Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
437
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

EAUX DIVERSES.

437

obtenu en 1878 par Gerrard qui reconnut enlui un alcaloïde qu'il nomma Duboïsine ; ill'obtient en dissolvant l'extrait aqueux dans sonvolume d'eau, l'additionnant d'alcool tant quece liquide détermine un précipité, et séparantle précipité par le filtre. La liqueur alcooliquedistillée, le résidu fut étendu d'eau, addi-tionné d'un léger excès d'ammoniaque etagité avec un excès de chloroforme; l'évapora-tion du chloroforme a laissé un résidu ayantl'aspect d'un sirop à réaction alcalinetrès-manifeste. Ce résidu fut redissous dansl'acide sulfurique dilué, et par une additiond'ammoniaque donna un précipité d'aspecthuileux et jaune.

Cet alcaloïde est très-solublc dans l'eau,l'alcool, l'élher, le chloroforme, le benzol, lesulfure de carbone. Une partie de l'alcaloïdetransformé en sulfate a donné les mêmes réac-tions que l'atropirte. Les réactions de ces deuxsubstances sont très-semblables, la chaleur lesvolalise ; le sulfate et le bromhydrate deDuboïsine ont seuls donné quelques houppescristallines. Ladenburg admet que la duboïsineet l'atropine sont identiques. .Néanmoins, laDuboïsine semble être un alcaloïde nouveaudifférant en quelques points de l'atropine.Duquesnel a obtenu la duboïsine cristalliséesous forme de fines aiguilles incolores,groupées autour d'un point central. L'alca-loïde dissous dans 120 fois son poids d'eaudilate fortement la pupille, deux milligram-mes injectés sous la peau ont arrêté lessueurs nocturnes d'un malade (Blake) et pro-duit des phénomènes tétaniques chez des ani-maux. C'est un antagoniste de l'action de lamuscarine (Ringer). Suivant M. Galezowski,la Duboisine serait préférable dans certainscas à l'atropine qui n'est pas toujours biensupportée par les douleurs locales qu'elle pro-voque, quoiqu'il ait vu le nouvel agent ame-ner des symptômes toxiques généraux tels quesécheresse de la gorge, tremblements, inap-pétence, somnolence, grande faiblesse mus-culaire.

La duboïsine s'emploie surtout en collyresous forme de sulfate, à la dose de 0,05 pour10 gr. d'eau distillée.

Nous plaçons ici un autre duboïsia : le Du-boïsia llopicoodii, Muell. (Pituri ou Pitcheré).Originaire de la .Nouvelle-Galles du Sud et del'Australie occidentale, cette espèce joue ungrand rôle chez les indigènes. Ils la mâchentet la fument, non seulement pour se procurerune sorte d'ivresse, mais pour se donner unegrande force musculaire au moment de lachasse et du combat (Bcmcroft). Le Pituri esttrès-toxique ; à faible dose il agit d'abordcomme un narcotique léger, il provoque lasalivation, une dose plus élevée entraîne la

paralysie puis la mort. Son principe actif(Piturine, de Gerrard) ne sérail autre que lanicotine. (Petit.) Même emploi et mêmes dosesque l'atropine.

E

EAU.

Protoxyde d'hydrogène : Aqua, "ïSuj.

Wasser, 4L.; Waler, ans., HOI.; Mali, Owzir, ar.; Vand,dan.; Agua, ESP., POK.; Acqua, it.; Ab, pkr.; Voila,rus.; AVattefl, su.; Tannear, tam.; Sou, tur.

Comme agent de dissolution et comme véhi-cule, l'eau, l'un des quatre éléments des an-ciens, et dont la véritable nature fut reconnuepar Cavendish, joue un rôle des plus impor-tants en pharmacie.

En raison de cette importance, nous aurionsà considérer : 1° l'eau sous le rapport physique,c'est-à-dire, à l'état liquide ou ordinaire ; puisà ceux de glace, de neige ou de vapeur ; 2° sousle rapport chimique, c'est-à-dire à en faireconnaître la composition, selon qu'elle provientde la pluie, de fontaines, de puits, de rivières,etc.; 3° enfin, sous le rapport de ses applica-tions en pharmacie et en médecine ( V. ap-pend.); mais ce travail nous mènerait troploin. Nous nous bornerons donc à parler icides eaux médicamenteuses proprement dites,et dans l'ordre suivant: 1° Eaux diverses;2° Eaux distillées ou hydrolats ; 3° Eaux mi-nérales naturelles ; W Eaux minérales artifi-cielles.

Pour les corps que l'eau dissout, V. p. 168,et Tableau chimiq. , p. 7Zi-82.

EAUX DIVERSES.

Nous réunissons, sous ce titre, toutes les eauxpharmaceutiques qui n'ont pu entrer dans desgroupes de médicaments bien définis. Ce sonten général des solutés aqueux.

Eau albumineuse.

Eau .

1000

Blancs d'œufs....... no 4

Eau de fleur d'or..... 10

Battez avec une petite quantité d'eau, ajou-tez le reste du liquide, passez à l'étamine,et arom. avec l'hydrolat. (Codex.)

Contre-poison du sublimé corrosif.

Eau d'Alibour.

Collyre de Saiitt-Jenœron.

Sulfate de zinc........ 70 Safran............. 4

de cuivre...... 20 Eau............... 2000

Camphre............. 10

Laissez en contact et filtrez. (Cad.)Préparation à employer avec précaution.

Eau alumineuse.

Sulfate d'alumine..... 10 Eau............... 1000