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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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OLIBAN. OLIVIER.

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Jiques chauffées (Codex). L'huile d'œufs, quoi-que très-sujette à rancir, se conserve assezlongtemps dans un lieu frais et en flacons tou-jours pleins et bien bouchés. Cette huile estpeu employée aujourd'hui ; autrefois elle l'étaitbeaucoup comme adoucissant contre les ger-çures aux mamelles, les engelures, les hémor-rhoïdes.

D'après M. Ed. Sichel, cette huile existeraitdans le jaune d'œuf, combinée avec la vilel-line ; cette combinaison détruite par la coctionserait dédoublée par l'étlier, et dissoute sansaltération par (a glycérine. Les jaunes d'œufsen nature se dissolvent eux-mêmes dans laglycérine, et donnent lieu à un glycérolé par-ticulier, que l'auteur appelle Glyconine (jauned'œuf, à p. ; glycérine, 5 p.). (V. 17». ph., 1866.)

Les œufs n'étant pas également abondantsen toute saison, différents moyens ont été pro-posés pour leur conservation ; tels sont la-latinisation, le vernissage, le silicate de soude.Mais le moyen le plus en usage et qui paraîtle mieux réussir consiste à les tenir immergésdans un lait de chaux faible (V. J. ph. 1871).La paraffine fondue conserve très-bien les œufs(Soêc. ,/'. ph. ch. t. 21). Un mode de conser-vation recommandé comme très-efficace estd'enduire les œufs d'h. de lin (Violette).

OLIBA1T.

Encens (d'incendere, allumer).

Weihrauch, al.; Incerise, ang.; Luban, ar. , mal.;Yiin-hiàng, ICà-lq-hiang, ch.; Viruk, dan.; Aval cun-dur, duk.; Incienso, esp.; Wierook, hol.; Kumlirzuehir, ind.; Incenso, it., pou.; Kadzidlo biale, pol.;Ladon, rus.; Wirak, su.; Varinghi sainbranii, ta.u.;Ak kioaanouk, TUR.

L'encens est produit par le Boswellia papy-

rifera et peut-être aussi par le B. sacra [Téré-binthacées). La première de ces plantes croîtsur les bords du Nil Bleu, l'autre sur les côtessud-est de l'Arabie, mais la majeure partie del'encens vient d'Afrique. Pour l'obtenir, onpratique des incisions sur l'écorce de l'arbre,il s'en écoule un suc blanchâtre qui se durciten belles larmes d'une grande pureté, unepartie du suc tombe à terre et s'y mélanged'impuretés.

On distingue deux sortes commerciales :l'Encens de l'haie et VEncens d'Afrique, quine diffèrent entre elles qu'en ce que l'uned'elles est un choix et résulte d'un triage faitdans la substance.

L'encens d'Afrique est sous forme de larmeset de marrons. Les larmes sont de couleurplus foncée que celle de l'encens de l'Inde,oblongues ou arrondies, la plupart d'un petitvolume, se ramollissant sous la dent; leur cas-sure est terne et cireuse. Les marrons sontrougeàtres et mêlés d'impuretés. On nomme

manne d'encens (Manna thuris) de petils grainsronds d'une égale grosseur, auxquels on attri-buait des vertus plus prononcées qu'à l'encenslui-même.

L'oliban d'Afrique nous vient en ballots parla voie de Marseille. L'oliban de l'Inde nousarrive de Calcutta dans des caisses d'un poidsconsidérable. Il est presque entièrement forméde larmes jaunes, demi-opaques, de couleurjaune pâle, sans impuretés. Leur odeur et leursaveur sont fortes, parfumées et plus rappro-chées de l'odeur et de la saveur de la résinede pin. Cette sorte, qui est avec raison plusestimée que la première, se trouve mainte-nant la plus répandue dans le commerce.

Le nom d'encens mâle, qu'on emploie encoredans le vulgaire, vient, dit-on, de ce que leslarmes d'encens se soudent quelquefois entreelles de manière à imiter la forme du scrotum.

L'oliban ne se dissout que partiellementdans l'alcool et dans l'eau, fond difficilementpar la chaleur, brûle avec une flamme blancheen répandant une fumée blanchâtre, abon-dante et d'une odeur agréable.

Il est formé de 56 de résine, de 30 degomme, de 5,2 d'une matière glutineuse, etde 8 d'une huile volatile à odeur de citron. (Bra-connât.)

L'Encens de Demerari est un produit exsudédu tronc de Yicica heptaphylla.

L'encens des Américains (Gain thus) est larésine concrète des pins, comme notre galipot,

L'oliban a été connu et employé par lesanciens. En effet, Hippocrate le recomman-dait pour ses propriétés médicinales. Les Ro-mains le nommaient Thus, et les Grecs Bûss etXtëavoc. Le nom Oliban, comme on le voit,dérive de ce dernier mot.

L'encens est employé comme fumigatoire etdans le rhumatisme; il entre dans les pilulesde eynoglosse, la thériaque, l'emplâtre deVigo, etc. Son emploi est populaire contre lesmaux de dents. M. Uelioux s'en sert sous formede pilules de 1 gr. en moyenne, seul ou uniau savon médicinal.

On a reconnu dans l'oliban un excellent re-mède contre les affections charbonneuses. Lapâte d'encens obtenue à l'aide de poudre d'oli-ban et de salive est étendue sur de la toile etappliquée sur les pustules. On renom elle aubout de 12 h.

OLIVIER.Olea europœa. (Jasminées.)

Oelbaum, al.; Olivo, esp.; it.; Oliv., su.; Zeitounaghadji, tur.

Arbre intéressant, originaire de l'Asie, très-répandu en Grèce, et cultivé dans le Midi del'Europe. C'est l'EXaia d'Homère et de Diosco-ride.