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4 (1792) (1792)
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Moyens de prévenir les effets des Latrines. 451

peut chaque fois lui rappeler le remède qui fetrouve à fa portée, qu'il oublie quelquefois, &dont il fait ufage trop tard.

M. Faure, Droguifte , à Narbonne, faifoit obferv«!«».creufer une foffe près d'une ancienne, qui étoitremplie, & dont l'infection avoit fait décider dene pas la vider. On étoit déjà à dix-huit pieds deprofondeur, lorfque, le 16 Avril 1^79, furiesneuf heures du matin, les matières s'épanchèrentde la vieille foffe dans la neuve, plus baffe de neufpieds que l'autre. Un Maçon , & une jeune-fitlede douze ans, qui lui fervoitde Manœuvre,tom-bent & ne donnent plus de fignes de vie. De deuxautres Maçons établis fur un échafaud, l'untombe dans la foffe , les matières s'étoient déjàélevées de trois pieds , l'autre fur les planches defon échafaud. Le fils de ce dernier accourt , & eilprécipité dans la foffe. Un Commerçant en lainey defeend, s'évanouit & tombe; il fe relève &gagne l'échelle , mais il tombe de nouveau.

Tant de malheurs épouvantent les afliftans :aucun n'ofe s'expofer à defeendre dans un lieud' l'on ne revient plus. M. Faure, n'écoutantque fon zèle, defeend dans la foffe meurtrière ,& s'évanouit. Un Cordonnier fe dévoue égale-ment à la mort. La même deftinée eft réfervée àtous ceux qui tentent d'y defeendre: un Tonne-lier y périt encore.

Le courage , il en étoit temps , cède à la pru-dence. On effaye , mais en vain : plufieurs parti-culiers y renoncent: à peine ont- ils les pieds furréchellequ'ilspâiiffent&chancèlent: onlesfaiiitpar les habits, par les cheveux, & on les retire,la tète étonnée , la poitrine oppreffée. Après unintervalle , on fnppofe que la vapeur fera moinsmeurtrière. M. de la Forme, jeune-homme vi~

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