646
MARRUBES. — MASTIf.
périodiques, à la dose de I à! grammes,délayée dans un peu d'eau sucrée, prise endeux fois, à un court intervalle.Mouchon fait un sirop d'escutine ainsi comp. :
Esculine pulv. 125 Alcool à56c. 2500 Sir. dégomme 8600
On lait dissoudre l'esculine dans l'alcool, onfiltre, on ajoute au sirop et on distille l'al-cool dans le B.-M. d'un alambic.
La semence, nommée marron d'Inde ( Cas-tanea equina) , contient une fécule accompa-gnée d'un principe acre dont on peut la dé-barrasser à l'aide de l'eau légèrement alcalineou même encore par de simples lavages à l'eaufroide, plusieurs fois répètes. Cette fécule pa-raît être, en outre, accompagnée d'un principeamer fébrifuge. Torréfiée , on l'a vantée dansles liémorrbagies utérines atoniques. On aaussi cherché à en faire des pois à cautères.On la fait entrer dans la composition des pou-dres dites pâtes pour les mains. Son emploidans ce cas paraît justifié, en ce qu'elle con-tient, d'après M. Fremy, de la saponine, prin-cipe différent de l'esculine, et que les alcalistransforment en acide saponique (ou esculiquë).La farine de marron d'Inde privée de son prin-cipe acre pouvant être utilisée comme nourri-ture, ou mieux, comme l'ont proposé M. Le-page, de Gisors, d'une part, MM. Thibierge,de Versailles, cl Romilly, de l'antre, et commel'a réalisé M. de Callias, la fécule de marronsd'Inde pouvant être appliquée dans l'industrieaux usages de l'amidon et de la fécule depomme de terre, et donner même plus d'empoisque ces derniers, il faut lui donner ces appli-cations et conserver les céréales et la pommede terre pour la nourriture de l'homme.
Le marron contient une huile employée contrela goutte (Oenevoix); cette huile peut se pré-parer en traitant par déplacement la poudrede marrons d'Inde par l'elber; mais, depuis uncertain nombre d'années, M. Em. Genevoixl'obtient on grand directement, en râpant lesmarrons non décortiqués ; ceux-ci sont recueil-lis et soumis pendant quelques jours à une fer-mentation libre. La pulpe est ensuite cbaufi'éeavec de l'eau, puis additionnée d'acide sulfu-rique (2 kil. pour 100 kil. de marrons) ; après j(deux heures d'ébullition, la fécule étant trans-'formée partie en dextrine, partie en glucose,on transvase le liquide clans une autre cuveoù l'on continue l'ébullition pendant deuxheures, en remplaçant l'eau évaporée; l'huilepréexistant dans le marron d'Inde surnage,elle est recueillie séparément et filtrée.
(V. l'analyse du marron d'Inde, par M. Le-page, de Gisors, Rev. ph., 1856-57.)
Le nom àliippocastanum (châtaigne de che-val) vient de ce qu'à Constantinople on donneles marrons d'Inde réduits en poudre et mêlésavec du son aux chevaux, pour prévenir la
pousse on la guérir, pratique que nos vétéri-naires n'ont pas mise à profit.
L'écorce du marronnier à fleurs (variâtes,Msr. pavia, passe aussi pour fébrifuge. Sa ra-cine est usitée en guise de savon; ses semencestuent les poissons; elles renferment un poisonénergique analogue à la strychnine (Bat-chelor).
On sait que le Marron ordinaire, ou Châ-taigne proprement dite (Lien-tzé, en.), estfourni par le Châtaignier (Custanea verni)(Amentacées), arbre très-commun dans cer-tains de nos départements. On retire de l'écorceet dos feuilles (très-riches en tannin) un extraitastringent et tinctorial; dans diverses contréesde l'Amérique du Nord, les feuilles sont em-ployées comme un spécifique contre la coque-luche. L'écorce de son congénère, le Castaneapumila ou Chincapin, est usitée, en Amérique,comme astringent et fébrifuge.
MARRUBES.
Deux plantes labiées de ce nom, mais degenres différents, sont connues.
1° marrube blanc; PiY/ssiM»i, ManuLiumrvlgare (Mariemiessel, Weisser Andorn, al.;WMte horehomd, axg.; Atirbesin, ar. ; Mar-rube, dan. ; Marrubio blanco, esp. ; y\'itte an-doorn, hol. ; Marubio bianro, rr. ; Szanta Ma-ta, pol. ; Marqjos, por. ; Schandra bflfata,rus. ; Andorn, sv,; Koukas otou, nm.), plantecotonneu-e blanchâtre qui croit abondammentle long des roules. M. THorel y a trouvé unprincipe particulier, fébrifuge, la marmbine oumon ubiwe.
2° marrube aquatique; Lycopus européens,L. (Wasserdorn, 2igeunerhraut, al.; Licopo,it. ), petite plante qui vient dans les endroitsmarécageux des bois.
Le premier est un stimulant et anlihyslé-rique rarement usité. Le deuxième est em-ployé comme fébrifuge, en Piémont.MASTIC*.
Résine de mastic; Résina lenfisn, Ma.aziyti.
Mastix, al., dan., si!.; Mastich, »N6.; Arah, Anlnkbag-indie, Mesteehe, ar.; Humie niusîakie, duk., tam.;Almaciga, e~p.; Mastik , hol.; Mastice, it.; Kin-neh, per.; Mastyx, t-ol.; Àlmaceda, por.; Saies, ttir.
Cette résine découle dans le Levant, enGrèce et surtout à Chio (archipel grec, que lesTurcs appellent pour cela Sachis adassim ouîle du mastic), d'incisions pratiquées au troncet aux branches du lenlisque, Pistacia lentis-cus. (Térébinlhacées.) Les villages dont leshabitants s'occupent exclusivement de la ré-colle de cette résine sont appelés maslico-chôra, villages du mastic.
En petites larmes ovoïdes jaunâtres, demi-transparentes, d'une odeur suave, qui se ra-mollissent sous la dent en laissant percevoirune saveur aromatique.