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LYCOPODE. — MAGNESIE.
LYCOPODE \Pied, Griffe ou patte de loup, Soufre végétal.
Sfreanulversamen, Baerlapp, AL.; Club moos, ang.; Jura-ntes, Lusegrœs, Ulvefotl, dan.; Licopodio, esp., it.,POR.; GekKnodstaardmos, iiol.; Proszek, KoeternO"wy,pol.; Nicht, sn.; Kourd ajagnî, tuii.
Le lycopode est formé par les miarosporesdu Lycopodmm claratwn (Lycopodiacées) {Ly-copode officinal à massue), plante communedans les endroits humides et ombragés depresque toute l'Europe, du nord de l'Amé-rique et du nord de l'Asie.
Son nom lui vient (de >.û«;, loup, et de wo£«,pied (pied de loup), de la prétendue ressem-blance des griffes de la racine avec la patte decet animal.
Le lycopode est plus particulièrement récoltéen Suisse et en Allemagne.
C'est une poudre jauni 1 , très-légère, n'ayantni saveur, ni odeur, surnageant l'eau à la-quelle elle se mêle difficilement
A l'intérieur, on a donné le décodé commediurétique, antirhumalismal, antiépileptiqueet antidiarrheiqnc. Mais c'est surtout commedessiccatif, chez les enfants gras dont la peause gerce, qu'on l'emploie journellement.{Poudre pour les enfants qui se coupent,poudre de vieux bois.) A propos de ce derniernom disons cependant que la poudre ou ver-moulure île vieux bois proprement dite peutêtre et est employée au même usage. On laremplace par la sùbirine ou écorce de liège enpoudre inpalpable. En pharmacie, c'est lelycopode qui sert presque exclusivement à en-rouler les pilules. 11 paraît être azoté et forméd'une matière organisée particulière, la lyco-podiue, qui est comme imprégnée d'un peu desubstance oléo-résineuse (Dueom). — Le lyco-pode est très-employé par les artificiers, pourfoire des flammes ; de là son nom de S. végétal
C'est également un bon excipient pour legoudron, la térébenthine et leurs analogues
La Selaginc, L. selago, est un violent émé-to-calharlique. En Siiède, on s'en sert, pourdétruire la vermine des bestiaux; de là sonnom Alierle aux porcs.
Le Piligan (Lycopodium saururus), abon-dant dans l'Amérique méridionale, contientla Piliganine, substance convulsivante et émé-tique. Dose : Chlorlml. de piliganine: 1 à 4centig.
LYSIMAQUES.
La Lysimaque ordinaire, Corneille, Herbeaux corneilles, Chasse-bosse; Lysimachia vul-garis {Gelber Weiderich, al. ; Loose strife, ang. ;Bastard Ducart, dan. ; Weiderich, sr.) et laISumumlaire ou Mormayêfè, Herbe aux centyeux ou aux écus; Lysimachia nummularia(Pfennigkraut, Engelkraut, al. ; Money-Wort,ang. ; Pengehrad, dan. ; Kumularia, esp., it.,
por. ; Perming kruid, hol. ; Penieeznil;, pol. ,Penningcert, su.) (Primulacées.) Plantes indi-gènes à fleurs jaunes qui passent pour légersastringents. Inusitées.
M
MAGNÉSIE \
Magnésie pure, Magnésie calcinée, Magnésiedécarbonatée, Laxatif polyerést, Oxyde demagnésium; Magnesia usta, Oxydum ma-gnesicum.
Bittererde, Magnesia, al.; Bitter-earth, ang.; Maniesia,ar.; Bitteraarde, hol.; Genaia magnezia, rus.; Magne-sia, Talkjord, su. (Le mot magnesia est européen.)
La magnésie a été distinguée de la chauxpar Black vers 17/i5. Elle existe en grandequantité dans la nature, mais à l'état de com-binaison, notamment avec l'acide carbonique,le chlore ; cependant elle existe à l'état hy-draté dans la brwite et à l'état anhydre dansle périclase (magnésie native). A l'état de car-bonate uni au calcaire, elle constitue la clolo-mie; avec l'acide silicique, elle forme de nom-breux silicates simples (Talc, craie de Briançon,stéatite, serpentine, pierre ollaire, magnésite ouécume de mer) ou composés (asbeste OU amiante,dialtage, hijpcrsthéne, etc.). Son radical, lemagnésium, isolé en 1828, par M. Bussy,et obtenu industriellement, en 1856, parMAI. Sainte-Claire-Deville et Caron, est unmétal alcalin, blanc d'argent; densité 1,75,encore plus léger que l'aluminium ; il est sur-tout remarquable par l'éclat avec lequel ilbrûle à l'air, c'est un métal dont les propriétéséclairantes seront susceptibles d'applicationsvariées. (Y. Un. pharm., 1865.)
Le Codex prescrit d'obtenir la magnésie encalcinant l'hydrocarbonate dans un creuset jus-qu'à dégagement complet de l'acide carbo-nique et de l'eau qu'il renferme.
Mais comme en opérant de cette manière onne peut en obtenir qu'une petite quantité à lafois, on trouve avantageux de se servir devases de terre non vernissés, appelés camions,de 3 litres de capacité environ, que l'on rem-plit de magnésie carbonatée, que l'on abouchepar couple, que l'on superpose ainsi les unsaux autres et que l'on maintient ensemble àl'aide de fil de 1er. Tous ces vases, sauf celuiqui se trouve à la partie inférieure de la co- •lonne, doivent être percés à leur fond d'untrou qui permette le dégagement de l'acidecarbonique. On établit l'appareil sur un bon
•fourneau et on calcine pendant deux heuresau rouge naissant. On reconnaît que ta magné-sie est suffisamment calcinée lorsqu'elle nefait plus d'effervescence avec les acides. Elle estd'autant plus légère, qu'elle a été employéeen poudre plus fine et calcinée plus lentement.
« La magnésie a des propriétés physiques,