ACÉTATE DE CUIVRE ET D'AMMONIAQUE. — ACÉTATE DE MAGNÉSIE. 197
de cuivre; Flores viridis œris, Cuprum aceti-cum, Aeetas cupricus ^*.
Essigsaures kupferoiyd, al .; Azynzuur koperoxyde,HOL.jVerde eterno.iT.; Vjksusnokisloi okis medi,mjs.;Adjera Djuhari, tur.
Il peut s'obtenir soit en décomposant lecarbonate de cuivre par l'acide acétique,soit en précipitant l'acétate de chaux pardu sulfate de cuivre, filtrant, évaporant etfaisant cristalliser.
Mais le plus souvent il est fourni par le com-merce et n'a besoin que d'une purificationpar solution et cristallisation. Il est en beauxcristaux (prismes rhomboïdaux) vert foncé, so-lub. dans l'eau et l'aie. ; styptique, très-vénén.
2° Acétate basique de cuivre, Verdet gris,Vert-de-gris, Acétate de cuivre brut, Sous-acétate de cuivre; JErugo, Cuprum subaceti-cum, Yiride œris, Subacetas cupricus.
Griinspan, al.; Verdigris, ans.; Gheniar, Kallat elNahas, Zunjar, ah.; Tûng-lin, ch.; Kobber grant,SpansgrœntjDAN.; Cardenillo,ESP.; Koper groen.HOL.;Pitrai, ind.; Verde rame, it.; Sungar, pin.; Grynszpan, pol.; Jar medianka, rus.; Spanskgrœna, su.
Il nous vient de Montpellier, où on l'obtienten grand pour les arts, en tenant des lamesde cuivre plongées dans du marc de raisin. Ilest en gros pains d'un vert bleuâtre, incomplè-tement solubles dans l'eau et présentant danssa masse des parcelles de cuivre non attaqué.
Ces deux sels sont des poisons bien connuset employés seulement à l'extérieur pour ré-primer les ebairs fongueuses, les excroissancessyphilitiques; et en collyre, dans les ulcérationsdes paupières.
L'acétate neutre sert à la préparation duvinaigre radical. L'acétate bibasique entre dansl'onguent œgyptiac, le baume vert de Metz,l'emplâtre divin, etc.
Acétate de cuivre et d'ammoniaque.Acétate cuprico-ammonique.On l'obtient en faisant dissoudre 250 partiesd'acétate neutre de cuivre dans 1500 partiesd'eau et 50 parties d'acide acétique, filtrant,puis ajoutant de l'ammoniaque jusqu'à ce quele précipité qui se forme d'abord soit redis-sous. On évapore à pellicule et on laisse cris-talliser. Il fait partie de quelques collyres. Inu-sité en France.
Acétates de fer.
Deux acétates de fer sont employés en mé-decine :
1° Acétate de protoxyde de fer, acétate fer-reux. On l'obtient en dissolvant le sulfure defer dans l'acide acétique concentré, ou bienpar double décomposition de l'acétate deplomb et du sulfate de protoxyde de fer. Onfiltre et on évapore le liquide dans une cornuepour le préserver du contact de l'air. Lorsqu'ilest suffisamment concentré, il se prend en
une masse d'un vert très-clair, composée d'ai-guilles soyeuses, très-solubles dans l'eau etattirant l'oxygène de l'air avec une grandeavidité.
En raison de sa grande altérabilité, ce selne se trouve pas tout préparé dans les phar-macies.
2° Acétate de peroxyde de fer, acétate ferri-que, extrait de mars, vinaigre martial ou cha-lybé 'M- Pour l'obtenir, on sature, à l'aide d'unedouce chaleur, -26 p. d'acide acétique cristalliséavec du peroxyde de ter bien lavé et obtenuen précipitant par l'ammoniaque une solutioncontenant 2S,7 de sulfate ferrique et étendantla solution à 100 p. On obtient ainsi une solu-tion contenant 33 % d'acétate de fer anhydre
L'acétate ferrique est une liqueur brunfoncé, d'une saveur astringente et styptique.Si on tente de le soumettre à l'évaporationpour l'obtenir solide, arrivé à un certaindegré de concentration, il se décompose enacide acétique qui se volatilise, et en oxydede fer qui reste comme résidu.
Il est peu employé en médecine. Comme leprécédent, il fait partie de quelques prépara-tions martiales dans lesquelles il se produitindirectement.
Fondant apéritif. — Il a été présenté parM. Duflos comme plus efficace que l'hydratede peroxyde de fer pour combattre les empoi-sonnements par les arsenicaux.
Dans les arts, sous les noms de pyrolignite defer, de mordant de rouille, de pyrate de fer etde bouillon noir, on emploie un mélange d'acé-tate, de proto et de peroxyde de fer, commemordant et pour teindre en noir. Ce mélangea l'avantage sur les autres sels de fer et sur lesulfate en particulier, qu'il n'attaque pas letissu sur lequel on l'applique. C'est de ce selque M. Leboucher se sert quelquefois pourteindre les bois sur pied. On l'emploie aussicomme encre à marquer le linge.
On le prépare directement en mettant de laferraille en contact avec de l'acide pyroligneuxbrut en présence de l'air, jusqu'à saturationcomplète de l'acide. C'est un liquide épais,d'un brun verdatre. — On l'utilise, mais rare-ment en médecine, en bain, comme désinfec-tant, etc.
Quelques pharmacopées indiquent un acétatede fer et d'ammoniaque. On l'obtient en mêlantensemble 7 parties d'acétate d'ammoniaque etune partie d'acétate ferrique. — Dose : 2 à 8grammes. Usage externe.
Acétate de magnésie.
On l'obtient en saturant de l'acide pyroli-gneux par la magnésie ou son carbonate ; onfiltre et on fait évaporer à siccité ou seulementen consistance de sirop épais, car il ne peut