OXYGENE.
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(Bleiglaette, al. ; Martak dàhabi , ar. ; My-to-sentj, ch. ; Stelverglœd, dan. ; Murdar kang,duk.; ind.; per:; Litargirio, Almartaga, esp.;loodglans, hol. ; Gleyta, pol. ; Silwerglitt, su. ;G/ew, fccs.)$*. Avant sa pulvérisation, la li-tharge est en paillettes micacées, pesantes, d'unjaune rongeàtre. Dans le commerce, ondistinguedeux sortes de lilharge, celle d'Allemagne etcelle d'Angleterre, qui estpréféréecomme conte-nant moins, et même pas du tout de cuivre. Onla nomme aussi litharge d'or ou d'argent, selonqu'elle est rouge ou pale. Elle est insoluble.
Le nom de litharge, qui signifie pierre d'ar-gent, a été donné à l'oxyde de plomb fondu,parce qu'il provient de la coupellation de l'argent.
C'est avec la litharge qu'on prépare, enpharmacie, les emplâtres proprement dits oustéarates.
3° OXYDE PLOMBOSO-PLOHBIQUE, Minium,
Deutoxyde de plomb, Oxyde rouge de plomb ;Plumbum oxydatum rubrum, oxydum plumbi-cum rubrum (Mennig, al.; Beadlead, axg. ;Isreuj, Sulacon, ar. ; Yùen-tan, Houang-tan,ch.; Marne; dan.; Miuio, esp.; it. ; Mertie,hol. ; Sindur, ind.; Minia, pol.; Mcenja, su.;Segapoo sendooenun, tavi.)*.
Il est sous forme de poudre d'un rouge écla-tant. On l'obtient en chauffant le massicot. Ilest formé de profo et de peroxyde de plomb.
C'est un dessiccatif que l'on fait entrer dansquelques emplâtres ou pommades. Il sert sur-tout dans la peinture ainsi que la Mine orangeou Mine anglaise, qui n'est qu'un minium plusbeau obtenu par la calcinalion de la céruse.
Le Peroxyde ou bioxyde, ou oxyde puce deplomb, acide plombique, n'est d'aucune utilité enpharmacie. La facilité avec laquelle il cède sonoxygène aux matières combustibles le fait em-ployer en grand dans la fabrication des allu-mettes chimiques. On peut l'obtenir soit entraitant le minium par l'acide azotique, quidissout le protoxyde et met à nu le peroxyde;soit en faisant bouillir de l'acétate de plombpulvérisé avec un excès de solution filtrée dechlorure de chaux. (Boettgcr.)
Oxyde de Strontium.
Strontiane, protoxyde de strontium.
Cette terre alcaline, longtemps confondueavec la baryte, doit son nom au village d'Ecosse,Strontian, aux environs duquel Klaproth etIlope la découvrirent en 1790. On ne la trouvedans la nature qu'à l'état de carbonate (Stron-tianite des minéralogistes) et surtout de sul-fate (Célestine des minéral.), existant en grandequantité dans les solfatares de la Sicile. C'estce sulfate qui sert à préparer tous les autresproduits du strontium.
Anhydre, la strontiane est grise, spongieuse,très analogue à la baryte. D lé 3,9. Avec l'eau,elle forme deux hydrates, à 1 et à 9 équiv.d'eau, ce dernier cristallisable, perd 8 équiv.à 100° et redevient anhydre à la températurerouge. Les sels de strontiane colorent la flammedu chalumeau, de l'alcool, en rouge purpurin ;aussi emploie-t-on Yazotate et le chlorure enpyrotechnie pour faire les feux rouges ; maisils ne sont encore d'aucun usage en médecine.Ces deux sels se préparent comme ceux debaryte.
Oxyde de zinc.
Fleurs de zinc ; Pompholix, Lana philosophica,A 'ihil album, Zincum oxydatum, Oxydumzincicurn.
On l'obtient soit, par voie sèche, en chauffantau rouge-blanc dans un grand creuset de terrele zinc pur au contact de l'air, recueillant leproduit qui se volatilise, et, après refroidisse-ment, passant au tamis de soie {Codex); soit, par\oie humide, en précipitant à chaud le sulfatede zinc par un carbonate alcalin, et décompo-sant par la chaleur (à 300° au moins) Vhydro-carbonaie de zinc produit (Codex), soit en calci-nant 2 p. de sulfate de zinc avec 1 p. de car-bonate de soude anhydre et traitant par l'eau.[Brunner.)
L'oxyde de zinc sublimé & * est en floconslanugineux; très-blanc, très-léger, insipide, ino-dore et insoluble. Sous le nom de blanc dezinc, on le fabrique en grand pour la peintureoù il cr-l emploj é, depuis une quinzaine d'an-nées, concurremment avec la céruse.
A l'extérieur, on l'emploie comme astrin-gent; à l'intérieur, seul ou associé à la valériane,au castoréum, â l'extrait de jusquiame, etc.,comme antispasmodique. Dose : 1 a 20 dé-cigr. M. Jackson, de Boston, l'emploie à ladose de 35 à 50 centigr. pour combattre lessueurs nocturnes dans la phtisie et la diarrhée:
La Tuthie ou Cadmie des fourneaux; Tutia,Botrytis, Ni/tilum griseum, que l'on recueilledans les cheminées des fourneaux où l'ongrille les minerais de zinc, et qui est grisâtre,est de l'oxyde de zinc impur (arsenical, etc.).On l'appelle Tuthie préparée lorsqu'elle a étéporphyrisée, lavée et mise en trochisques.Elle est employée comme cathérétique dansles ophthalmies.
OXYGÈNE.
De oÇû; , acide, et fewâw, j'engendre).Air déphlogistiqué, air vital; gaz oxygenium.
Sauerstoff, al.; Sjrc, su.
Il rat découvert en 1774 par Priestley, maisc'est Lavoisier qui, le premier, en a étudié lesprincipales propriétés. 11 a été liquéfié tout ré-