LACTUCARIUM.
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Lactate de zinc.
Le laclate de zinc a été préconisé par ledocteur Herpin, de Genève, dans le traitementde I'épilepsie.
On peut préparer ce sel de diverses ma-nières. Le procédé le plus simple consiste àsaturer de l'acide lactique par de l'hydrocar-bonate de zinc, récemment précipité, à con-centrer la liqueur et laisser cristalliser (Codex).On le prépare aussi, comme le lactate de 1er,en mélangeant, à l'ébulliLion, deux solutionsde lactate de chaux (10 p.) et de sulfate dezinc (9 p.).
Ce sel est peu soluble dans l'eau froide(1/58), mais, au contraire, il est très-so!uble achaud (1/6). Insoluble dans l'alcool. Il cris-tallise en aiguilles ou en lamelles blanches etbrillantes; il est inodore, d'une saveur d'abordsucrée, puis styplique. Il résiste à une tempé-rature de 500°."
Dose : 1 décig. à 3 gram. en poudre sucréeou en pilules.
Lacto-Phosphate de chaux.
M. Dussart a proposé l'emploi de ce produit,comme très-efficace à combattre le rachitismeet les affections osseuses accompagnées d'unmauvais état des voies digestives, les dysscn-teries, etc.
On l'obtient en saturant l'acide lactiquepar du phosphate de chaux gélatineux et con-centrant au B.-M; jusqu'à consistance de miel.
C'est un produit blanc, plus ou moins so-luble dans l'eau et en partie dans l'alcool,aussi vaut-il mieux ne l'employer qu'à l'étatde solution on de sirop. On en prépare despastilles (au 10 me ) et surtout un sirop.
Dose : 1 à 10 grammes par jour. (V. /. ph.,1873). {Faliéres, Un. ph., 1875-77).
Solution de lactophospiiate du chaux *
Phosphufe b ; bisique de rliaux....... 17 grammes.
Aride lactique concentré (!e moins
possible, environ 10 grammes)---- Q. S.
£au disiil.ce..................... 9lji grammes.
Divisez le phosphate avec soin dans l'eaudistillée, ajoutez l'acide lactique; laissez ladissolution s'opérer pendant quelques minuteset filtrez.
15 grammes (environ une cuillerée à bouchede cette solution) représentent 0,25 de phos-phate bicaleique [Codex).
LACTUCARIUM.
Lactiicarium, al., su.; Lattnoario, it.; Maroul houlasassi,Tua.
On désigne, sous ce nom, le suc laiteux dela laitue montée, obtenu par incisions et des-séché au soleil.
Les anciens, et particulièrement Dioscoride,connaissaient l'action calmante de cette sub-stance , et l'ont signalée comme ayant despropriétés analogues à celles de l'opium. Auneépoque plus rapprochée de nous, en 1792,le docteur Coxe, de Philadelphie, appuyaitcette assertion de nouvelles expériences répé-tées avec succès en Angleterre par les docteursDuncan, Scudamore, Anderson, etc. Le doc-teur Bidault de Villiers a répété le premier, enFrance, les essais des médecins anglais, avecquelques grammes de lactiicarium qu'il avaitobtenus lui-même à grand'peine, à l'aide d'unprocédé qu'il a décrit en 1820, dans le Journalgénéral de médecine, et qui, depuis, a étépublié comme nouveau, par M. Arnaud, deNancy. Le docteur François, en faisant à sontour des expériences sur le suc laiteux de lalaitue, obtenu par incisions et desséché au so-leil, le désigna sous le nom de thridwe ; maisles difficultés qui entouraient la préparationde ce produit par les procédés connus ne per-mettant pas de s'en procurer des quantitéssuffisantes pour que l'usage en devint général,il songea à le remplacer par un extrait préparéavec le suc obtenu en contusant et exprimantles tiges entières de laitue montée , et auquelil conserva le nom de thridacc. Cette prépara-lion s'etant montrée infiniment moins activeque le suc laiteux desséché, et les médecinsen ayant presque cessé l'emploi, il importaitde faire de nouveaux efl'orls pour mettre à ladisposition des praticiens le lactiicarium telqu'il avait été employé par les observateursqui ont signalé les premiers ses propriétéscalmantes. Tel a été le but des recherches en-treprises par M. Aubergier, de CJermont-Ferrand.
Il cultive une espèce de laitue (Laitue gi-gantesque, Laetuca altissima) qui acquiert, parla culture, des proportions gigantesques (jus-qu'à 3 mètres de hauteur et h centim. de dia-mètre). A l'époque de la floraison, des ou-vrières pratiquent des incisions horizontales àla plante, et recueillent dans un verre le sucqui s'en écoule. Ce suc se coagule très-promp-tement; on le divise en petits pains ou partranches que l'on expose sur des claies au so-leil ; il se dessèche rapidement, en perdant71 pour 100 de son poids, et en se couvrantquelquefois d'efilorescenees de mannitc.
A l'intérieur, la teinte est plus ou moinsbrune, la cassure est résineuse et jaunâtrelorsque la dessiccation a eu lieu rapidement;dans le cas contraire, elle est d'un brun plusou moins foncé. L'odeur est forte et caracté-ristique; la saveur d'une amertume excessive.Il a quelque ressemblance avec l'opium, aussil'a-l-on quelquefois désigné sous le nom d'o-pium de la laitue. (Un. ph., 1873).