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OXYDE D'ALUMINIUM. — OXYDES D'AZOTE.
Combinaisons de l'oxygène avec les corpssimples métalliques.
Pour les oxydes de magnésium, de potas-sium et de sodium, V. Magnésie, Potasse, Soude.
Oxyde d'aluminium.
Alumine; Oxydum aluminieum.
L'alumine a été distinguée de la chaux parMargraff en 1754.
On l'obtient en décomposant un soluté d'alunpar de la potasse ou de l'ammoniaque causti-que, lavant et séchant le produit blanc, inso-luble, formé. Humide, on l'appelle Alumineen gelée, Hydrate d'alumine ; en cet état, ellecontient les 9/10 de son poids d'eau. Elle n'aaucun usage médicinal actuel, si ce n'estdans la liqueur contre la goutte, du docteurTurck. Cependant elle parait avoir été adminis-trée avec succès par les médecins allemandsdans les cas de dysenteries et de diarrhéesrebelles. La dose est de 0,4 à 0,6 associée àla gomme, au sucre, à l'opium, au camphre,à des aromates.
M. Dullo a indiqué un procédé pour obteniravec l'alun, l'alumine pulvérulente et non gé-latineuse (V. Un. ph. 1806).
On sait qu'aujourd'hui son radical V Alumi-nium, gi'àce aux belles recherches de M. II.Ste-Claire-Deville, en 1854, est entré dansl'industrie et a rais sur la voie de l'extractiondes autres métaux terreux. ( Y. lieu, pharm.,1855-56, 1856-57, 1859-60.)
L'alumine a été prise par M. Bonnamy commebase de diverses préparations hygiéniques etcosmétiques (Savons,glycéics,dentifrices, etc.).Le Ptubis ou Corindon rouge, le saphir- ouCorindon lieu, l'Emeril ou Corindon grauu-teux ferrifère (Lapis smyrie), la Lithomargeou Moelle de pierre et les différentes Terresbôlaires, dont nous parlerons plus loin, sontdes variétés naturelles plus ou moins puresd'alumine auxquelles on attribuait jadis degrandes propriétés. La terre glaise, les argiles,sont des terres plus ou moins alumineuses.
Oxyde d'antimoine.
Pleurs argentines d'antimoine , Seige d'anti-moine , Oxyde mineur d'antimoine, Pro-toxyded'antimoine; Stibium oxydatxtm, Oxy-dum antimoniaxm,s. stibicum igneparaturn.Mettez Q. V. d'antimoine dans un têt à rôtirplacé dans la moufle d'un petit fourneau à cou-pelle ; lorsque l'antimoine sera en pleine fusionet répandra d'abondantes vapeurs, boucheztoutes les ouvertures du fourneau, excepté cellede la moufle. Après refroidissement, recueillezl'oxyde qui se sera déposé en longues aiguilles,d'un brillant nacré : ce seral'oxytfe d'antimoine.Recommencez l'opération en ouvrant toutes lesouvertures du fourneau. (Codex de 1866.)
On obtient Voxyde d'antimoine précipité, endécomposant l'émétique ou le chlorure d'an-timoine par le carbonate d'ammoniaque ou enfaisant bouillir 200 d'oxycblorure d'antimoineavec 100 de bicarbonate de potasse dissousdans environ 10 fois son poids d'eau (Codex de1866), mais alors le produitn'estpasaussi beau.
Il ne faut pas le confondre avec le biantimo-niate de potasse, que l'on nomme quelquefoisà tort oxyde d'antimoine, ni avec les acidesanlimonieux et antimonique (deuto et tritoxyded'antimoine).
Emétique, sudorifique, conseillé dans la co-queluche, Quelques affections exanthémateu-ses. Dose, jusqu'à 20 centig. Il est vénéneux.
Oxyde d'argent.
On traite un soluté d'azotate d'argent par lapotasse caustique ; on lave et on dessèche leprécipité noir produit. Poudre d'un brun oli-\àtre; par la chaleur il dégage de l'oxygène etse réduit en argent métallique.
0,02 à 0,05 dans l'épilepsie ; en pilules, etsous forme de pommade.
Comme l'oxyde puce, il cède facilementson oxygène aux matières combustibles (soufre,soufre doré, sulfures d'antimoine, d'arsenic;phosphore amorphe, acide phénique, créo-sote) et les enflamme quand on les mêle aveclui par trituration (Boettger). C'est ainsi quedes pilules préparées, en Angleterre, avec del'oxyde d'argent, du chlorhydrate de morphineet un peu d'ext. de gentiane ou de noix vomi-que firent explosion au bout de peu de temps(V. Un. ph. 1872).
Oxydes d'azote.
On connaît deux oxydes d'azote, tous lesdeux gazeux : le protoxyde et le bioxyde;comme ce dernier est inusité en médecine,nous ne parlerons ici que du protoxjde qui aété essayé aux Etats-Unis, en inhalations, dansla fièvre typhoïde, comme stimulant, excitant(Shumard). Le D r Ziegler, de Philadelphie, l'arecommandé contre l'adynamie, à l'état gazeuxou dissous dans l'eau, en boisson que l'on peutaromatiser. Dose : 4 à 5 gram., par la boucheou par le rectum. Veau azotée, l'eau d'oxijdenitreux (searle's patent oxygenous aerated ivater,akg.), c'est-à-dire chargée par compressionde 5 fois son volume de protoxyde d'azote est,selon Gunther, un agent précieux dans le trai-tement du choiera et des fièvres intermit-tentes. M. Pontier prépare aussi Veau oxyazo-tique lithinée, contre la goutte et lagi'àvelle.
Le protoxyde d'azote (oxyde nitreux) décou-vert, en 1776, par Priestley, est un gaz inco-lore, inodore, rallumant comme l'oxygène,mais avec moins de vivacité, les corps en igni-tion. L'eau en dissout son propre volume (Ca-