1PÊCACUANHA.
COi
des cristaux aiguillés qui sont le sel double enquestion.
Iodure de zinc et de strychnine.
On chauffe, pendant plusieurs jours, de l'eau,de Tiodure d'iodliydrate de strychnine et duzinc; en filtrant les liqueurs bouillantes, leproduit cristallise en aiguilles blanches.
Son dosage est plus facile que celui de lastrychnine. (Bonch.)
IPÉCACUANHA*.
Racine brésilienne.
Aecthe Brechwurzel, Indianische Ruhrwurzel, al.; Ipe-cacnanha, ang., hol.; ûahab, ar.; Poya do mato,BRÉs.; Brakrod, dan.; Ipecacuana, Bejuquillo, ESP.;Ipecaquana, it.; Ipekakuany, pol.; Bexuquillo, Raisde oro, por.; Rvotnoi lioren, rus.; Krœkrot, su.; ArtriZehiel, TUR-
Sous le nom d'ipécacuanha, Pison, dans sonouvrage De medicinà brasiliensi, et Margraff,dans son Historia rerum naturaiium Brasilia?,indiquèrent les premiers , vers i 638 , uneracine vomitive dont ils vantèrent le succèsdans le traitement d'un grand nombre de ma-ladies. Mais la description vague qu'ils don-nèrent de cette racine et de la plante qui lafournissait fit que la cupidité produisit unefoule de racines de végétaux, de caractèresbotaniques et de pays différents, et n'offrantd'autre ressemblance avec la véritable racine quede jouir de la propriété, plus ou moins énergique,de contracter l'estomac et de produire le vo-missement. Ce fut seulement au commence-ment de ce siècle que le professeur portugaisBroterofil (H g9)
cesser cetteconfusion,en donnantune descrip-tion exactede la plantedu véritableipécacua-nha, qu'ilnomma cal- j^^-^ \ "^K
cacuanha,et Richard,
cephœlis
ipecacua-«/m, dernier
nom qui aprévalu. La
céphélideappartient à
la famille
des rubia-
cées. ^L^^^_^^^_^^^^^^^_
C'est un tout petit végétal haut de 30 cent.
environ, perennial, portant au sommet U à 8
feuilles seulement (fig. 89). A sa partie infé-
rieure il se compose d'une sorte de rhizomedonnant naissance aux racines qui constituentla substance médicinale et qui, selon leur gros-seur, leur couleur, le pays d'où elles viennent,forment les diverses variétés établies par lesauteurs.
La majeure partie de l'ipécacuanha vientaujourd'hui, selon M. VYedell, de la provincede Mato-Grosso, au Brésil. La céphélide y croîtà l'ombre des arbres majestueux qui constituentles forêts intertropicales et plus particulière-ment dans le sable humide et imprégné de dé-tritus végétaux, qui avoisine des petits maraisplantés de Mauritia, d'Iriarta et de fougèresen arbre. Elle croît rarement solitaire, maispresque constamment en bouquets, que lesarracheurs depoaya (ipéca), nommés poayeros,connaissent sous le nom de redoleros. Pour re-cueillir la racine, le poayero saisit d'une maintoutes les tiges d'un même bouquet, tandisque de l'autre il enfonce sous sa base un bâtonpointu auquel il fait subir un mouvement debascule. Le poayero éloigne la terre, sépare lapartie usitée, la met dans une gibecière qu'il(Fig. 90.) porte à ceteffet, puis vaattaquer unautre redole-ro. U peut ré-colter dans sa|j§ journée 5 à 6g kil. d'ipéca,____ g qui, par la
au soleil, per-dra a peu près moitié de son poids. L'ipéca-cuanha du Brésil arrive sur les marchés d'Eu-rope contenu dans des surons de peau, dupoids de 30 a 50 kil. (fig. 90).
Los auteurs reconnaissent trois variétés duvéritable ipécacuanha : 1° Ipécacuanha annelégris, Mérat, Ipécacuanha annelé gris noirâtre,Guib. Ipéca, officinal, Ipéca, du Brésil ou deRio ^, en morceaux longs de 5 a 40 centimè-tres, gros comme une petite plume à écrire,contournés en sens divers, offrant des étran-glements ou anneaux corticaux appliqués surun axe ligneux continu ; épiderme gris. Enmasse, son odeur est irritante et a une puis-sante action sur certaines personnes. L'ipécacontient certainement un principe acre, carplusieurs fois nos ouvriers à la Pharmacie cen-trale ont été atteints de suffocations et d'oph-thalmies intenses par suite de la pulvérisationou du maniement de grandes quantités de cettesubstance. Cette sorte est la plus commune,celle qui jouit au plus haut degré des propriétésmédicinales qu'on recherche dans l'ipécacua-nha, et partant la plus employée.Les deux autres variétés portent les noms