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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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BAUME DE TOLU.

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auteurs, au lieu d'être obtenu par incisions,comme nous l'avons dit plus haut, il seraitobtenu par décoction dans l'eau, de Pécorce,des rameaux et des bourgeons. Selon Martius,on l'obtiendrait comme le goudron. On pratique[Fig.ij.) des incisions à l'arbre,

ou y met le feu, onlaisse les parties seebarbonner, et on re-cueille le baume parabsorption, à l'aidede chiffons de coloninlroduits dans les en-tailles, et qu'on faitensuite bouillir dansl'eau ; le baume estclarifié par fusion, puisrenfermé dans des ca-lebasses.

11 a la consistance et l'apparence d'unemélasse très-brune; il a l'odeur plus forteque le précédent, mais toujours agréable; sasaveur est amôre et acre ; il cède a l'eau sonacide cinnamique, et un peu d'huile volatile.11 est presque entièrement soluble dans l'alcool,mais peu soluble dans l'éther.

Il contient : huile volatile, acide cinnamique,cinnaméine, métacinnaméine, etc.

On a donné le nom de Baume blanc de SanSonate, Baume de San Salvador, à un pro-duit retiré des fruits des myroxylons de SanSalvador. Son odeur rappelle celle du mélilot;il contient une matière neutre appelée myroxo-carpine.

Excitant, employé contre les catarrhes chro-niques. On le dit aussi diurétique. On en pré-pare une teinture*, un sirop ; il entre dans lespilules de Morton, la tbériaque, et sert commeparfum. Dose : 25 centig. à 2 gr. Peu employéà l'intérieur.

Les fruits du myroxylum peniiferum sont dela grosseur d'une forte fève de marais, fauves,presque réniformes, amincis et membraneux aleur base. On trouve dans leur intérieur unesemence oléagineuse qui a exactement la l'ormeet la grosseur d'un haricot. Le péricarpe os-seux et la semence ont une odeur balsamiquetrès-forte, mais qui se rapproche plutôt decelle du mélilot et des amandes amères quede celle du baume du Pérou. De notre côté, àla pharmacie centrale, nous avons reconnu,comme étant celle de l'arbre au baume de loinune écorce de couleur fauve, dont l'odeur serapproche également beaucoup plus de celledu mélilot que du baume de Tolu.

Baume de Tolu*.

Baume d'Amérique, de Saint-Thomas ou de

Carthagêne; Balsamum tolutanum.

Carthagenabalsam, Tolubalsam, al-, SU.; Balsam ofTolu,asg.j Balsamo de Tolu, esp. ,POR.;£abakpelesenghi, tur.

Longtemps attribué à une térébinthacée, letoluifera balsamum, on sait pertinemment au-jourd'hui qu'il provient d'une légumineuse, lemyroxylum eu myrospermumtoluifentm, arbrequi croît dans les provinces de Saint-Thomaset de Carthagêne, surtout aux environs de laville de Tolu, particularité qui a valu au baumeses différents noms.

Il découle naturellement de l'arbre. Il estd'abord semi-liquide, et ayant toute l'appa-rence d'une térébenthine tenace et glutineuse,devient ensuite plus ferme, prend une couleurfauve pellucide, devient grenu ; alors il a uneodeur très-suave. C'est la l'état sous lequel onle connaît le plus ordinairement. Avec le tempsil acquiert une solidité complète, devient jaunerougeàlre, très-friable, mais se ramollissantcomme de la poix à la moindre chaleur. Danscet état, il est moins odorant : c'est que,comme l'a fait remarquer Guibourt, l'huilevolatile abondante du premier est remplacéedans le second par de l'acide benzoïque, oumieux cinnamique, d'après M. Frémy.

Autrefois ce baume arrivait, comme lebaume blanc du Pérou, dont il ne diffère peut-être pas, enfermé dans des calebasses ; c'étaitce qu'on appelait le baume de Tolu en coquesou en cocos; aujourd'hui il vient contenu dansdes boîtes en fer-blanc ou dans une sorte depots (baume en potiches).

Le Brésil en fournit depuis quelque temps.

Le baume de Tolu cède à l'eau chaude unegrande quantité de son acide et un peu de sonhuile volatile, est soluble dans l'alcool et l'é-ther, fond au feu et brûle en répandant uneodeur agréable. 11 est formé de résine, d'huilevolatile, de cinnaméine, d'acides cinnamiqueet benzoïque. Sa composition tiendrait doncà la lois de celle du baume du Pérou et decelle du benjoin. D'après des recherches deM. Caries, l'acide du baume de Tolu seraituniquement de l'ac. cinnamique (V. Un. ph.1874.)

Le baume de Tolu, comme le baume du Pé-rou, n'est pas parfaitement miscible avec lescorps gras (surtout liquides), sans intermèdestels que la cire, la glycérine, l'alcool.

Stimulant, balsamique précieux. C'est sur-tout dans les catarrhes chroniques que l'onen fait usasse, On fait quelquefois respirer lavapeur d'éther, qui en est chargé, dans lestoux opiniâtres. C est un diurétique.

Forme pharm. et dose. —En substance, 0,2oà 2,0: sirop*, 10 à 50,0; pastilles*, 2 à 10,0 ;alcoolé*, 2 à 10,0 ; éthérolé, 1 à 4,0. Le siropet les pastilles, qui constituent des prépara-tions fort agréables, sont les forme-, les plusemployées. (V. les recherches de M. J. Duval,J. ph. 1873). Le baume de Tolu entre en outre

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