■ 430 II e Part., Chap. LV, § III , Art. IL
Moyens de détruire V Air méphitique des Foßes d'ai-/anee, appelé communément Plomb.
(Mais les vapeurs mortelles des foiTes d'ai-fance, qu'on appelle vulgairement plomb, de-mandent d'autres moyens. Sans doute qu'ellesfont de même nature que celles qui s'exhalent ducharbon allumé , des liqueurs en fermentation ,des puits fermés depuis long-temps, des mi-nes , &c. , & que , pour cette raifon , Veau & Val-kali volatilßuoren feroient les préjervatifs, commeils en font les remèdes. Cependant la difficultéd'employer ces fubftances , furtout Yalkali vola-til,-a. caufe de la quantité immenfe qu'il en fau-droit, a porté des Chimiites à s'occuper de cetobjet : &, après des tentatives multipliées, ilst.o feu & la font parvenus à trouver les préfirvatifs de ceschaux vive. va p eurs dans le feu & la chaux vive.
C'eft à MM, Laborie, Cadet jeune, &Parmentier , Membres du Collège de Phar-macie , &c. , que nous devons cette découverte,d'autant plus importante , que les accidens aux-quels font expofés les malheureux qui fe defti-nent à l'a vidange des latrines, font très-com-muns, quoique le plus fouvent ignorés, parceque ces hommes ont peu de commerce avec lafociété, vu la nature de leurs travaux; parcequ'on ne fréquente guère de tels atteliers ; parcequ'enfin les Vidangeurs exercent leur profeffionde nuit.
M. Cadet, de l'Académie Royale des Scien-ces, a communiqué à cette illuftre Compagnie ,dans la féance du 15 Mai 1^79, des détails, à cefujet , qu'on ne fauroit trop publier. Il faut mettrefouvent fous les yeux du Public les accidens fâ-cheux qui arrivent communément, lorfqu'on