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EUPHORBE. — EUPHRA1SE.
Il
des bois. Righini y a trouvé un principe amer(Eupatorine). — Synanthérées.
Elle a été employée à l'intérieur contre lesobstructions, et à l'extérieur comme fondantsur les tumeurs du scrotum.
V Eupatorium perfoliatum L. (herbe à lafièvre, herbe parfaite), jouit aux Etats-Unis d'unegrande réputation comme tonique, purgatif,diurétique, sudoriflque, selon les doses. 11 enest de même de YE. teucrifolium. L'E. purpu-reum ou herbe à la gravelle, herbe des prairies,herbe à la trompette, est aussi originaire desEtats-Unis, et vantée contre la gravelle, lesinflammations chroniques de la vessie, etc.(V. Guaco et Aya pana.)
EUPHORBE.
En pharmacie, on entend sous ce nom unproduit gommo-résineux, bien qu'il s'appliqueaussi aux arbres qui le produisent ou à des es-pèces herbacées (Tithymales du même genre).Fée a proposé, pour faire cesser cette anar-chie, de désigner la gomme-résine sous le nomà'Euphorbium, ainsi qu'on le fait dans le Nord.Dioscoride lui donne aussi ce nom.Euphorbium, Euphorbe, Gomme ou résined'Euphorbe ; Eùœo'pgiov*.
Euphorbium, al., ano., dan., hol.; Anferbion, Akalnaf-sah, Perfiyun, Ghlak, Râla, ar.; Nara schy, beng..ind.; Saynd lia dud, duk.; Euforbio, esp., it., por.;Euforb, pol.; Varjrakschira, San.; Prutskœda, su.;Schadroykuliie paal, tam.; Boutajemmodupala. tel.;Firfion, TUR.
Cette gomme-résine est fournie par trois ar-brisseaux cactoïdes, qui sont les Euphorbiaantiquorum, officinarum et canariensis (Euphor-biacees), qui croissent, le premier dans l'Inde,le second dans les déserts de l'Afrique, le troi-sième aux Canaries. La majeure partie de l'eu-phorbium du commerce vient de Mogador.
On facilite l'écoulement du suc par des in-cisions aux tiges ; il en sort un liquide lactes-cent, très-corrosif, qui s'arrête et se concrèteà la base des épines.
Dans le commerce, l'euphorbium est quel-quefois en masses, mais le plus souvent il esten petites larmes arrondies, ordinairementpercées de trous coniques qui sont les marquesdes épines. D'un jaune pâle et mat, odeurpresque nulle, saveur d'abord peu sensible,puis acre et corrosive. Sa pulvérisation dan-gereuse provoque des éternuements violents.
Bien qu'on le range parmi les gommes-ré-sines, il ne contient pas de gomme : celle-ciest remplacée par de la cire. Il est formé, se-lon Pelletier, Brandes et Braconnot, de 37 à60/100 de résine et de 14 à 19/100 de cire,plus du caoutchouc, de la bassorine, une huilevolatile, des sels, surtout des malates; c'est doncune céro-résine. On suppose qu'il doit ses pro-priétés irritantes et drastiques à un principe
particulier (Euphorbott), obtenu par Fluckiger.uni à la résine.
Irritant des plus violents, qui n'est plus em-ployé qu'à l'extérieur comme rubéfiant et vé-sicant; cependant, seul, il ne produit pas de vé-sicatoire. Il entre dans le vésicatoire perpétueldeJanin. On en fait une poudre*, une teintureemployée en frictions dans les rhumatismes.Les hippiatres l'emploient dans le pansementdes sétons, et aussi comme rubéfiant.
Parmi les plantes du genre euphorbia quiintéressent la médecine, nous citerons YEpurgiou Catapuce; Lathyris, Euphorbia lafhyris(Springkraut, al.; Garden spurge , ang. ; Eu-forbia Latiride, Catapuzia minore, it.), qui croîtdans nos contrées et dont la semence fournil,par l'éther,environ 35°/ 0 d'une huile rubéfianteemployée en médecine; les feuilles enivrent lespoissons et le décocté passe pour dépilatoire;puis les Euphorbia ipécacuanha, Cyparissias(Cypre senwolfsmilek, al. ; Cyprès spurge, ang. ;Cypressige icoefs melk, hol.) palustris, sylva-tica, peplus, helioscopia (réveille-matin), esula(ésule), etc., dont les racines sont vomitiveset ont été proposées comme succédanées decelles d'ipécacuanhavrai. Ce sont toutes plantesà suc laiteux acre, que les Arabes emploientà l'intérieur contre la morsure des serpents.Leur nom vient de celui d'Euphorbus, méde-cin de Juba, roi de Mauritanie.
V Euphorbiapilulifera (Euphorbiacées) dontles fruits ont l'aspect de petites boules est très-employé en Australie et en Angleterre contrel'asthme et les autres affections des bronches,sous forme d'infusion.
Sous le nom à'Aveloz. milk (lait d'Aveloz),on se sert au Brésil pour'laguérison des can-cers du suc de VEuphorbia philantros, plantede la famille, des Euphorbiacées, du groupedes Philanlrées, qui croît dans la province dePernambufo et au sud de Parahyba.
Les racines d'Euphorbia ipécacuanha sontofficinales aux Etats-Unis et doivent leur pro-priétés éméto-cathartiques à une résine mollejaunâtre (Petz-elt).
A côté de l'Euphorbe, nous citerons le Fon-tainea pancheri (Euphorbiacées), arbre origi-naire de la Nouvelle Calédonie, étudié parM. Heckel. Ses semences soumises à la pressionpuis à Faction dissolvante d'un mélange à P.E. d'alcool et d'éther, fournissent 58 0/0 d'unehuile grasse jaunâtre, purgative drastique (V.Un. ph. 1870).
EDPHRAISE.
Euphrasia officinalis L. (Personnées.)
Augentrost, AL.; Eve bright, ANO.; Orientraest, dan.;Eufrasia, esp., it.; Oogentroost, hol.; Agentrœst, su.;Ghios otou, TUR.
Plante indigène O employée jadis commeléger astringent en collyre. Appelée vulgaire-