REACTIFS.
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mière fois l'idée de type à la chimie ; cettethéorie des types, grâce aux recherches deLaurent, de M. Williamson, et surtout deCh. Gerhardt fut considérablement simplifiée.Gerhardt reconnut que tous les composés peu-vent être rapportés à à types simples ; ou endériver par substitution ; ces U types sont : letype hydrogène, le type acide chlorhydrique,(qui peut rentrer dans le précédent), le typeeau et le type ammoniaque. Ces types se for-mulent ainsi :
ClII
o
Az.
Dans les formules typiques on peut substi-tuer à une quantité variable d'hydrogène unequantité variable d'un autre radical simple oud'un groupe organique.
Outre ces types simples, Gerhardt créa lestypes condensés, qui ne sont que les quatreprécédents doublés, triplés, etc., et représen-tés d'une manière générale par :
S | s i s |*|| «-
Ce système unitaire, l'antagoniste du dua-lisme, commence à être adopté par un certainnombre de chimistes, par M. Wurtz notam-ment. (V. pour plus de détails, Un. ph. 1870,p. 69 et 103).
RÉACTIFS.
On dénomme ainsi des corps simples etcomposés dont les effets, constants et Lienconnus à l'avance, permettent de reconnaîtreles corps avec lesquelles on les met en contact.A la rigueur, tous les produits chimiques sontdes réactifs.
Les réactifs les plus usités dans les labora-toires de chimie, et que le pharmacien doitavoir toujours, sous la main, dans le plus grandétat de pureté, sont les suivants :
Acide acétique.
— azotique.
— chlorhydrique.
— oxalique.
Soluté de :
Ammoniaque.Acétate de plomb.Azotate d'argent.
— mercureux.Baryte.Bicarh. de potasse ou de
soude.Carbonate de potasse ou
de soude.Chaux.Chlorure d'ammonium.
— de baryum.~ de calcium.
— (proto) d'étain.Chlorure (bi) de mercure.
— d'or.
Teintures aqueuses ou alcooliques d'iode, de tournesol, de
noix de galle (1).Infusé de noix de galle.Papiers de tournesol, de curcuma (2).
Il faut avoir à sa disposition les dissolvantssimples : eau distillée, alcool, éther, chloro-forme, benzine, sulfure de carbone, étheracé-tique. Outre les réactifs précédents, qui doi-vent composer la boite à réactifs (fig. 9), il yen a un certain nombre d'autres, d'une utilitéplus ou moins directe dans un laboratoire d'a-nalyse et d'essai, et que nous indiquons dansle tableau suivant :
Acide sulfureux.
— sulfurique.
— sulfhydrique
— tartrique.
Chlorure de platine.— de sodium.
Chromate de potasse.
Cyanure jaune de fer etde potassium.
Cyanure rouge de potas-sium et de fer.
Iodure de potassium.
Oxalate d'ammoniaque.
Phosphate de soude.
Potasse ou soude à l'alcool
Sulfate de cuivre.
Sulfate (proto) de fer.
Sulfate de soude.
Suifhydrate d'ammoniaq.
(1) Dans certainscas, on peut employercomme réactifs desacides et des alcalis :les teintures de fleursde mauve , de fleursde dahlia, de feuillesde chou rouge ; le si-rop de violettes, quirougissent par lesacides et verdissentpar les alcalis ; lateinture de racine decurcuma qui brunitau contact des alca-lis ; les teintures debois de campêche, deFernamhouc, qui rou-gissent aussi par lesacides et deviennentcouleur lie de vinpar les alcalis.
(2) Aujourd'hui on trouve, toutes disposées, des boîtescontenant six sortes de papiers réactifs, coupés en la-nières: tournesol bleu, tournesol rougi, curcuma, acétatede plomb, amidon, noix de galle; on pourrait ajouter :dahlia, mauve, Uguline, cyanure jaune, iodure de po-
tassium, sulfocyanurede potassium, etc.
Le papier de ligu-line , qui est rouge ,bleuit au contact deseaux qui contiennentdu bicarbonate dechaux en dissolution(Nicklès). Le papierde mauve, préparéavec la décoctionviolette de fleurs demauve, prend uneteinte gris-verdâtreau contact des eauxcalcaires; vire auvert au contact del'acide azoteux ou desazotites, dont il seraitun réactif très-sensi-ble; et prend uneteinte violette, sous
l'influence des suc végétaux et des sécrétions animales(urine, sang, bile, lait.) (Goppelshoeder) ; le papier deCokiiSy qui est rouge, devient d'un beau vert au contactdes alcalis. (Bqettger).— (Y. Un. phàrm., 1864,1869 et1872).