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EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES.
diffuseront jusque dans les plus petites loca-lités où des pharmaciens puissent s'établir.
M. Ozouf a proposé de fabriquer en grand Tac.carbonique par la combustion du coke, et l'en-gage ensuite dans une solution de carbonate desoude qui est transformée en bicarbonate d'oùle ga/. s'échappe sous l'influence de la chaleur;la solution de carbonate dépouillée de gaz estchargée de nouveau et sert presque indéfinimentà un jeu continu d'absorption et de dégagementd'acide carbonique {Un. ph. 1866; J. ph. 1868).
Le débouchage des bouteilles n'est pas sansdésagrément ni sans danger, et un autre in-convénient, c'est qu'il occasionne une déperdi-tion de gaz chaque fois qu'on le réitère. Pour yobvier, des siphons de différents modèles ontété proposés, et quelques-uns adoptés. Ce sont,en général, des tubes en métal recourbés ter-minés en pointe, et dont les parois sont trouées,qu'on enfonce, par l'extrémité inférieure, à tra-veis le bouchon jusqu'au fond de la bouteille;on tourne le robinet de la courbure supérieure,et l'eau, chassée par la pression qu'exerce le gazdans la bouteille, est poussée au dehors.
Savaresse a inventé, pour n^ r , gg ^ \obvier aux inconvénients quenous signalions tout à l'heure,un appareil, nommé bouteillesiphoîde, qui atteint mieux lebut que les siphons. Il con-siste dans un cruchon en grèsblanc, verni (il peut être enverre ou en cristal), sur legoulot duquel est établie unefermeture permanente en étain,qui porte un tube plongeurdescendant jusqu'au fond duvase ; un levier ou une clef àvis sert d'obturateur pourmaintenir le liquide; ce vasese remplit en le présentant àun robinet communiquant àl'appareil saturateur, toutefoisavec l'intermédiaire d'unepièce en bois, coudée et per-cée. Lorsqu'on veut en fairesortir le liquide gazeux, ilsuffit d'appuyer sur le levierou de tourner un peu la vis.
Depuis l'invention de Sava-resse, le principe restant lemême, la forme et le méca-nisme du siphon à levier sesont multipliés.
Les figures 66 tas et 66 terreprésentent les siphons deMondollot qui se recomman- l *t^mm^dent par la pureté du métal indispensable àces appareils, et les figures 67 et 67 bis repré-sentent les vases siphoïdes d'Hermann-Lacha-
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pelle qui joignent a un bon mécanisme l'élé-gance et la solidité.
(fig. 67) (fig. 67 bis)
Nous ne devons pas oublier de mentionnerici un petit appareil fort ingénieux, de l'inven-tion de Briet, et nommé Gazogène. Cet appa-reil est utilisé dans les familles, où il est fortrépandu.
A l'aide de cet appareil, on peut instantané-ment obtenir un liquide chargé uniquementde gaz acide carbonique ; car le tartrate desoude, résultant de la décomposition du bicar-bonate de soude par l'acide tartrique, resteentièrement dans la boule inférieure. La figure68 et l'explication suivante en feront com-prendre facilement le mécanisme.
On remplit entièrement d'eau la carafe n° 1,on prend (pour les appareils de deux bou-teilles) 21 grammes de bicarbonate de soudeet 18 grammes d'acide tartrique (1) et on lesintroduit à l'aide d'un petit entonnoir dans laboule n° 2 ; on introduit alors le tube n° 3dans l'intérieur de la boule; puis on visse laboule n° 2 sur la carafe n° 1. Ainsi disposé,l'appareil se trouve dans la position de la fig. B.
(-Fia. 69) (') Aujourd'hui on substitue avantageuse-ment, pour le prix, le bisulfate de soude al'acide tartrique.
M. Garnaud, ancien pharmacien à Neuilly, a in-venté et fait breveter un petit instrument très-ingénieux qu'il nomme Porte-Acide Gar-nal'd, avec lequel les pharmaciens, médecins,chimistes, limonadiers, pourront fabriquer del'eau de Seltz dans les appareils gazogènesBriet, à un prix des plus minimes (2 à 3 cen-times le litre 1/2), puisqu'il permet l'emploi del'acide sulfurique en nature.cL Ce petit instrument (fig. 69) consiste en un[ c^ tube de cristal bouché à l'émeri par un bou-g chon percé à son centre d'un trou capillaire,^ c^ permettant de renverser l'instrument rempli,sans crainte que le bouchon ou le liquide neçg S s'échappe. Il est soudé sur la partie inférieure,percée de trous et mobile du tube Briet. Cen'est que lorsqu'il est en place et que l'appa-reil est vissé qu'il commence a fonctionner.