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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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PYROPHOSPHATE DE FER. - PHOSPHATES DE QUIMNE.

pyrophosphale ; le précipité qui apparaît d'a-bord se redissout aussitôt : cette solution con-tient environ 47 ° / 0 àe, pyrophosphale. M. Leh-man emploie le perchlorure de fer au lieu dupersulfate; d'autres auteurs prescrivent le per-chlorure de fer additionné d'une petite quantitéd'acide sulfuriquc concentré. M. Lebaigue mo-difie de la manière suivante le pyrophosphalede M. Leras : à une solution de 15 grammesde pyrophosphate de soude cristallisé dans135 grammes d'eau distillée, il ajoute peu àpeu 10" r ,50 de solution de perchlorure de1er à 30°, élenduc de 140 grammes d'eau.Cette solution renferme, par 100 grammes, 33centigrammes de fer métallique, c'est-à-direprès de trois fois et demie plus que la solutionde M. Leras, qui, d'après les analyses deM. Lebaigue, ne contient que 10 centig. de ferpar 100 gram. (J. pli», 1864; Utuph., 1865,1809).Le Codex le fait préparer comme suit :On fait d'abord du pyrophosphate de fer gé-latineux en précipitant à froid une solutionde perchlorure de fer par une solution depyrophosphale de soude, lavant le précipité etajoutant à 100 p. de pyrophosphate de soudecrist. : 400« r de pyrophosphate de fergélatineux.On chauffe au bain-marie : au bout de peu detemps le mélange se liquéfie, on l'elend Sflrdes plaques de verre et on sèche à l'étuve.11 se présente sous forme de paillettes dontla teinte varie du brun au blanc. On ob-tient cette dernière teinte par un excès de py-rophosphate de soude.

Pyrophosphate de fer citro-ammoniacal^*,

Il a été proposé par E. Robiquet, en 1857.(V. lier, ph., 1857-1858.)

Dissolv. 84 de pyrophosphate de soude crist.dansQ. S. d'eau etversez peuàpeu le soluté dans15G de perchlorure de fer officinal étendu d'eau;lavez le pyrophosphate de fer qui s'est préci-pité. D'autre part, dissolvez 2G d'acide citri-que dans un peu d'eau el ajoutez-y assez d'am-moniaque pour former un citrate avec excèsd'alcali. Versez le pyrophosphate dans le ci-trate liquide; évaporez en sirop, étendez le pro-duit, à l'aide d'un pinceau, sur des lames deverre ou sur des assiettes, et desséchez à l'é-tuve sans dépasser 55°. Il se détachera sousforme de paillettes micacées brunâtres. (Codex.)

Le pyrophosphale de fer citro-ammoniacalest soluble dans l'eau, sans saveur styptique,et le fer qu'il contient dans la pp. de 18 °/ 0 en-viron n'est point décelé par les réactifs. Onpeut en faire des pilules, des sirops, etc.Doses : comme les autres sels de fer.

De son côté, M. Daenen, de Bruxelles, aproposé le phospliate acide de fer citro-maqné-sien, qui paraît être un mélange de phospliate

ferreux dissous à la faveur de l'acide citriqueet de phosphate ferrique combiné à du citratede magnésie. Il le prépare en mêlant ensembledeux solutions de sulfate ferreux cristallisé(too p.), et de phosphate de soude (170 p.).,et versant sur le précipité lavé avec soin unesolution d'acide citrique (100 p.), additionnéede 12 p. de carbonate de magnésie; la liqueurfiltrée est évaporée au B.-M. en consistance desirop, puis étendue au pinceau sur des plaquesde verre que l'on sèche à une température mo-dérée. Ce sel est en paillettes transparentesd'un vert brunâtre, déliquescentes, insolublesdans l'alcool et l'éther, d'une saveur rappelantcelle de l'acide citrique, avec un arrière-goûtlégèrement alramentaire. Dose : 50 centi-grammes par jour dans 120 grammes d'eauédulcorée ou de mucilage, ou en pilules, sirop.

Phosphate de magnésie.

On sature de l'acide phosphorique liquideétendu par de la magnésie, on filtre et on éva-pore à siccité, ou bien on opère comme pourle phosphate de sOude en remplaçant le carbo-nate de soude par le sulfate de magnésie.

Préconisé au début du rachitisme. Dose :0,05 à 2,0. Inusité.

Le Phosphaté acide de magnésie et de fer,étendu de quatre fois son volume d'eau, pa-raît offrir un bon moyen d'assainir les étables,écuries, etc., de désinfecter les égouts, pui-sards, elc.

Phosphate de manganèse.

S'obtient par double décomposition entre lesulfate de manganèse et le phosphate de soude.Préconisé, sous forme de sirop, par M.Wiegand,de Philadelphie. M. H. Greenl'a fait entrer dansdes mixtures contre la phthisie pulmonaire.

Phosphates de mercure.

Pour obtenir le phosphate mercurique, ondécompose à chaud un soluté d'azotate mer-curique, par l'acide phosphorique. On a finale-ment une substance blanche, cristalline, inso-luble : c'est le deutophosphate de mercure,constituant la pommade dalbano.

Le phosphate mercureux était jadis en voguecontre les dégénérescences syphilitiques. Il fai-sait partie du Précipité rose de Lemery ou Roseminerai qu'on obtenait en précipitant un solutéd'azotate mercureux par de l'urine, et qu'onprescrivait comme purgatif, à la dose de 30 à50 centigrammes ; c'était un composé de phos-phate mercureux, de calomel, et probablementd'autres sels de mercure.

Phosphate de quinine.

On prend : quinine, 2; eau, 3 ; on chauffe, onsature par de l'acide phosphorique. On filtre