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MIXTURE TONIQUE. — MONÉSIA.
Mêlez, et ajoutez peu à peu :
Eau distillée........ 60,0 Acide acétique, goutt.. 2
Une cuillerée à bouche, matin et soir, dansla paralysie. (Foy.)
Mixture tonique (Hergt).
Protochlorure do fer. 0,20 Eau distillée........ 60,0
Musc............... 0,23 Sirop d'éo. d'orang.. 30,0
Une cuillerée à café toutes les heures, contrela gaslromalacie. (Bouch.)
Mixture térébenthinée (Rayer).
Emulsion........... 60,0 Huile ess. de téréb.,
Sirop diacode....... 20,0 gouttes............. 36
A prendre en une seule dose, le soir en secouchant, dans la sciatique. On peut augmen-ter graduellement la dose d'huile essentielle.(Bouch.)
Mixture de Whytt.Mixture lithontriptvpic ou Remode de Du-
ronde, Ethérolé d'essence de térébenthine,
Ether térébenthine.
Ether sulfurique------30,0 Ess. de térébenth... 15,0
On associe quelquefois aux composants lejaune d'œuf, l'huile d'œufs, le sirop diacode oud'écorce d'orange, etc.
15 à 20 gouttes par jour, pendant plusieursmois, dans une cuillerée d'eau sucrée, et faireboire par-dessus du petit-lait ou de l'eau d'orge,contre les coliques hépatiques, les calculs bi-liaires. (Cad.)
Un mélange de 10 p. essence de térében-thine et 5 p. d'élber, réduit en bouillie, en1k heures , les calculs biliaires qu'on yplonge. Suivant les expériences de MM. Go-bley et Bouchut, le chloroforme serait un dis-solvant des calculs biliaires, bien supérieur.
M. le D r Duparcque dit avoir substitué avecsuccès l'huile de ricin à l'essence de térében-thine dans la formule de cette mixture, qu'ila ainsi modifiée :
Ether...... 4 II. de ricin____30 Sirop simple.. 30
Mêlez. 1 ou 2 cuillerées de 1/2 heure en1/2 heure d'abord, puis d'heure en heure.
MOLÈNE.
Bouillon-blanc, Bonhomme, Cierge de Notre-Dame, Fleur de grand chandelier, HerbeSaint-Fiacre (ce nom appartient aussi t à l'hé-liotrope) ; Verbascurn thapsus. (Personnées.)
Kœnigkerzenkraut, XVollkraut, al.; Mullein, ang.; Bos-sira, ah.; Kongelys, dan.; Gordolobo, ESP.; XVoIlek-ruid, hol.; Yerbasco, it.; Dziewanna ziele, pol.; Ver-basco branco, POR.; Zarskie skipeta, nus.; Kungsljres,su.; Sighir kouiroughu, tu».
Grande plante <$ herbacée à grandes feuillesblanchâtres, molles, cotonneuses, à fleurs jau-nes, qui croît le long des chemins, des bois.Ues fleurs sèches M doivent être conservées àl'abri de la lumière et tassées, autrement ellesnoircissent.
Les feuilles ¥ sont employées comme émol-
lientes en cataplasmes. Les fleurs le sont àl'intérieur en infusé (pp. 10 : 1000) commebéchiques et diaphorétiques.
MONÉSIA.
Ecorce du Brésil, Buranhem ou Guaranhem du
Brésil; Cortex astringens Brasiliensis, Cortex
Buranham.
Ecorce fournie par Xz'Chrysophyllumglyry-pfdœum. Casar. Plante du Brésil, provenantdes forêts de Rio-Janeiro. Elle est en mor-ceaux aplatis, denses, épais de S à G millim.,brun-fauve, durs, cassants, inodores, d'unesaveur astringente amère et sucrée à la fois.
La surface extérieure est marquée d'im-pressions concboïdales peu profondes, on yvoit également de légères stries longitudinales.
Elle contient du tannin, de la stéarine, dela chlorophylle, de la cire, du ligneux, unematière rouge analogue au rouge cinchoniqne,de laglycynhizine, une matière acre, analogueà la saponifie (Monésine), les acides malique,pectique et différents sels. (O. Henry, Bernard-Derosne, Heydenreich, Vayen.)
On l'a préconisée dans l'hémoptysie, la mé-frorrhagie, la faiblesse d'estomac, la dysente-rie, le scorbut, la leucorrhée.
L'extrait sert à préparer un sirop, une pom-made, une teinture,des pilules. Dose: 0,2 à2,0.
On l'attribue au Chrysophyllum glycgphlce-uni ( Sapotées ) ; selon Virey, c'est le cascadoce, et, selon Martins, le mollira des Brésiliens;certains auteurs l'attribuent au palétuvier[Bhizophora gymnorhtza, L.); d'autres kl'Aca-cia cochleocarpa, al'Acacia virginalis, au ehry-sophyllum Cainito. D'un autre côté, selonM. Constant Berrier, dans le pays il porteraitaussi les noms de buranhem, -guaranhem, bu-raidté, elc.
Nous rapprocherons pour les propriétés to-niques, fébrifuges et astringentes, YInga, dé-signé dans les auteurs sous les noms eXEcorcede Burbatimao ou du Brésil, et provenant duMimosa cochleocarpa ou Inga avaremotetno,arbre du Brésil. C'est une ecorce très-dé-veloppée, ayant le faciès des grosses écorcesde quinquina rouge. En traitant par déplace-ment les écorces pulvérisées par l'alcool faible,on obtient 25 a 30 0/0 d'un extrait solubledans l'eau légèrement alcoolisée, ressemblant àcelui de monésia ou à celui de ratanhia. L'ingan'est pas encore entré dans la matière médicaleeuropéenne.
L'écorce d'inga est employée par les Brési-liens pour tanner le cuir ; pour réduire les her-nies, contre les hémonhagies, les diarrhées,la leucorrhée, etc. ; les courtisanes se servent dela décoction pour raffermir les chairs ; cettedernière propriété lui a valu le nom à'écorcede jeunesse et de virginité.