AZOTATE DE MERCURE ET D'AMMONIAQUE. — AZOTATE DE PLOMB.
chaud de 1 gramme de protonitrate de mer-cure dans 8 d'acide nitrique. Bien qu'on l'em-ploie comme le deuto-azotate acide liquide duCodex, il ne faut pas confondre.
Lorsqu'on traite le mercure par l'acide azo-tique en présence de l'alcool, il se produit unepoudre d'un gris jaunâtre, cristalline, très-dangereuse à manier, détonant violemmentpar le choc, par l'action de la chaleur à 186°ou au simple contact des acides sulfurique etazotique concentrés ; c'est le fulminate demercure (mercure fulminant ou poudre d'Ho-ward, vulg. poudre fulminante), découvert,en 1799, par Howard; on le prépare surune grande échelle pour la fabrication des cap-sules.
Inconvp. : Eau, sulfures solubles, alcalis,carbon. etphosph. solubles, iodures.
Azotate de mercure et d'ammoniaque*.Mercure soluble d'Ilahnemann, Oxyde gris ou
noir de mercure, Précipité noir, Turbith
noir, Protonitraie ammoniaco-mcrcuriel ;
Hydrargyrum oxydatum nigrum, Azotas
hijdrargyroso-ttmmonicus.
Triturez 100 de protoazotate de mercureavecQ. S. d'eau froide etfaiblementaciduléepar de l'acide azotique, de manière ;'i obtenir* ou 5 litres de soluté. Versez goutte par goutteen agitant le soluté mercuriel, de l'ammoniaqueétendue de 15 à 20 fois son poids d'eau jusqu'àce que le précipité prenne une teinte pâle ; sépa-rez par décantation le précipité de la liqueursurnageante, lavez-le et faites-le sécher àl'abri de la lumière. (Ane. Codex.)
Cette préparation varie et devient plus oumoins vénéneuse, d'après le plus ou le moinsd'ammoniaque servant à sa précipitation. Lacouleur de ce médicament varie, dans chaquepharmacie, du noir velouté au gris noirâtre, etcontient dans ce dernier cas une proportionplus grande d'oxyde de mercure.
Le meilleur moyen d'obvier à l'inconvénientd'une préparation si incertaine, est de la faireavec une quantité toujours fixe d'ammoniaqueliquide. Prenez : azotate de protoxyde de mer-cure 278 gr., eau distillée 750 gr.
Après un mélange intime, on y verse goutte àgoutte et en agitant constamment. Ammonia-que liquide 15 gr. ; étendue d'eau distillée 125 g.
On jette sur un filtre et on lave avec 150 gr.d'eau distillée, on fait sécher à une douce cha-leur, et on conserve à l'abri de la lumière.
Selon M. R. Kane, le mercure soluble d'Hah-nemann est du turbith nitreux dans lequelune proportion d'eau est remplacée par uneproportion d'ammoniaque.
C'est un produit qui ne mérite pas le titre desoluble qu'on lui a donné, si toutefois cette épi-thète ne se rapporte pas à son action médicale.
Il a eu une très grande vogue comme antisy-philitique. Malheureusement, c'est un médica-ment de composition variable et partant peu fi-dèle dans son emploi. Le mercure soluble à teintegrise paraît plus énergique que celui qui est toutà fait noir. Dose : 1 à 5 centig. en pilules.
Azotate de pilocarpine.Nitrate de pilocarpine, Nitras pilocarpinus.
S'obtient eu épuisant les feuilles ou l'écorcedu jaborandi par l'alcool à 80° additionnéd'acide chlorhydrique officinal (8gr. par litre);distillant et évaporant en consistance d'extraitfluide, reprenant par une petite quantité d'eaudistillée et filtrant. On traite cette liqueur parl'ammoniaque en léger excès et on agite àplusieurs reprises avec du chloroforme. Lesliqueurs chloroformiques sont agitées avec del'eau à laquelle on ajoute de l'acide azotiquejusqu'à réaction légèrement acide. Les matièresétrangères restent dans le chloroforme, et parévaporation h sec au B.-M. de la liqueuraqueuse on obtient du nitrate impur qu'il fautpurifier par des cristallisations répétées dansl'alcool à 90° bouillant. (Codex.)
Piismesrectangulaires, droits, blancs, anhy-dres, dextrogyres, peu solubles dans l'alcoolabsolu froid, solubles dans 8 p. d'eau à -\- 15°.100 p. de ce sel contiennent 70,75 de pilo-carpine.
La Pilocarpine pure s'obtient en traitantune solution de nitrate de pilocarpine par del'ammoniaque en léger excès et agitant le toutavec du chloroforme.
Par distillation le chloroforme laisse la pilo-carpine sous forme d'un sirop incolore ou peucoloré; elle est soluble dans l'eau, plus solu-ble dans l'alcool, l'éther, la benzine et lechloroforme.
La synthèse de la pilocarpine a été réaliséepar MM. Hardy et Calmels par transformationde l'acide p-pyrydinolactique en pilocarpi-dine et cette dernière en pilocarpine. (J. Pli.Ch., sept. 1887.)
Les autres sels de pilocarpine [Chlorhydrate,Salycilate, Sulfate) s'obtiennent par saturationde l'alcaloïde par l'acide.
La pilocarpine et ses sels s'emploient dansdans les mômes cas que le jaborandi, maissurtout comme antimvdriatiques, mais commel'alcaloïde est liquide on prescrit généralementses sels : à l'intérieur aux doses de 2 à 3 centigr. ;en injections sous-cutanées aux doses de 1 à 2centigr. Pour l'instillation dans l'œil, le nitrateest préférable. Dose : 0.15 pour 10 gr. d'eau.
Azotate de plomb.
Nitre de Saturne ou saturnin, Nitrate plombique ;Azotas plumbicus ; Nitras plumbicus.On l'obtient soit en traitant directement leplomb par l'acide azotique faible aidé de la