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BOULEAU. — BOURRACHE.
M. Lebaigne, cette proportion de substancesminérales (cendres) varie de 9,5 à 23°/„ dansles divers extraits de viande du commerce.Avec l'extrait de viande, M. Desnoix a fait unepréparation qui réunit, sans les mêler, tous leséléments constitutifs du consommé: il trans-forme 3 grammes d'extrait de viande, conve-nablement épaissi, en une boule qui est recou-verte, par immersion, d'une couche de graissede bœuf; après refroidissement, cette bouleest trempée dans une dissolution de gélatinetrès-pure contenant une quantité convenabled'extrait de légumes, préparé dans le vide; lesel est renfermé dans un étui dont le couver-cle sert de mesure pour une tasse de bouillon.Une boule dissoute dans 200 grammes environd'eau bouillante, additionnée d'une mesure desel, donne un consommé complet. — Depuisquelque temps, l'action bien connue de la pep-sine, a suggéré l'idée de prescrire de la viandetoute digérée àcertainsmalades (VoirPeptones).
BOULEAU.
Aulne blanc, Arbre de la sagesse, Biole;Betula alba. (Amentacées.)
Birke, al.; Birch, anc; Birk, dan.; Abedul, Alamoblanco, esp.; Berk, hol.; Betulla, it., pob.j Brzoza,pol.; Bjœrk, su.
Arbre de nos bois, reconnaissable à son épi-derme blanc. Son écorce 'M, qui est résineuse,passe pour diurétique et fébrifuge, elle contientune résine cristallisable, la Bétuline, dont onretire par distillation sèche une huile pyrogé-née (Huile russe, Huile ou Essence de Bouleau),d'une odeur particulière; c'est à elle qu'il fautattribuer l'odeur, la souplesse et la force quicaractérisent les cuirs de Russie.
Au printemps, le bouleau donne par inci-sions une sève sucrée qui, par fermentation,fournit une boisson alcoolique.
BOULES DE NANCY*.
Boules de mars ou d'acier; Boli s. cjlobulimartis s. martiales.
Espèces vulnéraires___ 150 Eau .............. 1000
Faites bouillir, passez, exprimez, et versezla décoction sur :
Limaille de fer..................... i 000
Évaporez à siccitô dans une bassine de fonte;pulvérisez le résidu, puis, faites-le bouillir avecune seconde décoction avec 150 d'espèces vul-néraires et 1500 d'eau, en ajoutant :
Tartre brut....................... 1000
F. évap. en consistance de pâte ferme ; aban-donnez cette pâte à elle-même pendant un mois.Au bout de ce temps, réduisez la masse enpoudre fine, et faites-la bouillir avec une troi-sième décoction de /|00 d'espèces vulnéraireset 3000 d'eau, en ajoutant :
Tartre brut pulv.................. 2000
Faites évaporer jusqu'à ce que la matièredevienne sèche et friable par refroidissement ;roulez-la alors' en boules du poids de 30grammes environ , que vous enduirez d'unelégère couche d'huile, et ferez sécher à l'abridu soleil et d'une trop forte chaleur qui lesgercerait. Après un mois environ, enveloppez-les dans du papier et conservez-les à l'abri del'humidité. (Codex de 1860.)
Dans le but d'abréger considérablement letemps de préparation, M. Desfosses proposele mode opératoire que voici :
Tartre rouge pulv... 1500 Gomme arabique pul-
Fer rouillé sec et pul- vérisée............. 80
vérisé ............ 900 Inf. eonc. d'esprit vul-
Tormentille pulvér.. 60 néraire.......... Q. S.
On commence par faire bouillir l'oxyde defer et le tartre dans une marmite de fer, avecenviron 3 litres d'infusé, et on évapore jusqu'àce que la matière soit en consistance d'élec-tuaire. On y ajoute alors les poudres de gommeet de tormentille. Lorsque la matière a acquisune fermeté convenable, on la réduit en bouleset on fait sécher à l'air.
M. Cabasse substitue à la limaille de ferl'oxyde ferroso-ferrique des baltitures, qui secombine rapidement avec le tartre. Les batti-tures de fer sont préparées, c'est-à-dire préa-lablement criblées, pulvérisées, mises en con-tact pendant 24 heures avec de l'eau aiguiséede 20 °/ 0 d'acide chlorhydrique et 4 °/ 0 d'a-cide azotique, puis, lavées à grande eau etséchées à une douce chaleur.
Les boules de Nancy peuvent être considé-rées comme du tartrate de potasse et de fer,plus les matières extractives et aromatiquesdes plantes labiées employées.
Les boules qui nous viennent de la Grande-Chartreuse et de Nancy sont ovales, aplaties,moulées et munies d'un petit bout de ruban.
Remède populaire contre les contusions, lesfoulures. On met ces boules dans l'eau, jusqu'àce que celle-ci ait acquis une couleur ambrée,et on l'applique en compresses. Moins char-gée, on s'en sert à l'intérieur dans la chlorose ;c'est Veau de boule.
Les boules de Molsheim en diffèrent par dubenjoin et d'autres substances résineuses qu'el-les contiennent.
BOURRACHE.Borrago offlcinalis. (Borraginées.)
Borretsch, al.; Borage, ano.; Lesan-el-tour, ar.; Bor-raja, esp.; Bernagie, hol.; Boraggine, Borrana, it.;Borak, pol.; Lisan selvi, TUR.
Herbe indigène O hispide, à feuilles rugueu-ses assez grandes, à fleurs d'un bleu violacé,rarement roses ou blanches. Elle est nitrée ettrès-mucilagineuse ; très-commune dans leslieux cultivés.
On emploie les feuilles ^* et les fleurs*.