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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ŒILLET.

ŒUFS.

exalté les propriétés des feuilles de noyer et deleurs préparations dans le traitement des ma-ladies scrofuleuses et rachitiques.

Le péricarpe vert des fruits ou ferou denoix est employé depuis longtemps à cet usage,et en outre, comme vermifuge dépuratif et an-tisj phïlitique puissant. C'est aussi un stoma-chique. 11 est amer et astringent et contient,selon Braconnot, de l'amidon, de la chloro-phylle, de l'acide malique, de l'acide citrique,des sels, du tannin, une matière acre etamère.C'est à ces deux dernières substances qu'ildoit ses principales propriétés. L n principejaune, cristallisable, la nucine, a été trouvédans le brou de noix (Vogel et Reischauer),et dans les chatons du noyer (Rochleder).

L'embryon qui, lorsqu'il est accompagné del'endocarpe osseux, porte le nom de noir,-estoléagineux. On le mange et on en retire unehuile siccative, dite huile de noix.

Les fleurs paraissent jouir de propriétésastringentes.

Les feuilles ^* s'emploient en infusé (pp.20 :1000) pour boisson, décocté (pp. 50 : 1000)pour lotions, douches et bains, injections oufomentations; on en fait un extrait aqueux*et un extrait alcoolique, un sirop, une pom-made. Eiles entrent dans le remède de ilittié.

Le brou sert aux mêmes usages, donneles mêmes préparations ; il entre dans latisane de PoUiui, célèbre en Italie, et quel-ques analogues. Le suc du brou vert estemployé avec succès contre les verrues, lateigne. VEau distillée des trois noix se pré-parait avec la noix prise à l'état de fleurs (cha-tons mâles), de cerneaux (noix cueillies un peuavant leur maturité) et de noix mûres quel'on récoltait en temps convenable. On prépareavec le brou de noix un ratafia stomachique,tonique et recommandé dans les écoulementsleucorrhéiques chroniques.

On préparait jadis avec la noix verte et dumiel un extrait ou Rob (Rob nucurn, Diaca-ryon).

En Angleterre, on met, dit-on, les chevauxà l'abri des piqûres des mouches et des insec-tes en les lavant avec un decocté de feuillesde noyer. Ce dernier a été souvent employédans ie traitement des leucorrhées et des-trites chroniques.

La deuxième écorce du Jugions cinerea, L.(J. cathartica, Mich.), arbre des Etats-Unis,est employée dans ce pays comme vésicant,comme purgatif et anti-ictérique. On la donnesous forme de décoction ou d'extrait ; ce der-nier, à la dose de 1 grain, à 1 gr. 50 commepurgatif, et de 25 à 50 centigr. comme laxa-tif. Ses feuilles en poudre remplacent les can-tharides.

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ŒILLET.

Dianthus caryophyïïus. (Dianthées.)

Gartennelke, Nagelblume, al.; Clove pink. ang.; Fier-nellike, dan.; Clavel ESP.; Gepluimde anjelier, HOL-;Garufano, it.; Cravo polmario, POR.; Tra;gardsncj-lika, su.; Karicafil, tur.

Les pétales de l'œillet passent pour béchi-ques et toniques. On en prépare un sirop*, unvinaigre.

ŒUFS.

Eyer, al.; Eggs, ano.; Bayzah, ar.; Anda, due.; Hue,esp.; Hoendereyeren, hol.; Uovo, it., por.; Tukim,per.; Kurze iâia, pol.; Onda, san.; Ilœusœgg, su.;Koray mutay, TAM.j Guddu, tel.; YûumourLa, tur.

L'œuf est un corps ovalaire formé dans lesovaires des femelles des animaux ovipares,qui renferme le germe et est destiné à lenourrir pendant l'incubation.

L'œuf se compose d'une coquille calcaire,d'une membrane interne, du blanc ou albu-mine, du jaunj portant sur un point de sa sur-face un amas glaireux, c'est Xembryon ou vi-tellus. Nous ne parlerons ici que de l'œuf depoule, Ovwn gallinaceum, Oeum des Latins, ûovdes Grecs.

Le blanc de l'œuf est composé, sur 100 : de12 d'albumine; 2,7 de mucus; 0,03 de matièresaline et 85 d'eau ; plus du sucre, selon Bar-reswil.

Le jaune d'eeuf, d'après l'analyse qui a étéfaite par M. Gobley, contient de l'huile grasse(oléine et margarine), de l'eau (ôl), de la ti-tellim (albumine particulière du jaune d'oeufou mélange d'albumine et de caséine) [Leh-rnanii) , de la choleslérine, de la lédthine (deXâaOos, jaune d'œuf), de la cérébrine, de l'os-mazôiue; des granules d'amidon (Daresfe),deuxmatières colorantes, dont l'une contient du fer,les sels ordinaires à l'économie (Rarresicil).Suivant M. Filhol, la matière colorante dujaune d'œuf est très-analogue à la xanthine oumatière colorante jaune des fleurs, et à la chlo-rophylle. Elle devient verte par l'acide chlorhy-drique, et peut se dédoubler alors en deux com-posés jaune et bleu.

La coquille, formée de carbonate calcaireuni h une matière animale, n'est plus employée.Le blanc l'est journellement dans la clarifica-tion des sirops et dans les cas d'empoisonne-ment par les acides et les sels métalliques sur-tout. Le jaune, qui contient à la fois de l'albu-mine, l'est aussi très-fréquemment pour ômul-sionner les substances résineuses et huileuses.M. Barry, de Valence, en a fait un savon.

On retire des jaunes d'œufs une huile grasse(huile d'œufs), en les faisant durcir et les trai-tant soit par leur poids d'ether bien rectifié,soit par expression entre deux plaques métal-