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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PYRiDINE. QL'ASSIE.

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d'en mettre sur les draps de lit ou de l'insufflerdans les niches de ces animaux. Le P. cau-msicurn présente deux variétés, l'une blancjaunâtre, la plus estimée ; et l'autre, bleuâtre.On fabrique aussi de ces poudres insecti-cides avec la camomille de Perse (Pyrethr.roseum et P. carneum.) (Y. Un. ph. 1876.)

PYRIDINE.

La Pyridine est une des bases qui prennentnaissance dans la distillation sèche des ma-tières organiques, et particulièrement des ma-tières animales. Elle a été découverte parAnderson dans les produits huileux provenantde la distillation sèche des os (huile animalede Dippefi. C'est un liquide incolore, très-mobile, d'une odeur sui generis vive et péné-trante, bouillant à 116,7; densité à 0,9858.La pyridine a été préconisée par M. le D rGermain Sée dans le traitement .de l'asthme.On l'emploie en aspiration à la dose de 4 à5 grammes versés sur une assiette et mêlésà l'air confiné d'une chambre close. Les ma-lades éprouvent presque immédiatement unediminution marquée de l'oppression.

PYROLES.

Plantes éricinées, dont deux espèces sontemployées : 1° Pyrole à feuille ronde, Pyrolarotundifolia (Waldmangold, Bieberklee, al.),petite plante du nord de l'Europe, et mêmeindigène, à feuilles vertes et coriaces et àfleurs blanches ; 2° Pyrole en ombelle, Chima-phylle, Herbe à pisser, Chimaphylla corym-bosa, Pyrola umbellata (Wintergrvm hamkraut,au, Wintenjreen, ang.) (Voyez aussi Palotn-mier, Pipsissewa, am.), plante de l'Amériqueseptentrionale.

La première passait jadis pour vulnéraire,tonique et antileucorrhéique. La seconde esttrès-employée aux Etats-Unis comme diuré-tique, antiscrofuleux, antispasmodique, sousforme de décocté et d'extrait, celui-ci à la dosede 0,5 à 2,0. Ses feuilles sont rubéfiantes.Elle contient une assez forte proportion d'or-butine (Zwenyer et Himmelmann).

PYROTHONIDE.

(De itOp, feu, et de ôoivicv, chiffon.)Huile de papier; Oleum chartœ {Rag oil, axg.).

Liqueur empyreumatique d'un brun rou-geâtre, provenant de la combustion des chif-fons, du chanvre, du coton, du papier; onrecueille la liqueur qui en provient. En 1827,le docteur Ranque, d'Orléans, en a préconisél'usage comme astringent.

Etendue,elle sert en collyre, en injections, etc.

Quelques gouttes de pyrothonide appliquéessur la langue abolissent complètement la sen-

sation du goût pendant un temps plus oumoins long qui peut aller jusqu'à une heure{Johnson). Cette propriété pourrait peut-êtreservir à dissimuler aux malades la saveur re-poussante de certains médicaments.

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QUASSIE*.

Bois amer ou de Surinam, quassi amer, quin-quina de Caycnne; Quussia amara. (Sima-roubées. )

Bitterholz, Quassienholz, al.; Quassia, ang., it.; Kasciabmorr, ar.; Vestindisk bittertrœe, ban.; Quacia, esp.;Kwassya, pol., rus.

On nous apporte de la Guyane et de Suri-nam le bois et surtout celui du tronc, desbranches et de la racine. Il est blanc, inodore,léger, de 2 à h centimètres de diamètre, longd'un demi-mètre à 1 mètre, recouvert d'uneécorce d'un gris clair qui n'est pas ordinaire-ment adhérente. Le bois et l'écorce sont d'uneamertume extrême, propriété due à un prin-cipe particulier cristallisé, la Quassine ou ((«as-site, extraite par Winckler ; que M. Morin aretirée aussi de l'écorce de Simarouba.

l.a quassine se présente sous forme de pe-tits cristaux blancs, prismatiques, soyeux, àéclat micacé, peu solublc dans l'eau, très so-luble dans l'alcool à ob° et dans le chloro-forme. MM. Adrian et Moreau la préparentcomme suit : On épuise le bois de quassiapar l'eau bouillante additionnée de 5 gram,de carbonate de potasse par kil. de bois. Lesliqueurs d'extraction, concentrées jusqu'enconsistance d'extrait mou, sont épuisées parde l'alcool à 90°. On laisse déposer le liquidealcoolique, on le décante et on y ajoute del'acide sulfurique étendu de dix fois sonpoids d'alcool à 90° tant qu'il se forme unprécipité. On filtre el, au liquide filtré, onajoute un lait de chaux au tiers. On filtre ànouveau; on neutralise la liqueur par uncourant d'acide carbonique et on filtre unedeuxième fois. 11 suffit de distiller alors leliquide jusqu'à ce qu'il reste encore un peud'alcool dans le produit qu'on verse bouil-lant sur un filtre mouillé : on achève alorsd'évaporer le reste de l'alcool en chauffant à80°. La quassine cristallise et on la purilïepar une nouvelle cristallisation dans de l'al-cool à 95°.

Pour l'usage, on tient le bois de quassia encopeaux minces, en gobelets, en billes, etc.,dans les officines (V. Bittera), qui nous vientaujourd'hui en grande quantité, en bûchesbeaucoup plus fortes que le quassia de Suri-nam avec lequel maintenant il est confondu.C'est le Pirrœna excclsa (Rulacées).