52
DOCUMENTS CHIMIQUES.
corps sont unis à l'oxygène, Berzélius l'indiquepar le symbole de ce corps, barré en travers ;
Ex. : Fe = Fe 2 O 3 .
En chimie organique, les équivalents desacides et des alcaloïdes, sont souvent repré-sentés par un symbole formé de l'initiale dunom, surmontée d'un trait horizontal pour lesacides, du signe -f- ou o pour les alcaloïdes.Ex. : A = ac. acétique ; O = Ac. oxalique, Ci= ac. citrique, etc. Br ou Br = brucine ; Mo
ou Mo = morphine, etc., etc.
On désigne aussi sous le nom de radical, enchimie organique, un simple atome (radicalsimple comme Cl, H, etc.) ou un groupe d'a-tomes (radical composé, comme C 2 H 4 , C 4 H 5 ,etc.) susceptibles de se transporter d'un com-posé dans un autre, par \ oie de double décom-position, ou d'exister à l'état de liberté et d'en-trer directement en combinaison. On exprimeleur capacité de saturation, c'est-à-dire lenombre d'atomes d'hydrogène ou d'un autreradical simple avec lesquels ils se combinentou dont ils tiennent la place, eu surmontant lessymboles qui les représentent, d'un même nom-bre d'apostrophes ('). Ex. : Cl exprime que leradical simple chlore ne se combine qu'à unatome d'hydrogène, ou en tient la place, il estdit monoatomique (dansce cas, on ne met aucunsigne) ; O" exprime que l'oxygène est biatomi-ipxe, c'est-à-dire peut se combiner à deux ato-mes d'hydrogène ou d'un autre corps monoato-mique ou en tient la place; Az'", que l'azoteest triatomique lorsqu'il s'unit à 3 atomes d'hy-drogène; C"", exprime que le carbone est té-tratomique, dans le gaz des marais oii il estuni à k atomes d'hydrogène; et ainsi de suite.Pour ne pas multiplier le nombre des apostro-phes, on les remplace souvent, quand ellessont au-delà de trois ou quatre, par les chif-fres romains iv, v, vi, etc., et on écrit : C' v ,<>', etc.
Les produits d'une réaction sont séparés parle signe de l'égalité (=), des corps mis en pré-sence ; et l'on forme ainsi une équation chi-mique : SO 3 + KO = SO 3 , KO, qui signifie quel'acide sulfurique en se combinant avec la po-tasse, donne du sulfate de potasse.
En résumé, c'est à Berzélius que l'on doitl'idée première de représenter les corps sim-ples par des symboles pour établir des for-mules indiquant les proportions des différentscorps qui entrent dans les composes chimiques.
Ces symboles représentent le poids atomiqueou l'équivalent, dans les deux systèmes, au-jourd'hui en présence, établis pour interpréterle mode de formation ou plutôt la dispositionmoléculaire des composés chimiques, nous vou-lons parler du Dualisme (ou méthode dualis-
tique, ou théorie binaire), et du système uni-taire.
La doctrine dualistique introduite dans lascience par Lavoisier et généralisée par Berzé-lius dans son système de l'électrochimie, estencore aujourd'hui généralement admise etenseignée. Dans ce système, les sels sont re-gardés comme des composés binaires, forméspar la combinaison d'un acide avec une base.La notation est établie suivant les poids atomi-ques, comme l'a admis Berzélius, ou suivant leséquivalents ; celte dernière notation est adop-tée encore par la plupart des chimistes. Ainsidans la notation atomique, les formules del'eau, de l'acide carbonique, de l'azotate d'ar-gent, etc., qui s'écrivent : H 2 0; C 2 02; Az 2 0 5 ,
AgO; ou dans la notation par points, H, G,
A"z Ag, etc., sont représentées par HO ; CO 2 ;AzO'', AgO, etc., dans la notation par leséquivalents.
Dans le système unitaire qui a été adoptéd'abord par Gerhardt et Laurent, la principaledifférence consiste dans la manière d'envisa-ger les sels qui sont considérés comme dessystèmes uniques, comme des groupementsmoléculaires, dans lesquels le métal peut êtreéchangé pour un autre métal, sans que le sys-tème moléculaire en soit altéré. Les acidessont regardés commodes sels dans lesquels lemétal est représenté par de l'hydrogène ; demémo les oxydes, les sulfures, sont des sels aumême titre que les sulfates, les azotates, etc.La notation en équivalents est celle qui estadoptée ; seulement Gerhardt et Laurent ontpris le^ équivalents du carbone, de l'oxygène,du soufre, doubles des équivalents générale-ment admis pour ces corps ; ainsi : l'acide sul-fhydrique, l'acide sulfurique, l'acide azotique,le sulfate de potasse, l'azotate d'argent, quis'écrivent : SH 2 ; SO 3 , IFO ; Az'-Ô 3 , H 2 0;SO 3 , KO; Az 2 0\ AgO dans la notation deBerzélius, sont représentés par : S (H^) ; SO '(H') ; AzO 3 (IL); SO 4 (K 2 ) ; AzO 3 (Ag) dansla notation de Gerhardt et Laurent. L'on methabituellement le symbole du métal entre pa-renthèses. Dans le système unitaire, on admetqu'un seul et même corps peut avoir deux ouplusieurs équivalents ; ainsi dans le pcrsulfatede 1er il n'y a que les 2/3 du fer contenudans le sulfate de protoxyde ; mais comme ces2/3 de Fe sont l'équivalent de l'hydrogène, dupotassium, etc., Gerhardt et Laurent ont dési-gné ces symboles fractionnaires par les lettresgrecques a, S, f, S, etc., qui remplacent lescoefficients; ainsi, au lieu de 2/3 Fe, on écritFe S, et ainsi de suite.
Vers 1840, M. Dumas appliqua pour la pre-