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PECHER. - PEPSINE.
les capsules trop tard, et le moment le plusfavorable serait celui où le pavot prend unecouleur intermédiaire entre le vert et le jaunefauve. Vert en effet, ces sucs ne sont pas suf-fisamment élaborés; jaune-fauve, ils ont subides transformations au détriment de leursprincipes actifs. La raison qu'ils en donnentrepose sur ceci : que c'est à ce moment inter-médiaire que le pavot fournit le plus abondam-ment de l'opium, et que des empoisonnementsont eu lieu avec des capsules vertes à desdoses où les capsules sèches n'auraient rienproduit.
Les travaux de M. Aubergier (de Clermont-Ferrand), qui ont jeté un grand jour sur laquestion de Yopium indigène, et conséquem-ment sur celle qui nous occupe, confirmentcelte manière de voir. Ils établissent, en effet,que l'opium, obtenu d'une même variété depavot somnifère, contient des proportions demorphine d'autant plus faibles que la capsuleapproche davantage de la maturité au momentde la récolte.
Mais toute la question ne gît pas seulementdans le moment précis de la récolle. 11 y a despavots à capsules oblongues, rondes, dépri-mées; et les graines qui les produisent sontblanches, jaunes noires, bleues. Ces variétésde pavois amènent d'énormes différences dansleur valeur médicinale.
L'importance de la graine est tellementgrande dans la question du pavot, que M. Au-bergier, qui, par induction, différenciait lesopiums d'Egypte des opiums de Turquie , etles opiums des mêmes pays entre eux, a vuses prévisions confirmées, par l'inspection dessemences de pavots des étalages de Turquieet d'Egypte, à l'Exposition universelle de Lon-dres de 1851.
Ainsi donc, non-seulement la différence despavots amène une différence dans le rende-ment en opium, mais aussi dans la composi-tion de ce produit. Les écarts, à ce dernierpoint de vue, ainsi qu'il résulte de vingt-sixanalyses faites par M. Aubergier, se trouventcompris entre 2 et 13 pour 100 de mor-phine.
Mais l'extrait du pavot a une action un peudistincte de celle de l'opium. Cela tient-il à ceque les principes actifs de ce dernier se trou-vent dans une association différente : celaprovient-il au contraire de principes autres ?Nous devons dire, à ce nouveau point de vue,que M. Grandval a obtenu un extrait de pa-vots doué de propriétés calmantes manifestes,et dans lequel il n'a pu constater la présencede la morphine.
Le décocté de pavot (pp. 20 : 1000) estjournellement employé comme sédatif en lo-
tions , fomentations, lavements ; infusé pourtisane (10 : 1000);
Les feuilles de pavots sont narcotiques ; ellesentrent dans le baume tranquille.
Les semences qui ne possèdent point lespropriétés du péricarpe, et sont même rejetéesen pharmacie, exprimées, fournissent Vhuileblanche ou d'œiUette (nom corrompu d'olivette,petite huile) qui est comestible. Dans quelquescontrées , on mange les semences. SelonM. Meurein, cependant, elles contiendraient dela morphine dans l'épisperme.
Le Pavot corna ou Gtaucie est le Qlauciumftavum, dont les propriétés se rapprochentbeaucoup de celles de l'argemone. Son extraitsert, dans le Levant, a falsifier l'opium.
C'est une plante b, très-rustique et très-commune. Ses graines contiennent 27 0/0(V huile i/rasse siccative, comestible et propreà l'éclairage (Cloez).
PÊCHER.
A mygdaluspersica,persica vulgaris (Rosacées).
Pfirsichbaum, al.; Peacbtree, ANG.;K-bo^vkh, au.; Persik-ketrœ, dan.-, Melocoton, Albercbigo,ESP.; Persikboom,hol.; Persico, it.; Sehuftula, her.; Broskwina drzewo,POL.; Pecequeira, POR.; Persiketrttd, su.; Cbefdali, tur.
Arbre cultivé en France. Les fleurs ^ etles feuilles sont légèrement purgatives. Lespremières servent a préparer un sirop* em-ployé chez les enfants à la dose de 10 à 20,0.La décoction des feuilles est employée parquelques Mauresques pour provoquer la stéri-lité.
PENSÉE SAUVAGE.Viola tricolor areensis. (Viokriées.)
Dreyfaltigkeitsblume, Stiefmiittercben, al.; Pansy, Threecoloured violet, ang.; Stedmodersblomst, j>an.; Penaia-mento , Trinilaria, esp.; Drîekleurfge viool, hol.; Ja-cea, it.; Fiolek patroyny, Brut zsiostra, pol.; Amorperfetto, por.; XVdowki, rus.; Bialaker, Styfmors-blomster, su.; Kerdjei, tur.
Sorte de violette blanche des champs.
L'herbe et les fleurs, que l'on emploie réu-nies JJÇ* ou séparées, sont mucilagineuses etlégèrement dépuratives. On s'en sert dans letraitement des dartres sous forme d'infusé(pp. 10 : 1000).
On en prépare un extrait*, un sirop*.
Les pharmacopées allemandes indiquent lapensée sauvage sous le nom de jacea. EnFrance, on nomme jacée la centaurea jacea.
PEPSINE.
Chymosine (Deschamps), Gastérase (Payen);Pepsina.
Verdauungsstoff, al.; Pepsin, ano v su.
La pepsine (de tcsiJuî, coction, digestion) estla matière particulière, azotée complexe,retirée de la muqueuse du quatrième estomac(caillette) des jeunes ruminants (veaux, mou-
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