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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ACETATES DE MERCURE. ACÉTATES DE PLOMB.

être obtenu cristallisé en raison de sa grandedéliquescence.

Ce sel, qui a peu de saveur, jouit d'une ex-trême solubilité soit dans l'eau, soit dans l'al-cool, et qui, par conséquent, peut être soumisà toutes les formes pharmaceutiques, a étéproposé par M. Renaud comme purgatif, auxmêmes titres que le citrate. Encore inusité.

Acétates de mercure.

Il existe deux acétates de mercure :

1° Proto-acétate de mercure, Terre foliéemercurielle, Sel acéteuxmercuriel, Acétate mer-cureux ; Hydrargyrum acetatum, Mercuriusaceticus; Acetas hydrargyrosus B . Il s'obtienten décomposant une dissolution de protonitralede mercure par une autre d'acétate de soudeen petit excès. On recueille l'acétate qui s'estprécipité, on le lave et on le fait sécher à l'a-bri de la lumière. (Ane. Codex.)

11 est en petites écailles blanches et nacrées,que la lumière altère rapidement. Il exige pourse dissoudre 333 p. d'eau; insoluble dans l'al-cool. Sa saveur est désagréable. L'eau bouil-lante le décompose en mercure et en acétatede bioxyde.

Antisyphilitique presque uniquement em-ployé dans les dragées de Keyser, qui le sontelles-mêmes fort peu, et dont il paraît démon-tré aujourd'hui qu'il forme la base, contraire-ment à ce qu'ont écrit quelques auteurs pourprouver que c'était le bi-acélate.

Dose : 1 à 5 centigrammes.

2° Deuto-acétate de mercure, acétate mercu-rique. Il se prépare en saturant de l'acide acé-tique (à 0 ou 8°) par du bioxyde de mercure,faisant rapprocher doucement la liqueur jus-qu'à pellicule et laissant cristalliser.

Il cristallise en lames comme le précédent,mais il se dissout dans !i parties d'eau à -f- 10 ocet, dans presque son poids, à l'ébullition. L'al-cool, l'éther, le décomposent et en préci-pitent l'oxyde. Inusité.

Acétate de morphine*.

Acetas morphinœ, s. morphicus.

On l'obtient en traitant la morphine parQ. S. d'acide acétique pour la dissoudre etévaporant à siccité, à une douce chaleur.(Ane. Codex.)

Il devient basique avec le temps. Aussi est-on obligé d'y ajouter quelque peu d'acide acé-tique pour opérer sa dissolution complètedans l'eau. Il est blanc, légèrement jaunâtreou grisâtre et le plus souvent pulvérulent.

Dose : de 1 à 5 centigrammes en pilules, enpotions ou par la méthode endermique.

Acétates de plomb.On ne distingue que deux acétates de plomben pharmacie :

1° Acétate de plomb cristallise, Sel de Sa-turne, Sucre de plomb ou de Saturne, Acétateneutre de plomb; Plumbum aceticum, Acetasplumbicus ^ *.

Bleizucker, al.; Sugar of lead, ang.; Malh el rossas.Ait.; Blyesukker, dan.; Lootsuiker, hol.; Zucchcro diSaturno, it.; Uksnsnokistoesvinets, rus.; Blysocker, su.Xourchoum toutou, Tin.

La connaissance de ce sel est très-ancienne.Isaac le Hollandais et Raymond Lulle en par-lent dans leurs ouvrages.

Ce sel est obtenu en grand dans les arts, aumoyen del'ac. pyrolig. et de la litharge. En phar-macie, on le purifie par solution et cristallisation.

En petits cristaux prismatiq. agglomérés, in-colores ou blancs, Iégerem. efilorescents à l'air,opaques, d'une saveur styptiqueet sucrée à lafois, fusibles dans leur eau de cristallisation a56°,25 (Jeannel), solubles à + 15° dans 1 p. 69d'eau distillée et dans 8 parties d'alcool. Ilprécipite l'eau non distillée, l'eau de chaux,les solutions alcalines. Sa solution est égale-ment précipitée par les ac. sulfurique, chlor-hydrique; par l'alun, le chromate de potasse,l'iodure de potassium, les sels de fer, les infu-sions astringentes et même toutes les subst.organiques, le sucre excepté. Il faut donc éviterde l'associer avec ces substances, à moins qu'onn'ait la réaction en vue.

Les médecins l'emploient à l'intérieur à ladose de 1 à 10 centigrammes par jour, dansles diarrhées colliquatives, les sueurs de phthi-siques, et à l'extérieur comme astringent sicca-tif. Vanté aussi dans les névralgies, à l'intérieur.

2° Acétate de plomb liquide, Extrait deGoulard ou de Saturne, Vinaigre de plomb oude Saturne, Acétate basique ou tribasique deplomb, Sous-Acétate de plomb; Liquor acetatisplumbi basici, Subacetas plumbicus liquidus *.

Acétate de plomb cristallis. 300 Litharge...... 100

Eau distillée.............. 750

Chauffez le tout ensemble au B.-M. dansune terrine jusqu'à ce que la litharge soit dis-soute et que la liqueur marque 30° B é (1,32 audensim.), après refroid, ou 30° bouill.; laissezdéposer, filtrez. (Codex.) Le contact de l'argentmétal, favorise beaucoup la dissolut, de lalitharge dans l'acét. de plomb. (Rochleder.)

L'acét. de plomb liquide doit être incolore ;celui des pharmacies a presque toujours unelégère teinte bleuâtre ou verdàtre. Cela tient aucuivre contenu dans la litharge, ou à ce que,pend, la préparation, il s'est formé de l'acé-tate de cuivre aux dépens du cuivre des bas-sines qu'on emploie ordinairem. pour cetteopération. Afin d'éviter cet effet, on pourraitopérer dans une capsule de porcelaine, oudiminuer la proportion d'eau (700 gr.) etopérer alors à froid dans un vase quelconqueen grès, ou enfin opérer comme à l'ordinaire