PSORALE. — PULPES.
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sodée de 120 à 175° (Anderson); etc. Depuis,nn l'a rencontrée dans le seigle ergoté (Wïnc-kler); dans les fleurs de l'aubépine (Wickc);dans la saumure de harengs {Wertheim) ; dansla vulvaire, l'urine humaine, le sang de veaunon putréfié (Dessaignes) ; dans les fruits dusorbier, les fleurs du poirier (Wittstein); dansle cotylédon umbilicus (Hétet); dans le guano,l'arnica (liesse) ; dans la levure de bière (Mul-ler-Sullivan) : dans l'huile de foie de morue.On l'obtient industr. des vinasses de betteraves.La propylamine a été très-vantée en Russie,en Allemagne et en Amérique, comme spéci-fique contre la goutte; puis son usage se ré-pandit en Belgique, en Italie. En 185&, ledocteur Awenarius, de Saint-Pétersbourg, laprescrivit en solution aqueuse (20 goutt. pour180 gr. d'eau distil. et 8 gr. d'oléosaccharumde menthe p.), à la dose de 1 cuill. abouche,toutes les deux heures, dans le traitement durhumatisme articulaire aigu. En France, l'em-ploi de ce médicament ne se généralisa pas ;ce n'est que dans ces dernières années que ledocteur Dujardin-Beaumetz a repris, avec dessuccès divers, les expériences d'Awenarius.
Son vrai nom est la triméthylamine ; la pro-pylamine (obtenue au moyen de l'alcool pro-pylique) avec laquelle elle a été primitivementconfondue, n'est qu'une isomère qui accom-pagne souvent la triméthylamine dans lessubstances où celle-ci a été trouvée. Ces deuxammoniaqu.es composées se différencient parleur point d'ébullition et la forme cristalline deleurs sels; la triméthylamine bout à 9° ; etla propylamine, dci9 à 50°. Ainsi, la solutionvendue sous le nom de propylamine, n'estqu'une solution de triméthylamine, d'uneodeur désagréable et d'un litre variable; aussiM. Dujardin-Beaumetz la remplace par le chlor-hydrate de triméthylamine, préparé direc-tement par synthèse et qui est presque inodore.On prescrit ce sel en potion, soluté, sirop,pilules. (V. J. ph. et D*. ph. 1873).
PSORALE.Psoralea rjlandulosa, L. (Légumineuses.)Plante du Chili, où on la connaît sous lenom de Coulen ou de Culcn-culen. On l'y re-garde comme un puissant vermifuge et untrès-bon stomachique. C'est surtout à ce der-nier titre qu'elle est employée à Valparaiso.Son décodé arrête le flux de sang.
Sous le nom de Contrayena blanc, ou duMexique, on a employé en Europe la racine duP. pentaphylla. Une variété du P. glandulosa,nommée Cullen jaune, a les mêmes vertus quece dernier. Quelques auteurs le confondentavec le thé du Paraguay. Les feuilles grillées etensuite pulvérisées du P. glandulosa servent àpréparer une sorte spéciale de Yerba mate ou
thé des Américains du Sud, d'où M. Lenoblea extrait, il y a quelques années, une matièreazotée, amère, cristalline, la psoraléine. Le P.bituminosa, qui a une odeur de bitume, et leP. eorylifolia, sont encore usités dans lamédecine de quelques pays d'outre-mer.
On a tenté d'acclimater en France, sous lenom de Picotiane, de Racine à pain, le Psoraleaesculenta dont la racine est féculente à la ma-nière des tubercules de la pomme de terre.Nous en dirons autant de VApios tuberosa(Convolv.). Ces deux plantes ont été intro-duites en France par Lamarre-Picquot.
PTOMAINES
Alcaloïdes vénéneux se développant spon-tanément dans les cadavres, découverts parM. Selmi et qui peuvent être confondus avecles alcaloïdes végétaux.
Les ptomaïnes ayant la propriété de rame-ner le cyanoferride de potassium à l'état decyanoferrure, ou donnant du bleu de Prusseavec les sels ferriques. MM. Brouardel etBoutmy avaient indiqué cette réaction commeun moyen de reconnaître les ptomaïnes desalcaloïdes végétaux. Mais certaines bases phé-niliques, les alcaloïdes pyridiques, allyliques(Gautier), les peptones, les matières protéi-ques (Lebaigue) donnent lieu à la mêmeréaction qu'il faut dès lors rejeter.
PULMONAIRE *.Herbe aux poumons, Herbe au lait de T\otre~Dame, Sauge de Jérusalem ; Pulmonariaofficinalis. (Borraginées. )
Lungenkraut, Hirschkohl, al.; Long-wort, ang.; Spettelangeurt, dan.; Pulmonaria, ESP., por.; Gewoon lon-genkruid, hol.; Polmoiiaria, 1T.; Plaenik, pol.; Medu-niza, rus.; Lungœrt, su.; Koiwiek, tam.
Plante % indigène des bois, dont les feuillesvertes et pubescentes sont marquées détachesblanches ; fleurs violacées.
Jadis on les vantait dans le catarrhe pulmo-naire. Elles sont inusitées aujourd'hui. (V. Pul-monaire de Chêne.)
On donnait jadis le nom de Pulmonaire desFrançais à Vllieracium murorum. (Synanth.)
PULPES.
Pulpœ, lat. (Muus, al.; Pulps, ang.; Pulpas,
esp.; Polpe, rr.)
Médicaments de consistance molle, magis-traux ou officinaux, pour l'usage interne oupour l'usage externe.
On les prépare avec des substances fraîchesou cuites, mais presque toujours végétales.
Ces substances étant réduites en magma parcontusion (les herbes), rasion (les fruits et lesracines charnues), ou pistation (les substancescuites) selon leur nature, on les débarrasse desfibres végétales en les forçant à passer à travers