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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ARNIQUE. ARROW-ROOT.

sent les feuilles d'armoise lorsqu'on les pulvé-rise, sert aussi à préparer des moxas.

Au Maroc, les sommités d'armoise deBarbarie (Artem. cina ou Aragoncnsis) sontemployées en infusion contre les rhumes, enfumigation dans la variole.

L'Estragon est une sorte d'armoise (Art.dracunculus), qui ne sert que comme condi-ment. Le nomd'Ar^îî<î'«vientd'"A=TEu.iç,Dianepatronne des vierges, à cause de l'emploi prin-cipal de l'armoise commune. D'autres pensentqu'il vient à'Artemisia, nom de la femme deMausole, roi de Carie (379 avant J.-C). quifaisait usage de cette plante.

ARNIQUE.

Tabac ou Bétoine des Savoyards, Tabac desmontagnes ou des Vosges, Herbe aux chutes,Herbe aux prêcheurs, Doronic d'Allemagne,Plantain ou Souci des Alpes ; Arnica mon-tant. (Synanthérées.)

Wohlverleih.Fallkraut, al.; Léopards bane, ang.; Vol-verley, Galdblomme, Hest-soloie, Stock-volve, 01-konge, dan.; Arnica, ISP., it., rOR.; Volkruid, hol.;I'ormonakow, Tranku, Gornego, roL.; Barannikgornoi, hus.; Hestfibler, su.; Dagh kaslarani, tuh.

Plante herbacée % des montagnes de l'Eu-rope et de l'Amérique, mais qui croît princi-palement en Allemagne, en Suisse, dans lesVosges. Racines fi-breuses , rouges ;feuilles radicales lar-ges, d'entre lesquel-les sort une tige hau-te de 30 centimètres,

portant d'autresfeuilles plus petites,et qui se termine parune belle fleur oucalathide jaune ra-diée (fig. 42).

On emploie la ra-cine, les feuilles etles fleurs &*, maisil n'y a guère que>celles-ci qui soientusitées en France.Toutes cesparties ontune odeur marquée,une saveur acre et sont sternutatoires. On ytrouve: résine, cytisine (principe toxique desfruits du faux ébénier ou cytise Cytisus la-burmm), acide gallique, matière col. jaune,gomme, sels (Chevallier et Lassaigne), huilebleue (Weber), saponine (Buchoh), huile es-sentielle jaune, tannin, corps gras fusible à 28°matière cireuse (Wali). En 1831, W. Basticka éclairci la question en retirant des fleurs,par un traitement convenable, un principeamer particulier, ïamicine (p. 231).On emploie les fleurs comme stimulant éner-

gique du système nerveux. Sioll les vantailcomme fébrifuge, et les appelait le quinquinades pauvres. L'infusé d'arnica (eau d'arnica),est un remède populaire contre les coups à latète; de le nom de panacea lapsorum, pa-nacée des chutes, qui lui a été donné par Ferh.On peut même dire que l'arnica sous toutes lesformes et en particulier sous forme de teintureou d'alcoolalure, employé en compresses àl'extérieur ou à la dose de quelques gouttesdans de l'eau sucrée à l'intérieur, est un vul-néraire et antispasmodique journalier. On lesemploie aussi contre la goutte, le rhumatismeet la paralysie. Elles sont émétiques à haute dose.On lui a substitué les capitules de Doronicum.

Veau de Notre-Dame des Neiges est une al-coolature à base d'arnica.

Foi m. pharm. et dose. Poudre, 25 à 50 centig. ;infusé (pp. 5 : 1000), il doit être passé avecsoin; extrait alcoolique, 5 à 20 centig.; éthé-rolé, là2gr. ; teinture*, 1 à 2 gr. La teintured'arnica est aujourd'hui assez souvent em-ployée à l'extérieur, comme résolutif, excitant,antihémorrboïdal. Quelques personnes lui pré-fèrent l'alcoolature*.

La racine a été vantée comme antiseptiquedans les résorptions purulentes.

Incomp. : acétate de plomb, acides miné-raux, sulfates de fer et de zinc, carbonate demagnésie.

ARROW-ROOT*.Salep des Indes occidentales, Poudre de Casti-

Ihon ; Fecula arrow-root, Amylum marantœ.

Pfeilwurzelsteerke, al.Ararout, ar.; Tikhur, ind.; Roomacoo, tam.;

Fécule amylacée que l'on retire dans lespossessions anglaises des Antilles et des Indes,à la manière de la fécule de pommes de terrechez nous, des racines tubéreuses de deuxplantes appartenant à la même famille, celledes amomées. Ces plantes sont: l'une le ma-ranta arundinacea L., plante américaine: l'au-tre le maranta indica, Tus., plante indienne.Mais il parait que l'on en retire encore d'unemultitude de plantes appartenant notammentaux genres Curcuma, Taeca, Aruni,Caladimn.

Cette fécule est moins blanche, mais plusfine et plus douce au toucher que l'amidon.Elle est à peu près inodore et insipide, craquesous les doigts. Lecommerce la présente sou-vent en morceaux irréguliers qui sedhisentà la moindre pression.

Ce sont les Anglais qui nous ont fait con-naître cette substance à laquelle ils accordentune estime toute particulière. On l'a présen-tée comme analeptique; mais c'est tout sim-plement un aliment léger, et à ce titre il estordonné aux convalescents.

L'arrow-root le plus estimé est celui desîles Bermudesiviennent ensuite les arrow-root