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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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OXYDES DE BARYUM. OXYDE DE CALCIUM.

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rius); l'alcool, 3 fois et demi h L\ fois. La solut.aqueuse a une saveur douce, un peu fade,légèrement sucrée. Suivant les chimistes an-glais, il produirait une sorte d'ivresse lorsqu'onle respire, de le nom de gaz hilarant qu'onlui a donné. Les expériences répétées en Francepar M. Preterre semblent confirmer cette opi-nion, qui a été contestée par d'autres expéri-mentateurs fiançais et étrangers. On l'a pro-posé comme agent anesthésique pour les petitesopérations rapides, mais il faut qu'il soit bienpur, privé de bioxyde d'azote qui est essentiel-lement vénéneux. Actuellement, il est em-ployé sous pression, par M. Bert dans la grandechirurgie. On peut le liquéfier à 0° etsous une pression de 30 atmosphères. Fara-day l'a solidifié à l'aide d'un froid très-vifet d'une pression considérable. Aujourd'hui onpeut avoir de grandes quantités de protoxyded'azote liquide et solide, au moyen de l'appa-reil de M. Nattérer et surtout de celui deM. Bianchi. L'élher refroidi à 12° absorbe 8fois son volume de protox. d'azote et se vola-tilise alors bien plus rapidement que lorsqu'ilest pu:-. Un mélange d'alcool à 90° et d'éthersaturé de protox. d'azote introduit sur du cotondans une dent cariée produit momentanémentune disparition instantanée de la douleur (li-mousin) (V. Un. ph. 1869).

On obtient le protoxyde d'azote en décom-posant modérément l'azotate d'ammoniaquepar Fa chaleur; on lui fait traverser des solut.de potasse et de sulfate ferreux, pour réduirele bioxyde d'azote qui pourrait se former pen-dant l'opération.

En Angleterre, on vend aux dentistes leprotoxyde d'azote liquide, renfermé dans degrandes bouteilles en fer, à bouchon taraudé,et pouvant supporter 60 atmosphères île pres-sion; au moyen de robinets le gaz est intro-duit ensuite dans des ballons en caoutchouc,pour l'usage, au moment du besoin.

Oxyde de baryum.

Baryte (de S?.yj;, pesant), Terre pesante.

La baryte a été découverte, en 1774, parSchèele. On l'obtient pure en calcinant del'azotate de baryte. Elle est solide, blanche,peu soluble , caustique si elle n'était véné-neuse. On la connaît aussi cristallisée à l'étatd'hydrate (V. Un. ph. 1870). On la prépareaussi en décomposant la solution bouillantede sulfure de baryum par l'oxyde do zinc(Reiseiithict).

L'eau ele baryte que l'on obtient à la ma-nière de l'eau de chaux a été prescrite à ladose de k à 5 gouttes, dans un liquide appro-prié, contre les scrofules ; mêlée à l'huiled'olive, on s'en est servi à l'extérieur contreles dartres.

Oxyde de bismuth.Blanc jaunâtre, se prépare en calcinant lebismuth au contact de l'air, ou en décompo-sant par la chaleur l'azotate de bismuth, ouen chauffant l'hydrate de bismuth. Celui-cis'obtient en précipitant l'azotate de bismuthpar la potasse, lavant et séchant le. précipitéblanc. Suivant M. Van don Corput, il peutremplacer avec avantage le sous-azotate, sonactivité plus grande dispense d'en employeides quantités aussi fortes ; on en fait des ta-blettes.

Oxyde de calcium.

Chaux, Chaux rive ; Calx, Calx usta, Oxydumcalcicum.

Kalk, al., dan., tiol.; Lime, Quicktime, ancl; Ahnk,Ghir, AR.;-chea-elie, Cli.; C;il, ESP., POP..; Calce.it.j Chunna, ind.j Nooreh, per.; Yvapno, pol.; Genaïaizvest, rus.; Oslieckt kaik, su.; Chunamdoo, ta:.i.-Kiretch, tuk.

La chaux est connue de temps immémorial,mais sa véritable nature ne fut démontrée qu'en1755, par Black. Uippocrate l'employait médi-calement.

Ordinairement on se sert de la chaux pré-parée en grand pour le besoin des arts, mai:à défaut et pour l'avoir plus pure on peul'obtenir assez facilement en calcinant dans uncreuset le carbonate de chaux ordinaire eimieux le marbre blanc réduit en fragments.

La chaux pure, est une substance blanche,soluble sans effervescence dans 1 les acides,d'une densité de 2,3, d'une saveur brûlanteet caustique, très-avide d'acide carbonique eld'eau. Lorsqu'on verse de ce dernier liquidesur la chaux, il se produit un degré de chaleurconsidérable (300°) ; accompagné d'un bruitparticulier c'est le meilleur moyen pourl'obtenir en poudre. La chaux peut solidi-fier 31/100 de son poids d'eau. File constitueen cet état la chaux éteinte (slaked lime, ANC;Chè-koûi, en.) ou hydratée. L' 'hydrate ele chaiiest soluble dans cn\ iron 778 p. d'eau et dar1,270 p. d'eau bouillante.

llufeland a recommandé contre la teigneun mélange à P. E. d'huile d'olive el de chaux.On sait qu'elle entre dans la poudre des frèresMahon, dans le Husma des Turcs, la poudrede Vienne. Mêlée au soufre et à un corpsgras, elle passe pour antidartreuse et antipso-rique. On a conseillé contre les tumeurs blan-ches et articulaires, les hydartb roses, la para-lysie, le rhumatisme, des cataplasmes de farined'avoine et de chaux ; à l'intérieur elle a euun grand crédit comme antilithique et anti-acide ou absorbant. Dans ce cas, on l'adminis-tre éteinte, soit sous forme de poudre mêlée àun excipient, soit sous forme de pastilles, maissurtout sous forme d'bydrolé (V. Eau </<ehauxj: L'addition de 5 à 20 °/ 0 de glycérine

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