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EAU ZINCÉE CAMPHREE. — EAUX DISTILLÉES.
Triturez, laissez reposer et décantez. (Foy.)Maladies des voies urinaires et respiratoires,quelques affections de la peau.
Eau zincée camphrée.Aqua zinci sulphati cum camphorâ.
Suif, de zinc. 13 Camphre. 8 Eau bouillante. 786
Faites dissoudre et filtrez. (Lond.)
EAUX DISTILLÉES.
Hydrolats ; Aquce stillatitiœ.
On donne, en pharmacie, le nom d'eaux dis-tillées et mieux d'hydrolats à l'eau communechargée, par la distillation, des principes volatilsdes plantes.
Actuarius est le premier auteur qui parledes hydrolats.
Les anciens pliarmacologistes, qui définis-saient la préparation des hydrolats une raré-faction et une exaltation des parties humidesles plus pures et les plus essentielles desmixtes, les distinguaient en eaux essentielles eten eaux distillées proprement dites. On obtenaitles premières par distillation des plantes fraî-ches au bain-marie, sans addition d'eau. Lesdernières constituent les hydrolats employésde nos jours.
Les éléments propres à fournir les hydro-lats sont : l'eau, puis des racines, des bois, desécorces, des feuilles, des fleurs, des fruits, dessemences. L'eau Ja moins séléniteuse est lameilleure. Dans les plantes, on choisit les par-ties les plus actives. C'est la racine dans lesamomées, les écorces dans les laurinées, lesakènes dans les ombcllifères, les sommités fleu-ries dans les labiées.
On emploie les substances fraîches ou sèches;fraîches celles qui perdent de leur odeur parla dessiccation; sèches celles qui ne perdentrien par cet effet, ou môme qui gagnent uneodeur suave (le sureau, le mélilot, la coriandre,peut-être la mélisse, etc.). Pour les premièresquelquefois, afin de n'en distiller qu'une partieà la fois, ou de pouvoir les faire voyager, on arecours à un artifice qui consiste à les broyeravec du sel marin ; de cette manière elles seconservent intactes et on peut les distiller entoute saison de l'année. Les unes et les autresdoivent être convenablement divisées. On laisseen outre les substances sèches et compactesmacérer pendant quelque temps avant de pro-céder à la distillation. La proportion de lasubstance étant 1, celle de l'eau distillée qu'onen retire, varie, selon les cas, dans les rap-ports de 1,50, 2 ou h.
Cette dernière se fait à feu nu, ou à la vapeur.Le premier mode est le plus usité ; l'autres'applique avec avantage pour les plantes d'o-deur douce et agréable que le feu altérerait.
Parmi les moyens indiqués pour distiller à
la vapeur, le plus simple et celui qui atteint lemieux le but que l'on se propose, est celui deSoubeiran. Il consiste dans une simple modifica-tion apportée à l'appareil distillatoire ordinaire.
A travers la partie du bain-marie qui séparela cucurbite du chapiteau , passe un tuyau encuivre recourbé. Le coude extérieur va s'adap-ter à la douille de la cucurbite ; la partie lon-gue descend le long des parois intérieures dubain-marie, se recourbe et vient s'ouvrir aumilieu de son fond au-dessous des plantes dis-posées sur un diaphragme percé de trous.Lorsqu'on chauffe, la vapeur engendrée dansla cucurbite passe dans le tube, arrive dans lebain-marie, traverse les plantes, se charge deleurs principes volatils et vient enfin se con-denser dans le serpentin.
L'appareil de M. Duportal atteint, lui aussi,le but; c'est-à-dire qu'il donne un produitexempt d'odeur empyreumatique ; mais il al'inconvénient d'être un appareil spécial, etd'être d'une acquisition onéreuse.
On éviterait encore l'odeur d'empyreume si,au lieu de distiller à feu nu, on distillait aubain de chlorure de calcium ou au bain d'huile,ou encore en distillant dans le vide, en opé-rant comme on le fait aujourd'hui, dans quel-ques grands établissements pour la préparationdes extraits. Cependant il serait à craindre quedans ce dernier procédé, l'eau, distillant à unebasse température, ne se chargeât pas desprincipes volatils des substances.
Pour la distillation à feu nu, on commencepar disposer la substance sur un diaphragmemétallique ou une simple claie au fond de lacucurbite, afin de l'empêcher de toucher aufond de celle-ci et d'être altérée par le feu. Onajoute le chapiteau, puis on adapte le serpen-tin et enfin le récipient ; on Iule, on garnit leserpentin d'eau, on chauffe graduellement et àla température de -f- 100°; la tension de lava-peur faisant équilibre à la pression atmosphé-rique extérieure, la distillation s'effectue.
Les auteurs ne sont pas d'accord sur la ma-nière de pousser la distillation ; les uns recom-mandent de la faire vivement; d'autres, aucontraire, de la mener doucement. En faveurde cette dernière manière de voir, on a fait laremarque que, par suite d'une ébullition tropvive, l'huile volatile se transformait en unematière muqueus? qui donnait une mauvaiseodeur au produit distillé.
Quelques eaux distillées sont difficiles à ob-tenir pures parce que les substances occasion-nant le boursoufflement du liquide, il passe,en même temps que les parties volatiles, desmatières qui ne le sont pas, ce dont on s'aper-çoit à la coloration de l'hydrolat. On remarquefréquemment cet accident de distillation avecla salsepareille, la menthe, etc. On peut empê-