Moyens de rappeler les Noyés à ta vie. 429
fipa en peu de jours. Il dit encore qu'un hommefut rappelé à la vie, après être refié fix heuresfous l'eau, par la chaleur d'un tas de fumier ( 1 ).
Avant que le malade donne quelques lignes de 11 ne flú«Vie , & qu'il foit capable d'avaler, il feroit inutile |^¿j""¿¿.& même dangereux de lui verfer aucune liqueur che du noyédans la bouche. ( Il faut excepter de cette loi gêné- ^f t '" ?" '¿| traie Valkali volatil fluor , qui , comme nous l'avons d'avaic-.vu , obfervation de la pag. 42?, a été le premier j^i^u '"& lefeul fecours mis en ufage; & jamais réfurrec- twor .tion n'a été , ni aufli fubite , ni auffi complette.
Si l'on ne doit donner qu'avec précaution des 11 &« mliqueurs au noyé , avant qu'il foit en état d'ava- uiïtttkT1er ), cependant on peut lui humeéïer fouvent les ungat aveclèvres & la langue avec une plume trempée dans j^Äfts!de Veau-de-vie chaude , d'autres liqueursfpiritueu-Jes fortes ,• & aufli - tôt qu'il a recouvré la facultéd'avaler , on peut lui donner , de temps en temps ,une cuillerée de vin chaud, ou de quelqu'autreliqueur cordiale.
Il y en a qui recommandent de donner au noyé Moyens ifcun vomitif 'dès qu'il eft un peu ranimé ; mais il eft J^j-™^toujours beaucoup mieux de le faire vomir, fans donner ré-avoir recours à Yèmétique. On pourra tenter , à cet niit " iue 'effet, de chatouiller le gofier & la gorge avec labarbe d'une plume huilée, ou quelqu'autre corpsdoux qui ne foit pas dans le cas de fatiguer ou denuire à ces parties.
M. Tissot recommande de donner , dans ce oxymeicas , Voxymelfcillitiqui , à la dofe d'une cuillerée ,
fcülitúiue.
C 1 ) Voyez les réponfes de M. Pia, aux Lettres de M.l'Abbé J Ac Q u 1 N , au fujet des cendres chaudes , page 83du Détail des fucch de l'établijfitncnt que ta MU de Paris afait en faveur des noyés, féconde édition , & page 16 du fup-plément à ce Détail, &c. Voyez de plus la fixièrae Farciedu fiiêrae Ouvrage, pages 1? , 18 & 19. )