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ACETONE.
titre d'émétique et d'antispasmodique à l'in-térieur comme le sulfate de même base. Inu-sité aujourd'hui.
Obs. — Pour les acétates qui pourraientêtre demandés en dehors de ceux indiqués ici,on se les procurera facilement en procédant paranalogie. Par exemple : on préparera les acé-tates de brucine, de vératrine, de strychnine,de cinchonine, comme celui de morphine oucelui de quinine; les acétates de baryte, delithine, de nickel, comme celui de chaux ; lesacétates i'arane ou d'oxyde d'uranium, savoirl'acétate de protoxyde en dissolvant le protoxydedans l'acide acétique; l'acétate de peroxyde,en dissolvant à chaud dans l'acide acétique,l'azotate d'urane légèrement torréfié.
Acétone.
Ether ou Esprit pyro-acétique, Esprit pyroli-gneux, Alcool mésitique, MéthylacétyleAcétate de plomb cristallisé. 2 à 4 Chaux vive. 1
Mêlez, distillez à sec, agitez le produit avecdu chlorure de calcium, et distillez au B.-M.
Liquide très-fluide, incolore, inflammable,d'une odeur suave pénétrante d'éther acétique,d'une saveur mordicante ; soluble dans l'eau,l'alcool et Féther. Densité 0,792 à + 18 00 ;bout à + 56 oc , 6. Il dissout le camphre, lecaoutchouc, les graisses.
L'acétone se produit, en général, dans ladistillation des acétates; lorsqu'on chauffe dusucre, de la gomme, de l'acide tartrique, del'acide citrique, etc., en présence de la chaux ;quand on fait passer des vapeurs d'acide acé-tique dans un tube de porcelaine chauffé aurouge.
On l'a administrée, à la dose de 15 à 30gouttes, 3 à Zi fois par jour, comme anthelmin-thique, et recommandée dans le traitement de lagoutte, des rhumatismes aigus et chroniques.
Ache.
Ache, persil ou céleri des marais; Céleri sau-vage; Apium graveolens. (Ombellifères.)
Eppich, al.; Smollage, Parsley, ANG.;Kerafs, AR.;Kin-tsaï, ch.; Apio,ESP.; Eppe, hol.; Appio, itj Servis, tur.
Herbec?commune dans toute l'Europe.
Toutes les parties de cette plante exhalentune odeur aromatique analogue à celle du per-sil, mais beaucoup plus forte.
D'après Hubner et Vogel, elle contiendraitune huile volatile accompagnée d'une matièresucrée analogue à la mannite.
On emploie la racine *^, l'herbe, les sé-minoïdes. La racine est l'une des cinq ditesapéritives.
Excitant, diurétique. Le suc des feuilles, àla dose de 150 à 200 gram., est, d'aprèsTournefort, un très-bon fébrifuge, pris au mo-ment de la fièvre. Le persil a été proposé
- ACIDES.
pour le même emploi. — Infusé (pp. 20 :1000), conserve, sirop, etc.
Le céleri n'est que Tache cultivée (apiumdulce) ; il possède un arôme qui lui donne lapropriété d'exciter l'appétit. En Algérie, lesArabes dissipent la migraine avec des fumiga-tions de céleri dirigées sur la tête ; le jus dela tige est employé comme topique sur lesyeux, dans les cas d'ophthalmies.ACIDES.
Sauren, al.; Acide, ang.; Acidos, esp.; Zuren, hol.;Kilosta, rus. Eksi, tur.
Le mot acide est la traduction du mot latinacidum, qui lui-même est la traduction cor-rompue (ïacetum, nom latin du vinaigre, quiest l'acide le plus anciennement connu. Quandon vint à découvrir des liquides d'une saveurpiquante, plus ou moins analogue à celle duvinaigre, on leur appliqua le nom d'acide, quidès lors devint générique. Aujourd'hui, paracide, on entend non-seulement des liquidesd'une saveur piquante, mais encore toutes lessubstances solides, liquides ou gazeuses quijouissent de la propriété de former des selsavec les bases.
On divise les acides selon qu'ils ont pourprincipe acidifiant l'oxygène, ou l'hydrogène,en oxacides et hydracides. Les uns et les autresse subdivisent : 1° en oxacides et hydracides,ou simplement, acides minéraux, lorsqu'ils ré-sultent de la combinaison des corps acidifiantsavec les corps simples de la nature minérale;2° en oxacides et hydracides, ou simplement,acides organiques, quand ils proviennent de lamême combinaison, mais avec les radicaux de lanature organique. Ces radicaux, à trois ouquatre exceptions près, sont tous composés; ondonne le nom particulier d'acides gras à ceuxqui sont fournis par les matières grasses, di-rectement ou à l'aide de réactions diverses.
Les oxacides sont beaucoup plus nombreuxque les hydracides, et les acides organiquessont aujourd'hui beaucoup plus nombreux queles acides minéraux.
Les acides sont dits concentrés, lorsque étantou dissous ou naturellement liquides, ils necontiennent que peu ou point d'eau ; affaiblis,étendus ou dilués, lorsqu'ils en contiennentbeaucoup.
La thérapeutique puise des agents dans cesdifférentes catégories de composés acides.
Pris d'une manière générale, tous les acidesemployés en thérapeutique, soit minéraux, soitorganiques, purs ou concentrés, sont de puis-sants caustiques. Ils rubéfient, cautérisent etdétruisent même les parties avec lesquelles onles met en contact ; de là l'emploi de quel-ques-uns d'entre eux pour cautériser les chan-cres, détruire les carnosités, les verrues, etc.A l'intérieur, ce sont de violents poisons. Ils
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