper l'aphonie.
Mâchée préalablement à leur ingestion, laréglisse couvre très-bien la saveur de l'aloès,du sulfate de quinine, etc. (V. Un. yh. 1872).
La réglisse, macérée dans l'eau avec unepetite quantité de coriandre, constitue la bois-son populaire connue sous le nom de Coco.
On en fait une poudre* qui est très-em-ployée pour donner de la consistance aux pi-lules, et dans l'hippiatrique. Le suc de ré-glisse est employé tel quel, et sert à préparerle suc de réglisse anisé. C'est un remède po-pulaire contre le rhume.
La réglisse est le D.-j/.bfrZv. (derxuxûç, doux,et de vïÇa, racine) de Oioscoride, et le Glycyr-rhizion de Pline.
Une autre espèce est le Glycyrrhiza asperadont les feuilles, d'après Pallas, sont em-ployées, en guise de thé, par les Kahnouks.
Les feuilles de VAbrut precatorius Jéquirity.(Légumineuses), arbrisseau des Antilles, del'Afrique et de l'Inde, sont employées à la Gua-deloupe à faire un extrait qui remplace celuide réglisse. La racine est employée à Java et àCalcutta comme celle de réglisse, avec laquelleelle a la plus grande ressemblance, ce qui l'al'ait appeler Réglisse d'Amérique, Liane à ré-glisse. Ses graines sont d'un rouge vif avecune tâche noire à l'extrémité. Leur infusion àfroid produit une ophthalmic purulente fac-tice. Pendant leur germination, il se développeun ferment non organisé isolé par Portes quile nomme Jéqumtyzùnose.
REMÈDES OU TRAITEMENTS.Remède contre le taenia (Bremser).
1° Electuaire vermifuge.
Semen-contra ou û. Jalap............. 6,0
de tanaisie....... 15,0 Sulfate de potasse.. 6,0
Valériane.......... 8,0 Oxjm. scillitique... Q. S.
Contre le bothriocéphale et le taenia. 2 ou3 cuillerées par jour, pendant plusieurs jours.On prescrit ensuite Yhuile de Chabert à ladose d'une ou deux cuillerées, matin et soir,mêlée avec du sirop de limons. Quand le ma-lade a pris 100 gr. de cette huile, on donne :
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