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INJECTIONS SOUS-CUTANÉES OU HYPODERMIQUES.
(Wood, Béhier, Moutard-Martin). Solutionnormale au centième — 30 centigrammes desulfate d'atropine pour 30 grammes d'eau.
Morphine. — Les sels employés sont : lechlorhydrate et le sulfate. On peut commencerpar le chlorhydrate à la dose de 5 à 10 centi-grammes et même au-delà, suivant le degréde tolérance. —Dans la migraine, les névral-gies, la chorée, la toux nerveuse, etc. Certainsmalades deviennent rapidement morphioma-iies.
Narcéine. — La dose de chlorhydrate denarcéineàinjecterpeut être portée sans dangerde 10 à 40 centigrammes (Debout, Béhier).
Les solutions au dixième, au cinquième,etc., conviennent très-bien pour cette sub-stance, en supposant qu'on puisse faire unesolution non irritante de ce remède, ce quiest fort douteux.
La codéine n'a pas encore été employéechez l'homme en injection sous-cutanée.
Strychnine. — 11 convient de commencera\ec prudence et de procéder par doses pro-gressa es de 1 à 2 milligrammes jusqu'à 1centigramme en plusieurs fois. Pour ce qui•est du lieu d'élection, le but qu'on se proposerépond à cette question : si l'on veut produireune action générale, il n'y a point de règleà ce sujet ; mais il est évident que si l'onveut traiter une paralysie locale, il convientde faire l'injection directement sur le trajet dunerf paralysé. Elle s'emploie dans les paraly-sies.
Aconitine. — Elle agit énergiquement à ladose de 1/2 à 2 milligrammes; il ne seraitpas prudent de dépasser cette dose (Gubler).
Curare. — La dose ne peut être préciséequ'après expérience faite sur un animal (unlapin, un jeune chien), pour apprécier ledegré d'activité, d'énergie du curare que l'ona pu se procurer ; agir autrement serait dan-gereux, car rien n'est plus variable que lanature et l'énergie de ce poison ; elles dépen-dent essentiellement de sa provenance.
La solution au dixième est très-commode,bien que déjà un peu épaisse.
Sulfate de quinine. —De 10 à 15 centigram-mes (Schachaud, Pihan-Dufeilhay, Bourdon).Dans le rhumatisme articulaire et dans lesfièvres intermittentes simples ou pernicieuses.
On emploie beaucoup aujourd'hui les solu-tions de sels de quinine ; on se sert des bro-
MHYDRATES , SDLFATES , LACTATES Ct SULFO-
vinates. On doit se servir de sels neutres(anciens acides) cristallisés, et ne renfer-mant pas par conséquent d'excès d'acide ; etil ne faut jamais dissoudre les sels basiques àla faveur d'un excès d'acide. Un exemple feramieux saisir (Yvon).Autrefois, on employait le sulfate basique
de quinine dissous à l'aide de quelques gouttesd'acide sulfurique ou d'eau de Rabel ; la dis-solution obtenue dans ces conditions renfer-mait un excès d'acide et donnait presquetoujours lieu à la formation d'eschares. Au-jourd'hui, on se sert du sulfate neutre de
QUININE CRISTALLISÉ.
Ce sel est bien acide au tournesol , maisil est neutre au point de vue chimique ; il nerenferme pas d'acide libre.
Même observation pour tous les autres.
Solution de quinine. — Bromhydrate neutre,1 gramme + eau distillée , 9. (Boyle).
Un gramme renferme 0,10 de sel.
On peut avec grand avantage employer lelactate basique de quinine, 1 gramme -(- eau,9, qui est neutre au tournesol et renferme plusde quinine que le bromhydrate.
Sulfovinate neutre de quinine, 1 4- eaudistillée, 2 grammes. Ne se conserve pas bien,doit être préparé au moment du besoin (Li-mousin).
injection sols-cutanée fébrifuge
(Gubler).
Sulfate de quinine..... 1 Eau distillée........ Il
Dans le cas de fièvre pernicieuse, lorsqu'onne peut administrer le sulfate de quinine parl'estomac ou par l'intestin. Il faut être prévenucependantque cette opération peut déterminerun phlegmon ou même une eschare.
injection hypodermique fébrifuge(Bourdon).
Suif, de quinine.... I Acide tartriqne.... 0,50
Eau distillée.... 20
Pour faire pénétrer rapidement le sulfatede quinine dans le torrent circulatoire, dansla fièvre pernicieuse.
Pilocarpine, principe actif du Jaborandi ;.puissant sudorifique et sialagogue. En in-jections sous-cutanées, 0 gr. 003 à 0 gr. 02.
Vératrine. — Nitrate de vératrine injecté àla dose de 1/2 à 1 milligramme (Bois). Médi-cament infidèle, dangereux et jusqu'ici impar-faitement étudié.
Colchicine. — Essayée une fois seulementsur un goutteux, et à la dose de 2 milligrammes,elle amena de très-vives douleurs sans modi-fication utile ; on dut y renoncer.
Baturine. — Six à quinze gouttes d'unesolution ainsi formulée, 0 gr, 500 de daturinepour à grammes d'eau distillée (Lorenz).
Conicine . — Employée par Lorenz ( deBrème) pour faire tomber le pouls dans lesmaladies inflammatoires. Doses de 1 à 6 et 7milligrammes.
Nicotine. — Employée avec succès par Er-lenmeyer à la dose suivante, quatre gouttesde solution de 23 milligrammes de nicotinedans 7 grammes d'eau.