LAURIERS.
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l'ure de carbone pur. Cette huile, en laquellerésident les propriétés médicinales des Laies,est excitante, nervine. Elle entre dans diffé-rentes préparations.
Les feuilles de laurier fraîches servent àfaire une pommade très-employée par les vé-térinaires ; et avec l'huile d'olives, une huilemédicinale très-employée dans le midi de laFrance; elle se prépare comme l'huile de jus-quiame. On a signalé les propriétés fébrifugeset antipériodiques de la poudre de feuilles delaurier.
2° laurier-cerise , Laurier officinal, Lau-rier amandier, Laurier royal, Laurier de Tre-bizonde; Padus lavro-cerasus, Mil., Prunuslauro-rerasus, L., Cerasus lauro-cerasas, DeC.(Rosacées.)
Kirsehlorbeer, ai.; Cherry-laurel, ang.; Gnr-karasi, ar.;Lorber-kirsebœrstrœ, dan.; Laurel real, esp.; Lau-rierkers, POL.; Lauro ceraso, JT.; Wawrzymi wlsnio-"wego, pol.; Lnureiro rejo, por.; LavrO"vishne\oe de-revzo, nus.; Lagerkirs, su.; Taflan, tur.
Petit arbre originaire de l'Asic-Mineure, auxenvirons de Trébizonde. Bclon est le premierqui t'y aperçut, en 15/|6, et ce fut Clusius quireçut le premier pied qui arriva en Europe en1576. Maintenant il est répandu dans tous lesjardins de l'Europe, tant pour la beauté de sonfeuillage que pour ses usages condimentaireset médicinaux. Ses feuilles $ sont grandes.ovales, lancéolées, fermes, coriaces, d'un vertluisant en dessus, alternes, et exilaient uneodeur d'amandes amères lorsqu'on les froisse;ses fleurs sont blanche?, en longues grappes ;ses fruits sont des drupes rouges moitié moinsgrosses que des cerises.
Les feuilles soumises a la distillation avec del'eau donnent de l'essence d'amandes amèreset de l'acide cyanhydrique qu'on suppose pro-duits par décomposition de l'amygdaline, quoi-que ce dernier corps n'ait pas encore pu êtreobtenu. Garot a remarqué qu'au mois d'avril,elles donnent par ébullition dans l'eau unegrande quantité de cire végétale et pas d'huilevolatile, tandis qu'au mois d'août, c'est le con-traire qui a lieu. Les proportions d'acide cyan-hydrique suivent aussi les mêmes rapports.C'est donc à 'cette dernière époque qu'il con-vient de les prendre pour la préparation del'hydrolat et de l'huile volatile.
Cette dernière s'obtient à la manière du né-roli; seulement, comme elle est plus lourde quel'eau, elle gagne le fond du récipient. Avec letemps elle devient concrète et comme cris-talline.
L'hydrolat de laurier-cerise (V. Eaux disl.)est toujours légèrement lactescent en raisonde la forte proportion d'huile volatile qu'il con-tient. Il contient en outre de l'acide cyanhy-drique en proportions variables.
Le laurier-cerise est un calmant sédatif em-
ployé dans les mêmes cas que l'acide cyanhy-drique; l'hydrolat* à la dose de 1 à 30 gr.,l'huile volatile * à celle de 1 à 2 gouttes. Onemploie encore les feuilles fraîches en infusé.Les uns et les autres sont également employésà l'extérieur contre le prurit dartreux, les dou-leurs cancéreuses, etc. Les feuilles de laurier-cerise sont recommandées comme topiquesdans le pansement des plaies incites et re-belles (D r Julià). On les a aussi préconiséescontre les brûlures.
Le Fadus oblonga, Meen. , Prunus virginia-nus, L., arbre des Etats-Unis, cultivé dans lesjardins, a beaucoup d'analogie de port et depropriétés avec le laurier-cerise.
Deux variétés de laurier : le Laurus caucasica,originaire du Caucase, dont le feuillage est d'unvert sombre assez semblable à celui du laurusnàbilis; l'autre, Laurus colchka, venant del'ancienne Colchide, dont le feuillage est d'unvert glauque, ont été également introduits enFrance.
3° laurier rose, Laurose, Nérion , Rosage,Oléandre, Rhododaphné; Ncriwn oleander.(Apocynées.) (Oleander, al.; Rosebay,KHG.;Oleandrio, it.; Adelfo, esp.). Arbrisseau cul-tivé dans tous les jardins, et qui croît à l'étatsauvage sur les rochers de la Corse, de l'Italie,de l'Algérie, etc.
Les feuilles sont réputées narcotiques;M. Landerer y admet la présence de la sali-eine, ainsi que dans les fleurs. Leur infuséaqueux ou huileux a été employé dans lesdartres, et leur poudre incorporée dans del'axonge, contre la gale. 11 est très-vénéneux.
Suivant M. Lukomski, le, laurier-rose con-tient deux alcaloïdes : la pseudo-eurariue,substance très-peu active, el Yoléanàrine, à la-quelle il doit sa puissance toxique. Le laurier-rose a, comme poison du cœur, une actionanalogue à celle de la digitaline, et son ex-trait hydro-alcoolique pourrait avoir les mêmesemplois thérapeutiques que la digitale pour-prée (Pelilian). (V. Un. ph., 1866.)
Dans l'Inde, on emploie Pécorce du Xeriumantidysentericum (ou Wrightia antidysentërica)contre la dysenterie, sous le nom de gondaga-pala; et, comme fébrifuge, sous les noms deKoorehee, Indrajab. M. Raines, de Bombay, ena extrait un alcaloïde appelé d'abord nérêïneou inïglitine, puis œnessine (du nom indoustande Pécoroe) (V. Un. Ph. 1865). En Algérie, lesArabes emploient en gargarismes, contre lesmaux de dents, le suc de feuilles de laurier-rose.
h° laurier avocatier , Avocatier; Lauruspersea, L. Le fruit de ce laurier a l'apparenced'une poire sans ombilic , et porte le nom dePoire d'avocat. La chair en est butyreuse et