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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ARGENT.

cultivée en Europe dans les jardins. On l'appelad'abord papaver spinosum ; elle croît naturelle-ment au Mexique et aux Antilles ainsi que dansplusieur scontrées de l'Amérique septentrionale.Au Sénégal, on s'en sert contre la gonorrbée.Le suc de la plante est employé contre les ma-ladies cutanées, les \errues, l'ophtalmie. Lesfeuilles el les fruits (figues d'enfer, higo delinferno des Espagnols) sont somnifères ; et lessemences, purgatives et vomitives. Inusité.

11 résulte de recherches de M. Charbon-nier, que l'argémone du Mexique renfermede la morphine et que ses semences contien-nent 36 °/o d'huile siccative susceptible d'ap-plications, très-analogue par ses propriétéspurgatives (à la dose de 15 à 30 gouttes),aux huiles des euphorbiacées (/. ph. 1868).

ARGENT.

Lune, Diane (Alch.) ; Argent, "Apppc;.Silber, al.; Silver, ang.; Fazzeli, Fedda, ak. ; Yn, ch.;Solv, dan.; Flata, esp.; Zilver, iiol.; Rupah, ind. ;Argento, it. ; Nokra,PER.; Szebro, pol.; Prata, por. ;Serebrû, Rus.; Rajata, Rupya, san.; Silfwer, su.;Yellio, tam. ; Yentiie, tel.; Kioumous, tur.

Métal précieux, connu de toute antiquité,d'une densité de 10,/|7, fusible vers 1000°. 11a été en grand crédit auprès des médecinsarabes, qui lui attribuaient des vertus cépha-liques, cordiales et toniques. Inusité.

Pour obtenir l'argent pur, on réduit le chlo-rure argentiq. humide, soit par le cuivre dé-capé et l'ammoniaque ; du jour au lendemainla réduction est achevée et il ne s'agit plusque de laver l'argent (Hornung) ; soit en lefaisant bouillir avec une dissolution de potassecontenant du sucre (Levol) , et fondant le mé-tal réduit avec un peu de borax ; ou bien enmettant le chlorure argentique fondu dans del'eau à laquelle on ajoute une lame de zinc etde l'acide sulfurique (Arfwedson); ou encore enprécipitant une, dissolution ammoniacale d'azo-tate d'argent par le protochlorure de cuivreammoniacal (Millon et Commaille). On a ausside l'argent très-pur ou à 1000 millièmes enréduisant le chlorure sec (100 p.) par un mé-lange de craie (70 p.) et de charbon de boispulvérisé (i p.) (Gay-Lussac), ou par la moitiéde son poids de carbon. de soude sec ; onchauffe pendant une heure; on a un culotd'argent pur et une scorie de chlorure de so-dium. On refond le culot de métal et on leprojette dans l'eau pour le granuler. (Codex<te 1860.)

ARISTOLOCHES.

Osterluzei, Hohlwurzel, AL.; Bitworth, ano.; I.oufarcat,ar.; Aristoloquia, Esp.; Osterlucie, HOL.jKolz, su.;Tchiravendi, tur.

Les racines de ce nom que l'on trouve dansles pharmacies sont :

1° Aristoloche longue, Aristolochia longa.Racines longues de 10 à 15 centimètres, grosses

ARMOISE.

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comme le i ouce et plus, brunes en dehors,jaunâtres en dedans, d'une odeur faible etd'une saveur acre et nauséeuse.

2o A ristoloche ronde, A ristolochia rotunda $.Sorte de tubercules gros et irréguliers commeceux des pommes de terre ; coloration de laprécédente; odeur et saveur faibles; elle vientde la Provence.

Autrefois on trouvait encore dans les offi-cines : 3" l'aristoloche des vignes, A. elematitis,dont la racine a été fort prônée contre lagoutte et le rhumatisme. Les Russes regardentles fruits crus, sorte de petites poires vertes,comme un bon vermifuge ; à" Varistoloche cré-nelée, A. phtolochia; 5° Varistoloche trilobée,A. trilobata, plante de Surinam et de la Ja-maïque, dont on dit les vertus supérieures àcelles de la serpentaire de Virginie. L'A. gran-diflora est fréquemment employée au Brésildans les hydropisies, la dyspepsie, la paralysie.L'A. fœtida es! très-usitée au Mexique, sousforme de décoction, pour nettoyer les ulcères;beaucoup d'autres aristoloches, et en particulierYA. serpenlaria (Voy. Serpentaire), sont consi-dérées comme antidotes du venin des serpents.

Les aristoloches appartiennent ci la famillequi porte leur nom, les Aristolochiées. Leursracines, qui paraissent jouir des mêmes pro-priétés, sont des emménagogues assez pronon-cés, ce qu'explique l'étymologie de leur nom"Apitrroç, très-bon,et Ao^eia, lochies); cependantelles sont tombées dans l'oubli. Dose : 1 à 2,0.

ARMOISE.

Herbe (V. Lierre terrestre), Ceinture ou Cou-ronne de Saint-Jean; Artemisia vulgaris.(Synanthérées.)

Gemeiner beifuss, al.; Wegwood, ang.; Souela, ar.;Motjigusu, N'gai-, ch.; Artemisa, Esp.; Gemeeneby-voel, hol.; Misk otou, tur.

Plante % commune dans toute l'Europe.Haute d'un mètre ; tige blanchâtre, parcouruepar des cannelures rougeâlres ; feuilles pinna-lifides, vertes en dessus, blanches et coton-neuses en dessous ; fleurs petites en paniculesterminales ; odeur aromatique, saveur amère.

On emploie les feuilles M* et les racines.Les premières sont emménagogues et antihys-tériques.

La racine a, dit-on, été employée avec suc-cès en Allemagne, contre l'épilepsie et la dansede Saint-Guy. (Poudre de Brumser).

Forme pharm. et dose: Poudre, 2 à h gr. ;extrait* 1 à 2 gr. ; infusé (pp. 20 : 1000); si-rop*, 15 à 60 gr. ; hydrolat, 25 à 100 gram.

Suivant Haller, au Japon on brûle la moellede la tige, en moxa sur les membres douloureuxdes goutteux. Les fibres cotonneuses desfeuilles de V Artemisia chinensis servent aumôme usage chez les Chinois.

En France, le résidu duveteux que fournis-