OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES.
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pareil, plus compliqué, de Berthemotet Corriol.
(Fig. 14.)
Viennent ensuite : ledigesteur ou appareil àdistillation continue, dePayen (fig. lu et 15) ;celui ieGerhardt, qui luiest très-analogue ; ainsique l'appareil de M. Orf-Heb (fig. 16), qui en dif-fère en ce qu'il permetde chasser le liquideextracteur.
L'appareil suivant, dûà M. Schmitt, est sus-ceptible de rendre denombreux services dansle laboratoire du phar-macien. 11 est un per-fectionnement de celuide M. Schlœsing ima-giné pour l'extraction etle dosage de la nicotine^^^^^^^^^^^ dans les divers tabacs.Dans l'extracteur ci-dessous, afin de le rendremoins fragile, le serpentin de verre deM. Schlœsing est remplacé par un tube enétain fin que l'on trouve partout dans le com-merce. Ce tube est soudé de façon a s'enga-ger dans un réfrigérant Liebig où circule con-stamment un filet d'eau tiède, comme le faitcomprendre la figure.
A Ballon de 4 00 cent, cubes environ.
E Allonge terminée en siphon de 10 cent, cubes
de capacité.CG Tube en étain fin.D Réfrigérant de Liebig.E Bain-marie au biin d'huile.F Bec Bunsen.
On ne pourra faire d'extraction qu'avec desliquides sans action chimique sur l'étain etd'une facile vaporisation, tels que : l'alcool,l'éther, le chloroforme, le sulfure de car-bone, etc. S'agit-il, par exemple, de détermi-ner la valeur d'un rhizome de jalap? On in-troduitdansl'allongeB, 30 gr. de jalap sec etpulvériséassez grossièrement; dans le ballon A
{Fig. 15.)
on met 200 gr. d'alcool à 93° c. L'appareil estajusté et on distille au BM. Il se produit uncourant continu d'alcool en vapeur, se con-densant dans le réfrigérant D, et venant tom-ber dans l'allonge sur fa poudre de, jalap. Lateinture de jalap se fait par ce déplacementcontinu, et \ient couler dans le ballon A. Oncontinue jusqu'à épuisement complet; oncesse alors le feu, on enlève l'allonge, on laremplace par un tube plein et on recommencela distillation jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'al-cool dans le ballon A. L'appareil se trouveainsi transformé en un simple appareil distil-la toire. Le ballon est enfin porté sur la ba-lance, et la différence de poids, donne laquantité de résine dissoute dans l'alcool.
Le même appareil peut servir à certains es-sais, aux dosages, tels que ceux de la quinine,d'un quinquina, l'épuisement d'un mélangequino-calcaire par l'éther, etc. ; la manipula-tion en est facile, les pertes de véhicule sonttrès-faibles.
V appareil extracteur de M. Schwaerzler res-semble beaucoup à la cafetière lyonnaise, con-nue mainte-nant de tout
le monde.Nous en dironsautant du \>er-œlatëur.
V 'appareil àdéplacementde M. Berjot,où l'air raréfiédans le réci-pient à l'aided'une petitepompe aspi-rante , laissela pression .at-mosphériqueagir sur le vé-hicule et lefaire fillrer àtravers la sub-stance à épui-ser que con-tient l'allongequi surmontele récipient.Cet appareilest surtout a-
vantageuxpour les liqui-des épais etvisqueux.
Le digesteur de M. Fleury, utile dans le casoù la substance à épuiser, finement pulvérisée,se laisse pénétrer avec difficulté par le dissol-vant, consiste en un flacon éprouvette bouché