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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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498 ÉTHER VALÉRIANIQUE OU VALÉRIQUE. ÉTHÉROLÉ D'AMMONIAQUE.

qu'elle était partagée par plusieurs autres sub-stances. Ainsi on a reconnu que la plupartdes éthers, le sulfure de carbone, la benzine,le naphte, l'aldéhyde, le chloroforme, l'amy-lène, etc., sont des anesthésiques qui peuventêtre utilisés au besoin.

D'après les recherches qui ont été faites àce sujet, les anciens savaient, par des modesd'administration particuliers, ou des doses con-venables, produire une anesthésie analogue etdans le même but, à l'aide de substances di-verses, parmi lesquelles la mandragore vienten première ligne. Hugues, de Lucques, aum e siècle, imbibait une éponge de sucs demorelle, de jusquiame, de ciguè, de laitue, demandragore, de solution d'opium et produisaitle sommeil en la tenant sous le nez du malade.Pour le réveiller, il employait le vinaigre enaspirations et le suc de rhue en applicationsdans l'oreille. Boccace raconte que de sontemps le chirurgien Mazat de la Montagne,élève de l'école de Salerne, n'exécutait aucuneopération sans endormir son malade par l'ins-piration d'un liquide qu'il composait. Com-ment cette connaissance n'était-elle pas plusgénérale, et comment s'était-elle perdue ?

De nombreux appareils à éthériser ont étéinventés. Une éponge imbibée de 10 à 30 gr.d'élher, convenablement disposée dans un fla-con à deux tubulures, dont l'une donne accèsà l'air, et l'autre à un tube terminé par unembouchoir par lequel on inspire, en mêmetemps que l'air qui arrive dans l'intérieur duflacon par la première tubulure, les vapeursd'éther : tel est le fond sur lequel chaque in-venteur a l'ait des variantes.

Nous n'entrerons pas, cela étant hors denotre cadre, dans les détails du modus ope-randi, ni dans les détails physiologiques surles diverses périodes de l'èthérisation, nienfin sur les dangers de l'éthérisme pour cer-tains individus, selon leur organisation oul'état dans lequel ils se trouvent. Nous nousbornerons à faire remarquer qu'aujourd'hui lechloroforme, dont l'action, de même ordre quecelle de l'éther, avait presque complètementremplacé ce dernier, est déplacé à son tour parcelui-ci dans l'èthérisation. (V. Chloroforme.)

Aujourd'hui, en outre, l'éther est préconisépour provoquer l'anesthésie locale sur les par-ties à soumettre à des opérations chirurgicales.L'appareil de Richardson (fig. 72) peut aussiservir à diffuser des liquides odorants dans lesappartements à titre à'oàorateur. (V. Un. ph.,1865.)

Quelques pharmacopées indiquent la prépa-ration de VHuile douce de vin (Huile d'éther,Huile volatile éthérée, Sulfate d'éther oud'oxyde d'éthyle , Liqueur éthérée vineuse,Huile de vin pesante). La voici : distillez 2 par-

ties d'alcool avec k d'acide sulfurique jusqu'àce qu'il se forme une écume noire : séparezla liqueur qui surnage, exposez-la à l'air une

(Fig. 72.)

journée, agitez-la avec un soluté de potasse etséparez l'huile éthérée qui gagne le fond. Elleest généralement incolore, d'une odeur aro-matique ; c'est celte odeur que l'on sent lors-qu'on laisse évaporer sur la main l'éther ducommerce qui est imprégné de cette huile ;sa saveur est menthée. Elle est plus lourdeque l'eau. On la confond souvent avec l'Acidesulfovinique ou Bisulfate d'éther, qui en diffèrepar une proportion de plus d'acide sulfurique.Cet acide sulfovinique existe dans l'eau de Rabel.L'huile douce de vin est constituée essentiel-lement par un mélange de sulfate d'éthyle etde plusieurs hydrocarbures isomères du gazoléfiant.

Ether valérianique ou valérique.

Valérianate d'oxyde d'éthyle.

Valérianate de soude, Acide sulfurique, Alcool, aa. Q.S.

On chauffe avec précaution au B.-M. Liquided'une odeur pénétrante rappelant celle desfruits et delà valériane. Boula 133°,5; densité0,89/i à 13°.

Etendu de 5 à 6 fois son poids d'alcool, cetéther constitue l'essence artificielle de pommes,ayant une odeur de pommes très-agréable.

ÉTHÉROLATS ou ÉTHÉRATS.

Les éthérolats sont le pendant des alcoolats.Cette sorte de préparation, proposée il y a unevingtaine d'années, a été abandonnée aussitôtqu'on s'est aperçu que l'éther distillé sur lesplantes, en raison de sa trop grande volatilité,ne se chargeait pas ou presque pas de leursprincipes volatils.

ÉTHÉROLATURES.Ce serait pour nous le pendant des alcoola-

ÉTHÉROLÉS.

Simples solutés de substances médicamen-teuses dans l'éther. (Voy. notre définition des

Alcoolés et Teintures éthérées.)

Ethérolé d'ammoniaque,

Ether sulfur., Ammoniaque à 22», ââ....... ¥.Z.

tures