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II e Part., Chap. LV, § II, Art.!.
le fondement. On ferme l'ouverture du facou dela veffie avec le tuyau de la pipe , autour duquelon ferre fortement le fac i on allume le fourneaude la pipe , & on dirige la fumée comme ci-deflus.tavemens Dans le cas où l'on feroit dans l'impoffibilitévin , e óu & df d'introduire de la fumée de tabac dans les inte}-liqueurs fpi- tins, il faut recourir aux lavemens d'eau chaude, à" u * ' laquelle on ajoute un peu de fel&c de vin , ou deliqueurs/piritueufes , & on les renouvelle plufieursfois: on peut les adminifirer avec l'inftrumenrordinaire à donner des lavemens, c'eft-à-dire ,avec une feringue , ou un fac , ou une veffie gar-nie de fon tuyau: mais comme ils doivent péné-trer très-avant, il vaut beaucoup mieux em-ployer une feringue d'une certaine grandeur.Bain cïuud. Tandis qu'on eft occupé de ces fecours , quel-qu'un préparera un bain chaud, dans lequel onmettra le noyé, fi les moyens déjà tentés fontfans fuccès. Lorfqh'on n'eft pas dans le cas depouvoir faire ufage du bain, il faut enfevelir lecor ps du malade dans du fel, du fable, du grain,des cendres, &c. , le tout bien chauffé,obftrvation. M. TissoT faitmention d'une fille qui fut rap-pelée à la vie, aprèsavoir été retirée de l'eau , toutle corps enflé & gonflé, ayant toutes les apparen-ces de la mort. On retendit nue fur des cendreschaudes; on la couvrit d'autres cendres égalementchaudes *,on lui mit fur la tête un bonnet, & unbasautour de fon cou, qui étoient remplis de cendres,& par-deifus le tout des couvertures. Après êtrereftée une demi-heure dans cette fituation , fonpouls revint; elje^ecouvra la parole, & s'écria : Jegèle, je gèle. Qnïuïdonna un peud'eau-de-vie de ce-ri/es, & on la laifla huit heures enfevelie fous lacendre.Auboutdece temps, elle enfortit,fansautre mal qu'une laflitude ou foiblefle qui fe dif-