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4 (1792) (1792)
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Moyens de rappeler les Noyés à la vie. 421

naturelle , dont dépendent toutes les fonctions vi- «Son des fe-ra/«, & d'exciter l'aétion de ces fonctions par Pu- cours 'fage des remèdes irritans, non feulement appli-qués fur la peau, mais encore introduits dans lespoumons, les inteftins, &c.

Quoique le froid ne (bit, en aucune manière ,1a Premièrecaufe de la mort des noyés, cependant il devient un échauffe". 1obftacle très-puiflànt à leur rappel à la vie. C'eftpourquoi,apres avoir ôté au noyé fes habits mouil-lés , on le frottera fortement & pendant un tempsconfidérable, du bas en haut, & particulièrementfur le creux del'eßomac,2.\ec les frottoirs de laine,qu'on tiendra auffi chauds qu'il fera poffible; &auffi-tôt qu'un lit bien chaud aura été préparé , onle mettra dedans, la tête élevée , en continuant dele frotter. On lui couvrira la tête avec le bonnetde laine, & on l'enveloppera avec la couverture àlaquelle on a donné la forme de chemife ou de tu-nique. On lui appliquera auflî des ferviettes bienchaudes fur Veßomac & fur le ventre , & des bri-ques chaudes, ou des bouteilles d'eau chaude àla plante des pieds on à la paume des mains.

(On ne peut faire affez d'attention à l'ordre Raifonpourqu'on doit fuivre dans le traitement des noyés , £¡}"com"pour les rappeler à la vie. La raifon pour laquelle meneer paril faut commencer par les réchauffer, eil évidente, * é 0 C y¿ uffcr Iepour peu qu'on y fafle d'attention : on ne peut fepropofer de rappeler la vie dans un corps , qu'au-tant que le fang puifle y circuler; & on fent que ceteffet ne peut avoir lieu, que ce fang ne foit dansun état de fluidité propre à couler. Or , il ne peutacquérir cet état qu'autant que le corps a été ré-chauffe de manière à avoir la température capablede lui donner cette fluidité : on ne peut donc en-treprendre aucun fecours aux noyés , qu'au préa-

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