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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ART DE FORML'LER.

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de fer employé dans les cas les ferrugineuxsont indiqués; mais personne n'ignore nonplus la fâcheuse impression que son ingestionproduit sur l'économie : nul doule qu'il nefaille l'attribuer à sa trop grande solubilité. Ontrouve dans cette explication la raison qui faitqu'on préfère à l'emploi de ce sel, malgré lafacilité de sa préparation et son bas prix,d'autres sels de fer moins solubles, comme lecarbonate, le lactate, les tarifâtes, ou mêmedes ferrugineux insolubles, mais devenant so-lubles, à l'aide des acides de l'estomac, commeles oxydes de fer, et même la limaille de cemétal.

Ces considérations nous amènent naturelle-ment à faire, en passant, quelques applicationsde ces données à la toxicologie. Quand dansun empoisonnement par les alcalis végétauxon administre du tannin ou des décodés desubstances tanniferes; quand dans les empoi-sonnements par l'acide arsénieux on administrel'hydrate de peroxyde de fer ou la magnésiecalcinée ; quand dans les empoisonnementspar des sels minéraux et en particulier par lesublimé corrosif, on administre l'albumineavec l'intention, dans ces différents cas, deformer des combinaisons insolubles, il ne fautpas croire que le composé produit soit tout àl'ait dans ce cas, on ne fait que suspendred'une manière instantanée l'intoxication endétruisant l'action corrosive ou vénéneuse despoisons, on en modère considérablement l'ab-sorption, mais on ne forme pas dos composéstout à fait insolubles et tout à fait inoffensifs.En effet, on a pu constater (pie dans des em-poisonnements l'on avait administré, avecsuccès, des contre-poisons, les urines conte-naient encore le poison et l'antidote cinq et sixjours après l'ingestion. La pratique journalière,en faisant administrer des purgatifs et des \o-mitifs pour l'évacuation complote du poison,même après qu'il est neutralisé, vient du resteconfirmer notre théorie.

Dans ce qui précède, nous avons cherché àdémontrer qu'il ne fallait pas toujours con-clure des faits chimiques aux effets thérapeu-tiques, et qu'on ne devait tenir compte despremiers que lorsque la pratique avait pronon-; Considérant toutefois qu'il est plus ration-nel, en général, d'éviter l'association de sub-stances qui, par leur contact, peuvent produiredes composes nouveaux et mal définis, oudéfinis, mais autres que ceux que l'on voulaitadministrer, nous allons poser quelques règlesgénérales relatives aux incompatibles.

Ces règles sont toutes chimiques et, pour la

plupart, résumées des belles lois de Berthollet:

1° Toutes les fois que deux sels à l'état de

dissolution peuvent, par l'échange de leur base

et de leur acide, former un sel solubie et un

sel insoluble, ou bien deux sels insolubles, ladécomposition est forcée, à moins que le selinsoluble et le sel solubie puissent, en secombinant, donner naissance à un sel double,ce qui est rare.

2° Si deux sels solubles, ou un sel solubieet un sel insoluble peuvent, par leur contact,donner naissance à deux sels insolubles, ladécomposition est également forcée.

3° Si on mêle les solutés de deux sels quine peuvent donner naissance a un sel solubieet à un sel insoluble, le mélange ne sera pastroublé; le plus souvent il n'y a même pasdécomposition. Cependant, celle-ci peut avoirlieu, comme en mêlant un soluté de nitratede mercure et de chlorure de potassium. Dansce cas, il y a formation de bichlorure de mer-cure et d'azotate de potasse, mélange très-dangereux.

4° En mêlant un sel quelconque et un acide,une décomposition est presque certaine.

5° Les sels à acides faibles ou gazeux sonttoujours décomposés par les acides forts.

6° Des oxydes alcalins en contact avec lessels des cinq dernières sections ou à bases or-ganiques les décomposent en précipitant leursbases.

7° Les oxydes métalliques en contact avecles acides, s'y combinent et donnent lieu à descomposés nouveaux dont les propriétés sontquelquefois tout autres.

8° Les substances végétales tanniferes pré-cipitent l'albumine, la gélatine, les alcalis vé-gétaux et les oxydes de la plupart des sels descinq dernières sections.

Il sera facile de faire l'application de cesrègles en se rappelant que les acétates (horsl'acétate de protoxyde de mercure et l'acé-tate d'argent), les bicarbonates, azotates, sul-fates (ceux de baryte, d'étain, d'antimoine,de plomb, do mercure et de bismuth excep-tés), les carbonates de potasse, de soude etd'ammoniaque ; les phosphates et arséniatesde mêmes bases, les sulfures alcalins, lesiodures des trois premières sections, les chlo-rures (sauf le protochlorure de mercure, lechlorure de plomb et celui d'argent) ; les cya-nures de potassium, de mercure, de potassiumet de 1er; les sels à base de potasse, de soudeet d'ammoniaque; tous les sels à bases inor-ganiques avec excès d'acide, le bitartrate depotasse excepté; tous les sels à bases organi-ques, quel qu'en soit l'acide ; le chlore ; lesacides arsénieux, arsénique, borique, carbo-nique ; tous les acides végétaux, sont solublesdans l'eau.

Que les sulfates indiqués ci-dessus entredeux parenthèses, les carbonates antres que