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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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« suis toujours d'avis que les pharmaciens doivent établir une pharmacie cen-« traie ils trouveront tous les produits destinés à être employés comme« médicaments.

« Je vous réponds que je regarde cette mesure comme une de celles qui,« mises en pratique, peuvent sauver la pharmacie de sa ruine. »

Dorvault avait 37 ans, quand la Pharmacie Centrale fit ses débuts rue desMarais-St-Germain, en 1852.

Cette eréationestundesesplus beaux titres professionnels.Notonsàsalouangeet à celle des premiers actionnaires qu'elle constituait dans le mouvementcoopératif un type particulier. Jusqu'alors, en effet, les sociétés coopérativesne s'étaient entendues que des associations entre ouvriers, donnant entreeux leur travail, ou se concertant pour acheter en commun les objets de con-sommation de première nécessité. Or, notre institution à nous, disait-il, estune association coopérative, capitaliste et de consommation à la fois entrepatrons.

Dorvault avait épousé la fille de M. Garot, l'un des pharmaciens les plushonorables et les plus estimés de Paris. Vainement sa nouvelle famille etquelques amis cherchaient à le dissuader de se mettre à la tête de l'institu-tion. 11 ne suffit pas en effet de se faire le promoteur d'une idée nouvelle; c'estpresque un devoir, pour celui qui l'a conçue, d'en protéger les débuts et d'enpoursuivre les résultats. La responsabilité encourue et un sentiment qu'onpeut qualifier de paternel, devaient entraîner Dorvault à accepter le mandatqui lui était confié, mandat qu'il a conservé pendant plus d'un quart de siècle.

Ce sera l'honneur de Dorvault d'avoir le premier arboré le drapeau del'association pour la défense des intérêts matériels et moraux de la pro-fession .

En 1863, il est nommé Chevalier de la Légion d'honneur. Le gouvernementne voulut pas seulement récompenser le savant auteur de X Officine, il voulaitprouver qu'il admettait la grande pensée qui avait inspiré la création de laPharmacie centrale, et honorer dans son chef le dévouement aux intérêtsmatériels, moraux et scientifiques de la profession.

A la suite du brillant tournoi pacifique qui eut lieu au Champ-de-Mars,en 1878, une des plus hautes distinctions fut accordée à la Pharmacie cen-trale de France, et son fondateur-directeur fut promu au grade d'Officier dela Légion d'honneur.

Encore quelques mois, et Dorvault allait enfin prendre un repos dont ilavait tant besoin et qu'il avait si bien mérité. Mais la Providence en avait jugéautrement, et cette grande personnalité pharmaceutique française disparaissaitle 16 février 1879, comme emportée par un coup de foudre.

Deux œuvres immortaliseront Dorvault. La première, son Officine, arrivéeaujourd'hui à la douzième édition, a popularisé son nom dans le monde entier.Aussi est-il inscrit dans toutes les sociétés de pharmacie de France et del'étranger : il est membre des sociétés pharmaceutiques de l'Allemagne duNord, de la Grande-Bretagne, de Bruxelles, de Bucnos-Ayres, de Lisbonne,de Madrid, de Saint-Pétersbourg, de Turin, etc., etc.

La seconde lui assure à jamais la reconnaissance des pharmaciens, parcequ'elle dérive d'un principe fécond, l'association convergeant vers un noblebut : la satisfaction des intérêts matériels, moraux et scientifiques de la phar-macie française.

La génération actuelle a fait ériger dans la cour de l'Hôtel de la Pharmaciecentrale un monument à sa mémoire, pour rappeler aux générations futuresle nom du fondateur delà Pharmacie centrale de France.