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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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EAU DISTILLÉE DE MATICO. EAUX MINÉRALES.

Opérez encore de même pour les eaux distil-lées de cochléaria, de cresson, d'opium brut.

Eau distillée de Matico.

Matico incisé....... 1000 Eau ............... Q. S.

Retirez 4000 d'hydrolat. (Codex.) Celui-ci aune odeur qui a quelque chose de plus téré-benthacé que la plante même. On peut l'em-ployer à l'intérieur et à l'extérieur. On a donnéplusieurs autres formules d'eau de matico,la proportion de ce dernier est beaucoup plusélevée; elles sont destinées il des injections ouautres usages spéciaux.

Préparez de la même manière les eaux dis-tillées dEucalyptus et de Boldo.

Eau distillée de menthe poivrée *

Sommités fraîc. incis. de menthe 1000 Eau comm. Q. S.

Retirez à la vapeur un poids d'hydrolat égalà celui de la plante. (Codex.)

Préparez de même les eaux distillées ou hy-drolats d'hysope*, de marjolaine, de menthecrépue, de mélisse*, d'armoise*.

Eau distillée de nicotiane (Rademacher).

Feuill. réc. de tabac. S00 Alcool rect. 90 Eau. Q. S.

Pour obtenir 500 de produit.

Eau distillée de raifort.

Rac. fr. de raifort.. 1 kil. Eau commune.....5 kil.

Incisez la racine et retirez 2 kil. de produit.

Eau distillée de rose *.

Hydrolatum rosœ.

Pétales de rose pâle contus. 1000 Eau.....Q. S.

Distillez à feu modéré jusqu'à ce que vousayez obtenu un poids d'hydrolat égal à celuide la fleur. (Codex.)

On prépare de même les hydrolats de fleursde chèvrefeuille, de fèves, de lis, de muguet, denénuphar, de pivoine.

Eau distillée de tilleul *.

Hydrolatum tiliœ.

Fleurs sèches de tilleul.. 1000 Eau.......... Q. S.

Distillez à la vapeur jusqu'à ce que vous ayezobtenu en eau distillée ZiOOO. Après 2Zi heuresde repos, filtrez au papier mouillé. (Codex.)

Préparez de même les eaux distillées ou hy-drolats de : mêlUot*, sureau*, origan, serpolet,camomille, badiane, bourgeons de sapin; bour-geons de pin ; de séminokles d'unis *, de persil,de fenouil* et d'angélique; de baies de genièvre;de mdne de valériane* et d'aeore; et celles desubstances exotiques, après une macération dedouze heures, telles que cannelle de Ceylan* (1),

(1) Les anciens pharmacologistes nommaient Eau de

CANNELLE ORGÉE, EAU DK CANNELLE SPIRITUEUSE, de

l'eau de cannelle dans laquelle l'eau ordinaire avait étéremplacée par un décocté d'orge et distillée après fer-mentation ; dans leur Eau de cannelle vineuse, l'eauétait remplacée par le vin.

sassafras, cascarille, girofle, piment, santalcitrin.

L'Eau vulnéraire aqueuse, hydrolat de labiéescomposé, s'obtient en distillant de l'eau surjes mêmes substances que pour l'alcoolat. Pourl'£«M thériacale aqueuse, c'est la même chose.

EAUX MINÉRALES.

Eaux médicinales naturelles.

Classe aujourd'hui fort nombreuse et fort envogue d'agents thérapeutiques. « Ce sont deseaux de sources naturelles, auxquelles la pro-portion ou la nature des matières dissoutesdonne des caractères particuliers qui les ren-dent impropres aux usages ordinaires de la vie,mais qui leur communiquent des propriétésspéciales dont la médecine peut tirer parti pourla guérison des maladies. »

On les a considérées comme des sécrétionsd'un être organisé. Rordeu les croyait douéesd'une sorte de vitalité, ce qui est vrai sous unpoint de vue. Maintenant leur origine n'estplus un problème; on sait qu'elles proviennentde l'eau atmosphérique. Une partie de l'eauqui se rassemble sur les montagnes coule àleur surface et produit des ruisseaux, une au-tre tombe dans leurs fissures, arrive a des pro-fondeurs diverses, se charge plus ou moins dessubstances qu'elle rencontre, et pressée parla colonne de liquide, revient ainsi à la surfaceà des distances quelquefois considérables dupoint de départ.

Les propriétés physiques des eaux minéralessont difficiles à exprimer d'une manière géné-rale, tant elles sont variables ; en effet, on peutregarder comme dépendant de cette classe demédicaments, des eaux qui ne cessent d'êtrepotables que par un petit excès de sulfate oude carbonate calcaire, jusqu'à celles desmatières salines, des substances organiques,des gaz, etc., abondent; cependant la plupartsont transparentes, incolores, sapides, inodores,plus pesantes de quelques centièmes que l'eaudistillée. Toutefois il en est de louches, d'unpeu colorées, et les eaux sulfureuses ont uneodeur hépatique. Elles sont chaudes ou ther-males ( à -f 20° et au-dessus ), ou froides( à + 20° et au-dessous ).

On croyait jadis que les eaux thermales per-daient moins vite leur calorique que l'eau or-dinaire amenée artificiellement au môme degré,et de plus que ce calorique n'avait pas lamême action sur les matières organiques. Onconnaît l'expérience de M mo de Sévigné, à Vi-chy, à ce sujet. On avait avancé aussi que leseaux minérales gazeuses conservaient mieuxleur acide carbonique que les eaux artificielles,mais il paraît qu'il n'en est rien.

Certaines eaux minérales ont une composi-tion pour ainsi dire invariable ; d'autres, au