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d'hyoscine, un alcaloïde amorphe qui accom-pagne l'hyoscyamine dans la jusquiame.
Narcotique analogue à la belladone, maisplus particulièrement employé pour apaiserles spasmes et comme hypnotique. Les prati-ciens anglais l'ont un très-grand usage des pré-parations de jusquiame. Ils les associent auxmédicaments énergiques, aux purgatifs, auxferrugineux, au sulfate de quinine , etc., afinde s'opposer à leur action irritante sur les tissus.
Form. pharm. et doses. Poudre % 0,1 à 0,5,infusé (pp. 1 : 100; extrait aqueux*, 0,10 a0,50; extrait alcool*, 0,05 à 0,20; extraitiécul.*, 0,10 à 0,30; teinture alcoolique*, 5 à20 gouttes; alcoolature *, 2 à 10 gouttes;teinture éthérée d°; sirop*, 10 à50,0.
Toutes ces préparations sont, en outre, em-ployées à l'extérieur à dose plus élevée (infusé,pp. 50 : 1000), ainsi que l'huile par décoctionet l'emplâtre qui sont exclusivement réservéspour cet usage.
2° Jusquumf, blanche, Hyosryamus albus.(Weisses Bilsenkrant, al.) Elle jouit des mômespropriétés, mais n'est pas employée. La Jus-quiame jaune, Hyoscyamus aureus, l'est encoremoins. Ces deux plantes croissent dans le midide la France.
Le mot jusquiame vient de 5;, porc, et deKûafAo«, fève; fève à pourceau; celte élymolo-gie serait-elle justifiée par l'usage qu'on a danscertaines campagnes de donner aux porcs, àl'époque du rut, la semence de jusquiame, àdose modérée, comme anaphrodisiaque?
Les Arabes, par contre, regardent la jusquiamecomme aphrodisiaque; il en est qui se pro-curent un certain degré d'ivresse extatique enavalant des pilules faites avec la poudre defeuilles de jusquiame.
K
KAIRINE.
Metltylhydrnre d'oxyquinoline.
Médicament antipyrétique, introduit dans lathérapeutique par le D r Filehne. On emploieexclusivement le chlorhydrate de kairine, pou-dre cristalline, gris-jaunâtre, soluble dansl'eau, saveur salée, amère et aromatique.
Employé à la dose de 0.30 à 0,50 toutes lesheures dans la fièvre typhoïde, la pneumoniefranche, le ihumatisme articulaire aigu. Lakairine peut être remplacée par la Kairoline[méthylhydrure de quinoline),
KALMIE.
Cal mie , Laurier des montagnes; Kalmia lati-folia. (Hhodoracees.)
Breitblaettrige kalmie, al.
Arbuste de la Caroline et de la Virginie,
KAIRINE. — KLSO.
dont les feuilles sont, dit-on, employées commeastringent. Elles renferment de Varbutine.
KAMALA.
Kameela reroo.
Le Kamala est le pollen du Rottlera tinctoria(Euphorbiacées), poudre rouge employée dansl'Inde et en Chine pour teindre la soie etcomme anthelmintique, à la dose de 6 à 12grammes. (V. Iiev. pharm. 1857-1858). IIcontient une résine comp'exe (Leube) dontM. Anderson a isolé la rottlerine en cristauxjaunes, fusibles à 400°.
KINO*.
Gomme, Suc ou Extrait de kino.
Kinoharz, Kinogummi, al.; Kino, Gambir, ang.; Samegbsini, ar.; Eul-cha, ch.; Quino, Gomaquino, esp.; Dhakke gond, Kuni, ind.; Tunible hoan, tam.; Dummu-Iackwayn, Kandamurgarittum, tel.; Zemk ÏYhini,TUR.
Fothergill introduisit le kino dans la matièremédicale vers 1758. Kino est le nom du paysd'où est venue pour la première fois la sub-stance qui nous occupe.
L'histoire des kinos se confond, en beaucoupde points, avec celle des cachous. Commeceux-ci, ils contiennent de la ratêchine ou nau-cléineou acide naucléiqueoucatéchique et en outreune matière colorante. Les kinos ne sont pas,pour la plupart, des extraits; plusieurs sontun véritable suc naturel desséché au soleil.
Un grand nombre de produits retirés deplantes appartenant à des familles différentesrentrent dans le groupe des kinos. Les typesappartiennent à la famille des Légumineuses etparticulièrement au genre Pterocarpus. Celuiqu'on décrit comme officinal esl le Kino duPterocarpus marsupium (Boxburgh), Kino deMalabar ond'Amboine. C'est le suc de l'arbreséché en l'exposant à l'air libre. Il arrive dansle commerce en petits fragments qui atteignentau plus la grosseur d'un poK Ils sont angu-leux, marqués de stries parallèles sur une face,d'un rouge-noir, brillants, transparents, enlames minces et paraissant ainsi d'un rougede rubis. La substance est très-friable et sedivine facilement sous le simple effort desdoigts, elle n'a pas d'odeur particulière, sasaveur e>t astringente; elle se dissout en grandepartie dans l'eau froide et lui communiqueune couleur rouge : il reste un résidu pâle,floconneux, soluble complètement dans l'alcool.
Dans la proportion de 1 p. sur 20 d'eaubouillante, il forme un soluté rouge sang, quidonne, avec le sesquichloi ure de 1er, un pré-cipité noir verdàlre, floconneux, si abondantque toute la masse forme une espèce de pulpe;avec l'acétate de p'omb, il donne un précipitégris; avec le tartrate de potasse antimonié, un