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trois perfon-nes intelli-gentes.
450 II e Part. , Chap. LV, $ II , Art. I.
elles font très-multipliées , ainfi que nous venonsde le dire, pour peu que celui qui fe charge decette commiffion fafle de diligence,,on fe trou-vera l'avoir à propos.
.?î. d "iJÏ" ^ e ^ encore important de s'aflurer de trois ouquatre perfonnes intelligentes , parce que la plu-part des fecours dont nous allons parler , doiventêtre adminiftrés à la fois , & chacun par une per-fonne différente.)
La première chofe qu'il y a à faire , lorfqu'ona tiré de l'eau le corps d'un noyé, eft de le tranf-porter , le plus tôt poffible , dans un lieu propre àlui donner tous les fecours néceffaires à fon état.Il faut bien prendre garde , en le tranfportant , dele faire d'une manière qui puifle lui être nuifible ,foit en le heurtant contre quelque chofe , foit enle portant dans une mauvaife fituation , commeen le tenant fa tête en en-bas , ou dans une autrepofition contre nature.
On le pofera donc fur un lit , ou fur de la paille,de manière qu'il ait la tête un peu élevée , & on lemettra dans une voiture , ou fur les épaules dequelqu'un ; mais il faut toujours qu'il foit dans lapofition la plus droite poilible. Si c'eft le corpsd'un enfant , on le tranfportera fur les bras.Manière de ( Au lieu de tranfporter le noyé Cm les épaules,
ie a îwé ner cequ'on'nepeutfairefansdonneraucorpsunepo-fition contre nature , toujours nuifible , il faut quedeux perfonnes , ou un plus grand nombre , por-tent, avec précaution, le noyé, ou couché fur leursbras entrelacés, ou aflis fur leurs mains jointes. Cetranfport doit fe fai re avec célérité , pour moi ns re-tarder I'ufage des fecours dont il va être queftion.)indications Lorfqu'on veut rappeler à la vie des perfonnes
rempli Uns qui font mortes en apparence, le premier objet
ram»™«™- dont on doive s'occuper, eft de ranimer la chaleur