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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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magnésie.

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chimiques et médicinales différentes selon leprocédé suivi pour l'obtenir. La magnésie duCodex ou officinale est légère; celle dite deHenri/, si estimée par les Anglais, est fortlourde, grenue. Elle s'obtient sous cette der-nière forme par calcination du carbonate ob-tenu par double décomposition au sein del'eau bouillante. M. Collas, pharmacien à Paris,entre beaucoup de procédés, a fait connaître lesuivant, qui donne une magnésie fort lourde :on fait une pale très-ferme en mouillant le car-bonate de magnésie en poudre, on la fait sé-cher à Fétuve et on la calcine après l'avoir for-tement tassée dans le creuset. (V. Rev. ph.,1852-53 et 1853-54.)

La magnésie calcinée officinale est sousforme d'une poudre blanche, douce au tou-cher, très-légère, faiblement alcaline, d'ungoût qui rappelle celui de la chaux, happantà la langue ; elle absorbe l'acide carboniquede l'air, aussi doit-on la conserver en flaconsexactement fermés; elle en absorbe égalementl'humidité et forme alors un hydroxyde.

M. Dubail, qui le premier a mentionné laprésence de Fhydroxyde de magnésie dans lecommerce, a reconnu que cet hydroxyde con-tenait jusqu'à 20/100 d'eau. Selon Dalpiaz, ilcontiendrait, en outre, un peu d'ac. carboniq.

La magnésie calcinée, arrosée avec une cer-taine quantité d'eau, l'absorbe et la fixe commele ferait la chaux caustique, et elle produitcomme celle-ci, un dégagement de chaleur. Laquantité d'eau qu'elle peut fixer pour s'hydra-ter est de 30 p. 100 ; alors on peut la considé-rer comme de la magnésie éteinte. Il y a doncdeux sortes de magnésie : une magnésie viveou caustique, et une magnésie éteinte ou hy-dratée, hydras magnésiens. Le Codex préparel'hydrate de magnésie, en faisant bouillir lamagnésie calcinée avec vingt ou trente fois sonpoids d'eau distillée ; le produit est égoutté,séché sur une toile ou sur des tablettes deplaire; la dessiccation est achevée à 50° àFétuve. L'hydrate obtenu retient en combinai-son 31 °/ 0 d'eau.

La magnésie est presque insoluble dans l'eau,et, chose digue de remarque, comme la chaux,elle est moins soluble à la température de 100°qu'à celle de 15° (Fyfe). Elle se dissout faci-lement dans les acides.

Bien différente, la magnésie lourde de Henryest difficilement attaquée par les acides mêmeforts, elle ne s'hydrate pas et ne solidifie pasle copalui. Selon nous et beaucoup de phar-macologistes, nous la croyons, malgré sa hauteréputation, inférieure à notre magnésie.

Cependant cette dernière n'est pas sans in-convénient : elle a celui qui résulte de sacausticité même et qui est la cause d'un hap-pement désagréable sur la muqueuse, particu-

larité qui fait que beaucoup de personnes nepeuvent en continuer l'emploi. M. Gobley, d'uncôte, M. Mialhe, de l'autre, ont proposé desformes pharmaceutiques liquides dans les-quelles la magnésie se trouve hydratée et n'aplus l'inconvénient que nous venons de luireprocher. Mais nos deux confrères n'ayantpoint indiqué de procédé pour l'obtenir à l'étatsec; nous avions comblé cette lacune. Onobtiendra directement l'hydrate magnésiqueen délayant et faisant bouillir de la magnésiecaustique dans 20 à 30 fois son poids d'eauet faisant promptement sécher à Fétuve à 50".Elle perdra ainsi l'eau en excès pour n'en con-server que ce qu'il lui en faut pour la consti-tuer hydrate, c'est-à-d. 31/100. En cet état, lamagnésie est bien mieux et bien plus efficace-ment supportée par les organes avec lesquelselle se trouve en contact lors de son ingestiondans le tube alimentaire.

On pourrait encore préparer la magnésiehydratée en précipitant un soluté trôs-étendude sulfate de magnésie par de la soude caus-tique liquide complètement privée d'acide car-bonique, lavant le précipité, décantant pour leséparer du liquide surnageant, d' l'on peut,si l'on veut, retirer le sulfate de soude, jetantle précipité sur une toile, puis le faisant des-sécher à Fétuve. Il faut environ k kilos de les-sive de soude marquant 10° pour précipiter1 kil. de sulfate magnésique.

Par suite de la réaction ci-dessus, la magné-sie se précipite lentement sous forme d'un dé-pôt gi'lali informe, translucide, ayant l'appa-rence de l'empois d'amidon, bien moins sapideque la magnésie hydratée à l'aide de l'eau etde la magnésie caustique. Ce précipité recueilliet mis à Fétuve, se dessèche en plaques co-hérentes qui ont toutes les propriétés physi-ques, sauf la dureté, du biscuit de porcelaine.Celte magnésie en pierre se pulvérise facile-ment et donne une poudre que nous compare-rons, pour la densité et l'aspect, à celle dusucre. Sa saveur est peu sensible. Elle fait ef-fervescence avec les acides, ce qui provientde ce qu'elle s'est carbonatée pendant les dif-férentes opérations qu'on lui a fait subir aucontact de l'air.

Comme on le voit, ce procédé a un inconvé-nient, c'est qu'il expose la magnésie à se car-bonater; mais il nous semble que cet inconvé-nient peut être tourné. En effet, il nous paraîtfacile d'empêcher la earbonatation partielle dela magnésie en faisant passer l'air qui doit pé-nétrer dans Fétuve, sur de la chaux Eteinte quiabsorberait ainsi tout l'acide carbonique de cefluide. Mais il y a un autre inconvénient atta-ché à ce procédé, et celui- nous ne voyonscomment y obvier : c'est que la magnésie hy-dratée gélatineuse est assez soluble dans l'eau