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BL'PLEVRE. — CACAOTIER.
I
On emploie le bois, la racine, Fécorce de laracine et les feuilles, comme sudorifique, dansla syphilis constitutionnelle, le rhumatisme,Enfui on l'a présenté comme le succédané dugaïac. On l'administresous l'orme de décodé(pp. 50 :1000). L'écorce est la partie préférée.Fauré y a trouvé, en 1829, un alcaloïde qu'ila nommé buxiue, dont le sulfate a été recom-mandé, en Italie, comme un succédané dusulfate de quinine. Dans ces derniers temps,Alessandri y a trouvé la buxéme et la pava-buxine.
BUPLÈVRE.
Perce-feuille, oreille de souris ou de lièvre ;Buplnrum perfoHatum rotundifolium. (Om-bellifères.)
Plante très-commune dans les champs, in-connaissable à la manière dont sa tige et sesrameaux percent ses feuilles. Elle passe pourêtre astringente et vulnéraire. Inusitée.
BUSSEROLE.
Raisin d'ours; ma ursi, Arluhts (arctosta-phyllos) uva ursi. (Ericinées.)
Bai'rentraube, al.; Bearberry, ANG.; Enab a] dib, AR.;Miœlneber, Mealbœrus, dan.; Gayuba, nsr.j Beercn-druif, hol.; Uva orsina, it.; Niedzwiedzego, Grona,Borowhowe, pol.; Uva de urso, por. ; Miœl ouris, su.;Ayou ousumi, TUR.
Petit arbuste qui croît sur les Alpes, les Py-rénées, dont on mange les baies écartâtes,aigrelettes et rafraîchissantes. Les feuilles*,seules employées, sont inodores, obovales,cernées, assez analogues à celles du buis.Elles ont eu une grande réputation comme diu-rétiques dans les affections muqueuses chro-niques de la vessie; elles la mériteraient au-tant comme astringentes. On les dit obstétri-cales. On les emploie en infusé (pp. 10 :1000).
La busserole contient : acide gallique 1, 2;tannin 36,û; résine U,U; apothème 0,8; gommeet sel soluble 3,3; chlorophylle 6,3; pectine2,15; extractif 17,6; ligneux'9,6; eau 6,0 —10,3; et, selon M. Kavvalier, un principe amercristallisé, Yarbutine. qui est un glucoside(Schiff) pouvant se dédoubler en hydroqui-none et en glucose.
Une espèce voisine, F Arbousier, Fraise enarbre ; Arbutus unedo , arbrisseau qui croitdans tout le bassin de la Méditerranée, enCrimée et jusque dans le Caucase, est commundans le sahel algérien; il produit des fruits{Arbouses) assez semblables a des fraises, quipassent pour être diurétiques, et que Foumange dans le Levant, en Espagne, etc. Saracine est un astringent. Les arbouses con-tiennent une quantité notable de sucre de
fruits, de la parapeclinc, une espèce de cire,une matière colorante, de l'acide métapectiqueet des traces d'amidon (Filhol). Les populationsde la côte occidentale de l'Adriatique fontavec ces fruits une eau-de-vie assez agréable(V. J. ph, 1855). Les Arabes les regardentcomme antidiarrhéiques. L'alcoolat d'arbousesparait être la base de la liqueur ouecl-allah.
G
CACAOTIER.
Theobrotna cacao (de ©arfç, Dieu, et fcâu.%, ali-ment.) (Byttnériacées.)
Kakaobaum, al.; Cacoa-tree, ang.
Arbre originaire du Nouveau-Monde» et na-turalisé aux Antilles. 11 peut acquérir de 10 à12 mètres de hauteur. Le fruit entier a la formed'un concombre. Sa cavité intérieure est rem-plie d'une pulpe jaunâtre, aigrelette, au milieude laquelle sont disséminées une trentaine desemences amygdaliformes : c'est le cacao (fèvesdu Mexique ). Ces semences se composent d'untégument scarieux brun fauve, recouvrant unembryon de même couleur, d'une odeur faibleet d'une saveur un peu amère.
M. Alfred Mitscherlich a trouvé dans 100 p.de cacao de Guayaquil (république de l'Equa-teur) : matière grasse ou beurre, 45 à 49 ;fécule, 14 à 18 ; glucose, 0,34; sucre de canne,0,26; cellule, 5,8; matière colorante, 3,5 à5 ; matière albuminoïde, 13 à 18 ; théobromine,1,2 à 1,5; eau, 5,6 à 6,3.
Dans quelques pays, lorsqu'on a retiré lessemences, on les fait sécher aussitôt ; dansd'autres, on les enfouit auparavant dans laterre pendant quelque temps. Les cacaos quiont subi cette opération sont dits ferrés.
Les cacaos terres sont : 1" le cacao caraquc,que l'on récolte sur les côtes de Caracas ; ilest, de tous les cacaos, le plus foncé en cou-leur et en même temps le plus estimé ; 2° Jecacao Trinité, qui vient de l'île de ce nom ; ilest plus petit que le précédent et lui est infé-rieur en qualité. Les cacaos non terrés les plusconnus sont ceux de Saint-Domingue, de laMartinique, de la Guadeloupe, que l'on com-prend quelquefois sous la dénomination com-mune de cacao des Iles, puis celui de Mara-gnun ou de Tara.
Ils sont moins estimés que les premiers pourfaire le chocolat; mais ils sont préférés pourl'extraction du beurre de caceuf (V. Huilesconcrètes), parce qu'ils en contiennent davan-tage et qu'ils sont moins chers.
Le cacao soconusco, qui vient de Guatemala,et qui est très-estimé, n'a pas non plus subile terrage.