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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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LAQUE.

jaunâtre, visqueuse, neutre, inodore, ne sesaponifiant pas en présence des alcalis, compo-sée de corps gras et de eholestérine. Elleabsorbe facilement son poids d'eau ou sonpoids de solutions salines saturées (Liebreck).Elle sert d'excipient pour les pommades,soit seule, soit additionnée de vaseline.

LAQUE (Résine).Gomme laque; Lacea, Gummi laecœ.

Gnmmilack, Stangenlàck, Lack, al.; Lac, ang.; Laak.ah.j Lakada, cyn.; Laça, esp.; Gomluk, iiol.; Lacca,1T., POR.; Lak'h, ind.; Ba'o, JAV.j Arabalu, mal.;Lekft, por..; Lack&ba, SAN.; Gumiiii lacka, su.; Itam-burruk, TAU.; Commolckka, tel.; Luk, tur.

La laque est produite sur les jeunes brancheset les rameaux de diverses plantes parmi les-quelles on remarque surtout les ficus religiosaet indice, le rhamnus jujuba, 1 Aleurites laeci-fera, etc. Cette substance ol due à un insecte,le Coccus lacea (ordre des Méniptères), Les fe-melles se rassemblent à l'extrémité des ra-meaux, s'y fixent, serrées les unes contre lesautres et se revêtent d'une exsudation rui-neuse qui se solidifie autour d'elles et formesur les petites branches des espèces de man-chons raboteux à la surface.

On distingue, dans le commerce, différentsétats de la laque: tantôt on recueille le rameauentier, bois et résine ensemble, c'est la laqueen bâtons. D'autres fois on détache les cylindresde leur axe ligneux, c'est la laque en grappesou bien on concasse la précédente, en menusmorceaux, c'est la laque en grains.

La laque en écailles ou en feuilles provientdes précédentes, fondues, passées et couléesen plaques minces. On la distingue dans lecommerce en blonde, rouge ou brune. Ellecontient moins de matière colorante que lesprécédentes. La laque blonde fond aisément etrépand une odeur douce qui rappelle celle dela vanille. Elle est soluble dans l'alcool, inso-luble dans retirer, le sulfure de carbone, labenzine, l'essence de térébenthine, Tac. acéti-que, l'ammoniaque; très-facilement solubledans la soude caustique qu'elle teint en violet(San).

En 1858, il est arrivé pour la première fois,en Europe, de la laque en filaments jaunes,fins comme des cheveux.

La résine laque Hanche du commerce s'ob-tient soit en décolorant la laque naturelle àl'aide de l'hypochlorite de chaux ou de soudeadditionné d'un peu d'acide chlorhydriqueétendu (Sauerwein), soit en la saponifiant etenlevant ensuite l'alcali par un acide. Aprèsle blanchiment on ajoute à la solution, qui estlégèrement trouble, un peu de sulfite de soude,puis la quantité d'acide chlorhydrique stricte-ment nécessaire pour précipiter la résine.

D'après Funke, la laque serait composée de

LAURIERS.

résine, de laamte, matière sui generis inter-médiaire entre la cire et la lésine, et d'unematière colorante animale, plus, selon John,d'acide laccique.

Tonique astringent emplojé seulementcomme dentifrice. On en fait une teinture.Dans les "arts, elle sert à faire des cires àcacheter, des vernis, des mastics. Elle entredans la composition de la Glu marine.

Lorsqu'on épuise la laque par une dissolu-tion étendue de carbonate de soude et qu'onprécipite par l'alun, on obtient le lac-laquedont on se sert pour la teinture. Le lac-dyeest la même préparation faite avec le plusgrand soin.

LARME DE JOB.Coix lacryma- (Christusthrœnen, Eiobsthrœnen

al. Job's leurs, ang. LagrimadiGiobbe, it.).

(Graminées.)

Plante © des Indes orientales, dont on aemployé les semences comme diurétique.

LASERS.

Les pharmacopées citent deux ombellifèrcs% de ce nom : 1° le Laser ii larges feuilles.Gentiane blanche, Turbith bâtard, Seseli demontagne; Siler montanurh, Laserpithium lati-folium {Birsclvwuriel, Weisser enzian, al.lïroad leared lasserwort, axg.); 2° le Lasrrsermontain; Laserpithium siler (Laserhraut,Bosshûmmelartiges, al. Lasserwort, a\g. Jiielskomyn, iiol. Laserpicio silerino, por.). Plan-tes européennes. La racine de la première etla semence de la seconde passent pour toni-niques et excitantes. Le Lasi r des anciens pa-raît-être l'Asa-firtida des modernes.

LAURIERS.

Quatre plantes de ce nom et appartenant àdes familles diverses donnent des produits àla matière médicale :

1° laurier commun, L. noble, L. d'Apollon,L. franc, L. sauce ou des cuisines; Laurusnobilis W- (Laurinées.)

Lorbeerbaum, a.l; Laurel, Laureltree, anc; Gar, ar.;Laurbœrtrce, dan.; Laurel, esp.; Laurierboom, iioi..;Lauro commune, it.; Bobek drzwo, pol.; Loureiro.por.; Lager, su.; Tel', tur.

Arbre originaire du Levant et naturalisé dansnos contrées. C'est le àépm, et l'huile de baiesest le AaepvéXatov des médecins giees, qui le>employaient beaucoup l'un et l'autre.

On emploie les feuilles et les fruits appelésbaies; celles-ci sont des drupes de la grosseurd'une cerise ; noirâtres et très-aromatiques.Elles contiennent une huile grasse demi-con-crète et verte, que l'on obtient en exposantleur poudre à la vapeur d'eau et pressantensuite entre deux plaques métalliques chauf-fées (Codex). On peut aussi l'extraire par le sul-