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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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CUIVRE.

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cristallisable (cubébine ou cubébin), fusible à125 00 , analogue à la pipérine. (V. Extraits;Un. ph. 1872).

(Fig. 61.)

M. Engclhardt prépare la cubébine de la ma-nière suivante : On fait un extrait éthéré decubèbes qu'on laisse en repos pendant plu-sieurs mois, au bout desquels il s'est forméune volumineuse cristallisation ; on verse letout sur un entonnoir pour que les cristaux seséparent du magma extractif ; on lave avec del'éther froid. Pour purifier ces cristaux com-plètement , on les dissout dans de l'alcool à80° bouillant. On traite par le charbon animal,on filtre à chaud, et la cubébine cristallise parrefroidissement.

Myrepsicus, médecin arabe, est le premier au-teur qui parle du cubèbe, et ce sont les Anglaisqui l'ont mis en vogue en Europe dans le trai-tement de la gonorrhée, après l'avoir vu em-ployer dans ce cas par les Indiens. C'est leconcurrent ou l'auxiliaire du copahu dans letraitement de cette maladie. Mais c'est aussi unstimulant, un stomachique. A haute dose, ilproduit quelquefois le vomissement, et, commele copahu, une éruption cutanée. On l'a em-ployé contre les flueurs blanches.

On en fait une poudre* qui est très-em-ployée délayée dans un peu d'eau, ou sousforme de pilules, de capsules, de dragées, d'o-piats; on prépare des extraits, une teinture;on emploie son infusé (pp. 20 : 1000) en po-tions, lavements. Dose : 2 à 60,0.

Il nous vient de l'Inde hollandaise une nou-velle variété de poivre cubèbe, qui, d'aprèsM. Grœnewegen, serait produit par le piperanisaturn ; il est gris cendré ; odeur peu agréable,saveur piquante, comparable à celle du macis.

Il se laisse facilement pulvériser; la poudre,d'un roux grisâtre, a une odeur de térében-thine ; son prix est moins élevé que celui duvéritable cubèbe. Suivant MM. Pas et Favrot,ce nouveau cubèbe serait plutôt le fruit tropmûr du piper eubeba; en tout cas, l'ancien, levrai cubèbe, beaucoup plus riche en principesactifs, doit lui être préféré.

CUIVRE.

Ms, Vénus, Cuprum, XatWç.

Kupfer, al.; Copper, ang.; Nahass, ah.; K.o*n-Tnng,Tong-Kong, ch.; Tung. Gobber, dan.; Tamba, due.,ind.; Cobre, ESP., pob.; Koper, hol.; Rame, it.; Mis,peu.; Miedz, pol.; Mjed, rus.; Tamraka, SAN.; Kop-par, su.; Schembu, tam.; Tambran, tel.; Pakir, ttjr.

Métal d'un rouge qui lui est propre, d'unepesanteur spécifique 8,90, fusible à 27° dupyromètre; très-sonore, très-malléable et très-ductile.

Il n'est d'aucun usage direct en médecine.

Le cuivre réduit employé aujourd'hui dansquelques industries s'obtient, à la manière dufer réduit, au moyen d'un courant d'hydrogèneet de l'oxyde de cuivre.

On obtient le cuivre en poudre fine, enmêlant du sulfate de cuivre en poudre avecune solution saturée de ce sel et de la gre-naille de zinc, on agite; le zinc déplace lecuivre qui se précipite en poudre-fine ; celle-cirecueillie sur un filtre, est lavée avec de l'eaudistillée privée d'air, puis avec de l'alcool, etséchée par expression. {Hugo Schiff.)

Il suffit aussi de l'immersion d'une lame dezinc dans une solution saturée de sulfate decuivre, additionnée de son volume d'acidechlorhydrique ; le cuivre se dépose en éponge,celle-ci, par l'agitation, se transforme en poudrefine qui est lavée à l'eau chaude et séchéedans un courant d'hydrogène (Low). Une dis-solution d'oxyde de cuivre ammoniacal bouil-lie pendant un quart d'heure avec Q. S. deglucose et de potasse ou de soude, donne aussidu cuivre en poudre fine (Stolba).

Le cuivre s'allie facilement aux autres mé-taux. Les alliages les plus importants sont lelaiton (cuivre jaune, similor), formé de 20 à40/100 de zinc et de 60 à 80/100 de cuivre ;le métal du prince Robert, l'or de Manheim,sont des variétés de laiton ; le métal des clo-ches , le bronze, sont des alliages de cuivre etd'étain. Le maillechort contient du cuivre, duzinc et du nickel.

Vamalgame de cuivre ou mastic métalliqueformé de 30 de cuivre et 70 de mercure, estquelquefois employé par les dentistos pour ob-turer les cavités des dents cariées. Il est gris,plastique. On prend le cuivre divisé, c'est-à-dire réduit par l'hydrogène ou précipité d'unsel de cuivre par le zinc, et, après l'avoir hu-mecté d'acide sulfurique concentré, on le mêle